Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Son père l’emprisonna et l’attacha de peur qu’il ne les rejoigne. Il dit : « Nous sommes alors entrés auprès de lui, nous l’avons exhorté et nous lui avons dit : “N’as-tu pas vu la bénédiction du Messager de Dieu (ﷺ) qui s’est manifestée ?” Nous avons continué ainsi jusqu’à ce qu’il revienne sur sa position. » Il dit encore : « Alors Dieu a renvoyé ce cheveu sur son front lorsqu’il se repentit (1). »

Ce récit fut rapporté par l’imam Al-Hâfiz Abû Bakr al-Bayhaqî, d’après Al-Hâkim et d’autres, par l’intermédiaire d’Al-Asamm, d’Abû Usâmah al-Kalbî, de Shurayh ibn Muslimah (2), d’Abû Yahyâ Ismâ‘îl ibn Ibrâhîm at-Taymî, qui a dit : « Sîf ibn Wahb m’a rapporté, d’après Abû al-Tufayl, qu’un homme de Banû Layth, appelé Firâsh ibn ‘Amr, fut frappé d’un violent mal de tête. Son père l’emmena alors auprès du Messager de Dieu (ﷺ), qui le fit asseoir devant lui. Le Prophète (ﷺ) saisit la parcelle de peau entre ses deux yeux, puis la tira jusqu’à ce qu’elle se contracte (3). Un cheveu poussa alors à l’endroit où le Messager de Dieu (ﷺ) avait posé ses doigts, et le mal de tête disparut si bien qu’il ne souffrit plus jamais de migraine (4). » Il relate ensuite la suite de l’histoire concernant ce cheveu, à peu près comme il a été mentionné précédemment.

Un autre hadith fut rapporté : Al-Hâfiz Abû Bakr al-Bazzâr a dit : « Nous a rapporté Hâshim ibn al-Qâsim al-Hazzânî, qui nous a rapporté de Ya‘lâ ibn al-Ashdaq : “J’ai entendu ‘Abd Allâh ibn Jarâd al-‘Aqîlî, qui m’a dit, de la part d’an-Nâbighah – c’est-à-dire al-Ja‘dî – avoir déclaré : ‘Je suis venu auprès du Messager de Dieu (ﷺ) et je lui ai récité quelques vers de ma composition :
‘Nous avons devancé les gens par notre pureté et notre générosité…
et nous espérons encore plus haut que cela.’”

Le Prophète (ﷺ) demanda : “Où se situe donc ce ‘plus haut’, ô Abû Laylâ ?”
Je répondis : “Je fais allusion au Paradis.”
Il dit : “En effet, si Dieu le veut.” Puis il poursuivit : “Récite-moi encore.”

Je lui ai alors récité :
‘Il n’y a pas de bien dans une clémence (hilm) qui n’a pas, à l’occasion, des élans protégeant sa sérénité de toute altération.
Et il n’y a pas de bien non plus dans l’ignorance (jahl) si elle n’est pas tempérée par un sage qui, lorsque l’affaire arrive, sait la dissiper.’ (5)

Le Prophète (ﷺ) commenta : “Tu as bien fait ! Qu’Allah ne brise jamais tes dents !” (6).” »

(1) Dalāʾil al-Nubuwwa de al-Bayhaqî (6/230), dans sa chaîne de transmission se trouve ʿAlī ibn Zayd ibn Judʿān, que Ibn Saʿd, al-Jawzjānī et al-Nasāʾī ont considéré comme faible, et d'autres ont dit qu'il n'était pas fiable. Il est décédé en 130 H. Voir aussi Al-Kāmil fī al-Ḍuʿafāʾ (5/1840) et Tahdhīb al-Tahdhīb (6/322). (2) Dans l'édition imprimée : « Sarīj ibn Muslim », ce qui est une altération ; ce que nous avons établi provient des Dalāʾil d'al-Bayhaqî, et il fait partie des narrateurs mentionnés dans Tahdhīb (12/448). Al-Mizzī a explicitement confirmé sa transmission de Abū Yaḥyā Ismāʿīl ibn Ibrāhīm al-Taymī. (3) Tel quel dans l'original ; dans les Dalāʾil d'al-Bayhaqî : تنقّصت (tanqqaṣat), dans l'édition imprimée : تبعضت (tabaðʿat), c’est-à-dire « fragmentée » ou « morcelée ». (4) Dalāʾil al-Nubuwwa d'al-Bayhaqî (6/231), dans sa chaîne de transmission Ismāʿīl ibn Ibrāhīm Abū Yaḥyā al-Taymī, originaire de Koufa et surnommé Abū Yaḥyā, que plusieurs ont considéré comme faible. Voir Al-Kāmil fī al-Ḍuʿafāʾ (1/302) et Tahdhīb al-Tahdhīb (1/281). Le hadith est manifestement faible. (5) « Awrada al-amr wa aṣdarā » : il a demandé son exécution puis s’en est détourné par sagesse. (6) Rapporté par al-Bazzār, numéro (2104), mentionné par al-Huthaymī dans Majmaʿ al-Zawāʾid (8/126), qui dit : « Rapporté par al-Bazzār et il contient Yaʿlā ibn al-Ashdaq, qui est faible. »
أبوه فحبسَه وقيَّده مخافةَ أن يلحقَ بهم، قال: فدخلنا عليه فوعظنَاه وقلنا له: ألم ترَ إلى بركةِ رسولِ الله ﷺ وقعت؟ فلم نزل به حتى رجعَ عن رأيهم، قال: فردَّ الله تلك الشعرةَ إلى جبهتهِ إذ تابَ (١) . وقد رواه الحافظ أبو بكر البيهقي عن الحاكم وغيره، عن الأصم، عن أبي أسامة الكلبي، عن شريح بن مسلمه (٢) ، عن أبي يحيى إسماعيل بن إبراهيم التيمي، حدَّثني سيف بن وهب، عن أبي الطفيل: أن رجلًا من بني ليث يقال له: فِراش بن عمرو، أصابَه صداعٌ شديدٌ فذهبَ به أبوه إلى رسول الله ﷺ فأجلسَه بين يديه، وأخذَ بجلدةٍ بين عينيه فجذبَها حتى تنقصت (٣) ، فنبتت في موضع أصابعِ رسول الله ﷺ شعرةٌ، وذهب عنه الصُّداع فلم يُصدع (٤) . وذكر بقيَّةَ القصة في الشعرة كنحو ما تقدم. حديث آخر: قال الحافظ أبو بكر البزار: حدَّثنا هاشم بن القاسم الحزَاني، حدَّثنا يَعلى بن الأشدق، سمعت عبدَ الله بن جَراد العقيلي، حدَّثني النابغة- يعني الجَعدِيّ- قال: أتيتُ رسولَ الله ﷺ فأنشدتُه من قولي: علونا العبادَ عِفَّةً وتكرُّمًا … وإنَّا لنرجو فوقَ ذلك مَظهَرا قال: " أين المظهرُ يا أبا ليلى؟ " قال: قلت: أي: الجنّة، قال: " أجل إن شاءَ الله " قال: " أنشدني " فأنشدتُه من قولي: وَلا خيرَ في حِلمٍ إذا لَم يَكُنْ لَهُ … بَوادِرُ تَحمي صَفوَهُ أن يُكَدَّرا وَلَا خَيرَ في جَهل إذا لَم يَكُن لَهُ … حَلِيمٌ إذَا ما أَورَدَ الأمر أصدَرَا (٥) قال: " أحسنتَ لا يَفضُضِ الله فاك " (٦) .
(١) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ٢٣٠) وفي إسناده علي بن زيد بن جُدعان، ضعفه ابن سعد والجوزجاني والنسائي، وقال غيرهم: ليس بقوي. مات سنة ١٣٠ هـ. الكامل في الضعفاء (٥/ ١٨٤٠) وتهذيب التهذيب (٦/ ٣٢٢). (٢) في المطبوع: " سريج بن مسلم " وهو تحريف، وما أثبتناه من دلائل البيهقي، وهو من رجال التهذيب (١٢/ ٤٤٨) وقد نص المزي على روايته عن أبي يحيى إسماعيل بن إبراهيم التيمي. (٣) كذا في الأصل، وفي دلائل البيهقي: تَنَقَّصَت، وفي المطبوع: تبعضت: أي تجزأت. (٤) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ٢٣١) وفي إسناده إسماعيل بن إبراهيم أبو يحيى التيمي كوفي يُكنى أبا يحيى، ضعفه غير واحد. الكامل في الضعفاء (١/ ٣٠٢) وتهذيب التهذيب (١/ ٢٨١) والخبر ظاهر الضعف. (٥) "أورد الأمر وأصدرا": طلب تنفيذه ثم تراجع عنه حِلمًا منه. (٦) رواه البزار رقم (٢١٠٤) وذكره الهثمي في مجمع الزوائد (٨/ ١٢٦) وقال: رواه البزار وفيه يعلى بن الأشدق ضعيف.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies