Un autre hadith :
Al-Bayhaqî rapporta : « Abû ‘Abd Allâh al-Ḥâfiẓ nous a informés. Abû ‘Abd Allâh Muḥammad ibn ‘Abd Allâh al-Aṣbahânî (par dictée) nous a informés. Abû Ismâ‘îl al-Tirmidhî Muḥammad ibn Ismâ‘îl nous a rapporté : ‘Abd al-‘Azîz ibn ‘Abd Allâh al-Awaysî nous a rapporté, ‘Alî ibn Abî ‘Alî al-Lahabî nous a rapporté, d’après Ibn Abî Dhi’b, d’après Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar :
Le Messager de Dieu (ﷺ) sortit en compagnie de ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb. Une femme vint à sa rencontre et dit : « Ô Messager de Dieu, je suis une femme musulmane en état d’iḥrâm, et j’ai un mari dans ma maison qui est pareil à une femme. » Alors le Messager de Dieu (ﷺ) lui dit : « Fais venir ton mari. » Elle alla donc le chercher ; c’était un boucher (1). Le Prophète (ﷺ) s’adressa à lui : « Que dis-tu de ta femme, ô ‘Abd Allâh ? » L’homme répondit : « Par Celui qui t’a honoré, ma tête ne s’est jamais asséchée loin d’elle (c’est-à-dire que je n’ai jamais cessé d’être proche d’elle). » Mais la femme répliqua : « Il ne vient qu’une seule fois dans le mois. » Le Messager de Dieu (ﷺ) lui demanda alors : « Le détestes-tu ? » Elle répondit : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) leur dit alors : « Rapprochez donc vos têtes. » Il mit le front de la femme contre celui de son mari, puis il invoqua : « Ô Dieu, unis leurs cœurs et fais que chacun d’eux aime l’autre. »
Ensuite, le Messager de Dieu (ﷺ) passa par le marché de Namaṭ en compagnie de ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb. La même femme arriva, portant des peaux sur sa tête. Lorsqu’elle aperçut le Prophète (ﷺ), elle les déposa et vint se jeter à ses pieds pour les embrasser. Le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Comment te portes-tu, ainsi que ton mari ? » Elle répondit : « Par Celui qui t’a honoré, rien de récent ni d’ancien ne m’est plus cher que lui ! » Le Messager de Dieu (ﷺ) déclara alors : « Je témoigne que je suis le Messager de Dieu. » Et ‘Umar ajouta : « Et moi aussi, je témoigne que tu es le Messager de Dieu. » (3)
Abû ‘Abd Allâh (4) dit : « Ce récit n’est rapporté que par ‘Alî ibn Abî ‘Alî al-Lahabî, qui transmet beaucoup de hadiths défaillants. » Al-Bayhaqî précisa : « Yûsuf ibn Muḥammad ibn al-Munkadir l’a également relaté, d’après son père, d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, au sujet de cette même histoire, mais sans mentionner ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb. »
Un autre hadith :
Abû al-Qâsim al-Baghawî déclara : « Kâmil ibn Ṭalḥah nous a rapporté : Ḥammâd ibn Salamah nous a rapporté : ‘Alî ibn Zayd ibn Jud‘ân nous a rapporté, d’après Abû al-Ṭufayl, qu’un homme eut un fils et l’apporta au Messager de Dieu (ﷺ). Celui-ci invoqua la bénédiction en sa faveur et toucha son front, de sorte qu’un cheveu poussa sur le front de l’enfant, semblable à la crinière (5) d’un cheval. L’enfant grandit et, lorsque vint l’époque des khawarij, il les rejoignit ; la mèche tomba alors de son front, et il fut saisi (فأخذه). »