Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il est rapporté dans le Sahîh de Muslim, d’après le hadith transmis par Chouʿbah, d’après Abou Ḥamza (1), d’après Ibn ʿAbbâs, qui a dit : « Je jouais avec d’autres garçons lorsque le Messager de Dieu (ﷺ) arriva. Je me suis alors caché de lui. Il est venu vers moi et m’a donné une petite tape (2) – une ou deux fois –, puis il m’a envoyé chercher Muʿâwiya pour une affaire. Je suis allé le voir et je l’ai trouvé en train de manger. Je suis revenu annoncer : “Je suis allé le voir et il était en train de manger.” Le Prophète m’y renvoya une seconde fois ; je le trouvai encore en train de manger. Je revins dire : “Je suis allé le voir et il mangeait toujours.” Alors le Prophète (ﷺ) dit : “Qu’Allah ne rassasie jamais son ventre.” (3) »

Al-Bayhaqî rapporte également, d’après Al-Ḥâkim, via ʿAlî ibn Ḥammâd, via Hichâm ibn ʿAlî, via Mûsâ ibn Ismâʿîl : « Abou ʿAwânah m’a rapporté, d’après Abou Ḥamza, qui dit avoir entendu Ibn ʿAbbâs raconter : “Je jouais avec les garçons lorsque je vis le Messager de Dieu venir. Je me dis alors : ‘S’il vient, c’est sûrement pour moi.’ Je partis me cacher derrière une porte. Il arriva et me donna une petite tape, puis il dit : ‘Va m’appeler Muʿâwiya’, car c’était lui qui écrivait la Révélation. Je suis parti l’appeler, et l’on me répondit : ‘Il est en train de manger.’ Je revins informer le Messager de Dieu (ﷺ) : ‘Il est en train de manger.’ Il dit : ‘Va, appelle-le-moi !’ J’y retournai une deuxième fois ; on me répondit encore : ‘Il est en train de manger.’ Je revins le dire au Messager de Dieu, et, à la troisième fois, il déclara : ‘Qu’Allah ne rassasie jamais son ventre.’” Ibn ʿAbbâs ajoute : “Après cela, il ne put plus jamais être rassasié.” (4)”

J’ai moi-même relevé que Muʿâwiya (qu’Allah l’agrée) ne retrouvait plus la satiété par la suite et, pendant son règne, on raconte qu’il prenait jusqu’à sept repas par jour, toujours avec de la viande, et disait : “Par Dieu, je ne suis jamais rassasié, je ne fais que me fatiguer.”

Nous avons déjà mentionné, à propos de la campagne de Tabouk (5), le passage d’un jeune garçon devant ceux qui priaient, et le Prophète invoqua contre lui ; il perdit alors l’usage de ses jambes et ne se releva plus.

Plusieurs chaînes de transmission citées par Al-Bayhaqî (6) rapportent qu’un homme singea la manière de parler du Prophète (ﷺ) et que son visage se mit à avoir des spasmes (7). Le Messager de Dieu (ﷺ) lui dit : “Reste ainsi.” L’homme continua de trembler et de tressaillir jusqu’à sa mort. D’après certaines versions (8), il s’agissait de Al-Ḥakam ibn Abî Al-ʿÂṣ, le père de Marwân ibn Al-Ḥakam ; Dieu seul le sait.

Mâlik a dit, selon Zayd ibn Aslam, d’après Jâbir ibn ʿAbd Allâh : « Nous sommes sortis avec le Messager de Dieu (ﷺ) pour la campagne des Banî... »

(1) Il s'agit d'ʿImrān ibn Abī ʿAṭāʾ al-Asadī, Abū Ḥamza al-Qaṣṣāb, considéré comme faible, mais il est pris en compte dans les chaînes de transmission continues. (2) « il me frappa d’un coup » : c’est-à-dire il me saisit. Il s’agit d’un coup porté à la main ouverte entre les épaules. (3) Rapporté par Muslim dans son Ṣaḥīḥ, n° 2604, dans le chapitre de la bienfaisance et de la parenté. (4) Dalāʾil an-Nubuwwa d’al-Bayhaqī (6/243), qui ajoute ensuite : « Il est rapporté de Ḥuraym, d’Abū Ḥamza, dans ce hadith, un ajout indiquant l’acceptation. » (5) Ceci a été mentionné précédemment dans la Sīra prophétique. (6) Dalāʾil an-Nubuwwa d’al-Bayhaqī (6/239‑240), d’un hadith d’Abd al-Raḥmān ibn Abī Bakr ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Malīka al-Qurashī al-Taymī al-Malikī al-Madanī, considéré comme faible, avec une chaîne de transmission discontinue. (7) Le terme « ikhtalaja » signifie : se mouvoir et s’agiter. (8) Dalāʾil an-Nubuwwa d’al-Bayhaqī (6/240).
وثبت في صحيح مسلم، من حديث شعبة، عن أبي حمزة (١) ، عن ابن عباس، قال: كنتُ ألعبُ مع الغلمان فجاءَ رسولُ الله ﷺ فاختبأتُ منه، فجاءَني فَحَطَأنِي (٢) حَطأةً- أو حَطأَتين- وأرسلني إلى معاوية في حاجة، فأتيته وهو يأكلُ، فقلت: أتيتُه وهو يأكلُ، فأرسلني الثانية، فأتيتُه وهو يأكلُ، فقلت: أتيتُه وهو يأكلُ، فقال: " لا أشبع الله بطنَه " (٣) . وقد روى البيهقي، عن الحاكم، عن علي بن حماد، عن هشام بن علي، عن موسى بن إسماعيل: حدَّثني أبو عوانة، عن أبي حَمزَة: سمعتُ ابن عباسٍ قال: كنتُ ألعبُ مع الغلمان فإذا رسولُ الله قد جاء، فقلت: ما جاءَ إلا إليّ، فذهبتُ فاختبأتُ على باب، فجاء فحطأني حطأة، وقال: " اذهب فادعُ لي معاوية " - وكان يكتبُ الوحيَ- قال: فذهبتُ فدعوتُه له، فقيل: إنه يأكلُ، فأتيتُ رسولَ الله ﷺ فقلتُ: إنه يأكلُ، فقال: " اذهب فادعُهُ لي " فأتيتُه الثانيةَ، فقيل: إنه يأكلُ، فأتيتُ رسولَ الله فأخبرتُه، فقال في الثالثة: "لا أشبعَ الله بطنَه" . قال: فما شبعَ بعدَها (٤) . قلت: وقد كان معاويةُ (رضي الله عنه) لا يشبعُ بعدَها، ووافقته هذه الدعوةُ في أيام إمارته، فيُقال: إنه كان يأكلُ في اليوم سبعَ مرّات طعامًا بلحم، وكان يقول: واللّه لا أشبعُ وإنما أَعْيَا. وقدمنا في غزوة تبوك (٥) أنه مرَّ بين أيديهم وهم يُصَلُّون غلامٌ، فدعا عليه، فأُقعدَ، فلم يقم بعدَها. وجاء من طرق أوردها البيهقي (٦) ، أن رجلًا حاكَى النبي ﷺ في كلامٍ، واختلج (٧) بوجهه، فقال رسولُ الله ﷺ : "كن كذلك " فلم يزل يختلجُ ويرتعشُ مدّةَ عمره حتى مات. وقد ورد في بعض (٨) الروايات أنه الحكم بن أبي العاص، أبو مروان بن الحكم، فاللّه أعلم. وقال مالك: عن زيد بن أسلم، عن جابر بن عبد الله، قال: خرجنا مع رسول الله ﷺ في غزوة بني
(١) هو عمران بن أبي عطاء الأسدي أبو حمزة القصاب، وهو ضعيف يعتبر به في المتابعات وحسب. (٢) " فحطأني حَطأةً ": أي قفدني. وهو الضرب باليد مبسوطة بين الكتفين. (٣) رواه مسلم في صحيحه رقم (٢٦٠٤) في البر والصلة. (٤) دلائل النبوة للبيهقي (٦/ ٢٤٣) وقال بعده: ورُوي عن هُريم، عن أبي حمزة في هذا الحديث زيادة تدل على الاستجابة. (٥) تقدم هذا في السيرة النبوية. (٦) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ٢٣٩ - ٢٤٠) من حديث عبد الرحمن بن أبي بكر بن عبد الله بن أبي مليكة القرشي التيمي المليكي المدني، وهو ضعيف، والإسناد منقطع. (٧) و" اختلج ": تحرَّك واضطرب. (٨) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ٢٤٠).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies