Un autre hadith :
Al-Bayhaqî a rapporté(1) : « Abû Zakariyyâ ibn Abî Isḥâq al-Muzakkî nous a informés, Abû ‘Abd Allâh Muḥammad ibn Ya‘qûb nous a raconté, Abû Aḥmad Muḥammad ibn ‘Abd al-Wahhâb nous a informés, Abû Ja‘far ibn ‘Awn nous a informés, al-A‘mash a transmis de Mujâhid : Un homme acheta un chameau, puis se rendit auprès du Messager de Dieu (ﷺ) et dit : “J’ai acheté un chameau, invoque Dieu afin qu’Il le bénisse pour moi.” Le Prophète (ﷺ) dit : “Ô mon Dieu, bénis-le dans cet achat.” Il ne tarda pas avant que la bête ne mourût. Plus tard, il acheta un autre chameau, revint auprès du Messager de Dieu (ﷺ) et répéta : “J’ai acheté un chameau, invoque Dieu afin qu’Il le bénisse pour moi.” Il lui répondit : “Ô mon Dieu, bénis-le dans cet achat.” Il ne tarda pas non plus avant que la bête ne mourût. Puis il acheta encore un chameau et retourna voir le Messager de Dieu (ﷺ) en disant : “Ô Messager de Dieu, j’ai déjà acheté deux chameaux, tu as invoqué Dieu en ma faveur et ils sont tous deux morts. Invoque donc Dieu pour qu’Il me permette de monter sur celui-ci.” Le Prophète (ﷺ) dit alors : “Ô mon Dieu, fais qu’il puisse le monter.” L’homme le garda alors durant vingt années(2). » Al-Bayhaqî commente : « Ce hadith est mursal (incomplet dans la chaîne de transmission), et les deux premières invocations du Prophète (ﷺ) furent exaucées en lien avec la vie dernière (la récompense) plutôt qu’ici-bas. »
Un autre hadith :
Al-Ḥâfiẓ al-Bayhaqî a dit : « Abû ‘Abd al-Raḥmân al-Sulamî nous a informés, Ismâ‘îl ibn ‘Abd Allâh al-Mîkâlî nous a informés, ‘Alî ibn Sa‘d al-‘Askarî nous a raconté, Abû Umayya ‘Abd Allâh ibn Muḥammad ibn Khallâd al-Wâsiṭî nous a rapporté, Yazîd ibn Hârûn nous a informés, al-Mustalim ibn Sa‘îd nous a raconté, Khabîb ibn ‘Abd al-Raḥmân ibn Khabîb ibn Isâf, d’après son père, d’après son grand-père Khabîb ibn Isâf, a dit : “Je me rendis, avec un homme de ma tribu, auprès du Messager de Dieu (ﷺ) lors de l’une de ses expéditions militaires. Nous lui dîmes : ‘Nous désirons participer à ce combat avec toi.’ Le Prophète (ﷺ) demanda : ‘Êtes-vous musulmans ?’ Nous répondîmes : ‘Non.’ Il dit alors : ‘Nous ne sollicitons pas l’aide des polythéistes pour combattre d’autres polythéistes.’ Nous nous convertîmes donc(3) et je rejoignis le Messager de Dieu (ﷺ) au combat. Je reçus un coup qui me blessa l’épaule et la main resta presque pendante. Je me présentai au Messager de Dieu (ﷺ) ; il y souffla dessus puis la colla contre moi : la plaie se referma et guérit. J’ai alors tué celui qui m’avait porté ce coup ; par la suite, j’épousai la fille de celui que j’avais tué(4). Elle avait coutume de dire : ‘Que je ne perde jamais l’homme qui t’a orné de cette marque !’ et je lui répondais : ‘Que tu ne perdes jamais l’homme qui a hâté ton père vers le Feu !’” »
L’imâm Aḥmad a également rapporté ce hadith – d’après Yazîd ibn Hârûn avec la même chaîne de transmission – sans toutefois mentionner : « Il y souffla alors et elle guérit. »(5)