Saʿd invoqua(1) contre Abū Saʿda Usāma ibn Qatāda lorsqu’il rendit contre lui un faux témoignage, afin qu’il ait une longue vie, qu’il subisse une pauvreté abondante et qu’il soit exposé à de nombreuses tentations. Et cela se réalisa. Ainsi, quand on interrogeait cet homme, il disait : « Je suis un vieillard égaré ; j’ai été frappé par l’invocation de Saʿd. »(2)
Il est rapporté dans le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī et ailleurs que le Prophète (ﷺ) invoqua en faveur d’as-Sāʾib ibn Yazīd et passa sa main sur sa tête(3). Sa vie se prolongea alors jusqu’à l’âge de quatre-vingt-quatorze ans, tout en conservant une stature droite et équilibrée. De plus, l’endroit où la main du Messager d’Allāh (ﷺ) avait touché ne blanchit jamais, et il fut gratifié de la plénitude de ses sens et de ses forces(4).
Aḥmad a rapporté : « Ḥaramī ibn ʿUmāra nous a transmis, ʿAzra ibn Thābit nous a transmis, ʿIlbāʾ ibn Aḥmar nous a transmis, Abū Zayd al-Anṣārī m’a dit : “Le Messager d’Allāh (ﷺ) me déclara : ‘Approche-toi de moi.’ Puis il passa sa main sur ma tête et prononça : ‘Ô Allāh, embellis-le et conserve sa beauté.’” Il vécut ainsi plus d’une centaine d’années, et sa barbe ne contenait qu’un nombre très réduit de poils blancs(5), tout en conservant un visage lumineux jusqu’à sa mort, sans qu’il ne se replisse(6). »
As-Suhaydī a déclaré : « Son isnād (chaîne de transmission) est authentique et ininterrompu. » Al-Bayhaqī a, quant à lui, recensé de nombreux autres récits similaires suscitant la satisfaction du cœur et comblant l’objectif recherché.
L’imam Aḥmad a aussi rapporté : « ʿĀrim nous a transmis, Muʿtamir nous a transmis » – et d’après Yaḥyā ibn Maʿīn : « ʿAbd al-Aʿlā nous a transmis, Muʿtamir (fils de Sulaymān) nous a transmis » – « J’ai entendu mon père rapporter d’Abū al-ʿAlā’ : “J’étais auprès de Qatāda ibn Milḥān alors qu’il était alité dans sa maladie mortelle ; un homme passa derrière la maison. Je le vis alors apparaître sur le visage de Qatāda, et l’on dit : ‘C’est que le Messager d’Allāh (ﷺ) avait passé sa main sur son visage.’ D’ordinaire, je ne l’apercevais presque jamais sans ayant l’impression qu’il portait comme un léger enduit sur la figure(7).” »