Un autre hadith : il est rapporté dans le Sahîh (1) qu’il (– qu'Allah leur fasse miséricorde –) invoqua en faveur d’Anas ibn Mâlik pour qu’il obtienne une abondance de richesses et de progéniture ; et cela se réalisa. En effet, At-Tirmidhî (2) rapporte, d’après Mahmûd ibn Ghaylân, d’après Abû Dâwud At-Tayâlisî, d’après Abû Khalda, qui dit : « J’ai demandé à Abû Al-‘Âliya : “Anas a-t-il entendu (directement) du Prophète (ﷺ) ?” Il répondit : “Il le servit dix ans et le Prophète pria pour lui. Il possédait un verger (3) qui produisait ses fruits deux fois par an, et dans lequel poussait un basilic dont émanait un parfum semblable au musc.” »
Nous avons aussi rapporté dans le Sahîh (4) qu’il eut, issus de sa propre descendance, environ cent enfants ou un peu plus encore. Selon une autre version, il (ﷺ) déclara : « Ô Allah, prolonge sa vie », et il vécut ainsi cent ans.
Le Prophète (ﷺ) invoqua également pour Umm Sulaym et Abû Talha durant la nuit qu’ils passèrent ensemble ; elle mit alors au monde un garçon que le Messager d’Allah (ﷺ) nomma ‘Abd Allâh. De sa lignée naquirent neuf enfants qui apprirent tous le Coran. Cela est attesté dans le Sahîh (5).
Il est également établi dans le Sahîh Muslim, d’après le hadith de ‘Ikrima ibn ‘Ammâr par voie d’Abû Kathîr Al-Ghubarî, cité par Abû Hurayra : celui-ci demanda au Messager d’Allah (ﷺ) d’invoquer (Dieu) pour que sa mère reçoive la bonne direction ; il pria pour elle, et Abû Hurayra alla la trouver. Il la vit se laver derrière la porte. Lorsqu’elle eut fini, elle déclara : « J’atteste qu’il n’est d’autre dieu qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. » Abû Hurayra se mit alors à pleurer de joie. Puis il retourna l’annoncer au Messager d’Allah et lui demanda d’invoquer (Dieu) pour qu’Il les rende aimés de Ses serviteurs croyants. Il pria alors pour eux, et ce fut exaucé. Abû Hurayra dit : « Il n’est aucun croyant ou croyante qui ne nous aime (6). »
Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) a dit vrai à ce sujet. Et pour parachever cette prière en sa faveur, Allah a rendu son nom célèbre lors des jours de vendredi, quand les gens le mentionnent juste avant le prêche. Cela procède d’un accomplissement divin décrété et d’une disposition voulue par Allah.
Il est fermement établi dans le Sahîh qu’il (– qu'Allah leur fasse miséricorde –) pria pour Sa‘d ibn Abî Waqqâs, alors qu’il était malade, et il guérit. Il pria aussi pour que ses invocations soient exaucées, en disant : « Ô Allah, exauce son invocation et rends ses tirs justes » (7). Ce fut exaucé : il fut ainsi un excellent chef de détachements et de troupes.