Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il invoqua pour Saʿd ibn Abī Waqqāṣ (1) et celui-ci guérit. Al-Bayhaqī (2) rapporta également qu’il pria pour son oncle Abū Ṭālib lors d’une maladie qu’il avait contractée, et que ce dernier sollicita du Messager d’Allah ﷺ qu’il invoque son Seigneur en sa faveur. Celui-ci pria donc pour lui, et il se rétablit aussitôt. De très nombreux ḥadiths traitent de cela, et il serait trop long de tous les énumérer. Al-Bayhaqī a rapporté une abondance de récits de cette nature, de bonne facture. Nous en avons simplement mentionné quelques-uns et avons délaissé des ḥadiths dont la chaîne de transmission est faible, nous satisfaisant de ceux que nous avons cités à propos de ceux que nous avons omis. C’est Allah que nous implorons pour tout secours.

Autre ḥadith : Il est établi dans les deux Ṣaḥīḥ (3), d’après Zakarīyā ibn Abī Zāʾida – avec, chez Muslim, l’adjonction de la transmission par al-Mughīra –, tous deux la tenant de Sharāḥīl al-Shaʿbī, d’après Jābir ibn ʿAbd Allāh, que ce dernier voyageait sur un chameau exténué, au point qu’il envisagea de le relâcher. Jābir dit : « Le Messager d’Allah ﷺ me rejoignit et frappa le chameau, tout en invoquant (Allah) en ma faveur : dès lors, il se mit à galoper comme jamais auparavant. » Dans une autre version, il est dit : « Il ne cessa d’être en tête de la caravane, à tel point que je retenais sa bride sans y parvenir. » Le Prophète ﷺ demanda : « Que t’inspire maintenant ton chameau ? » Je répondis : « Il a reçu ta bénédiction, ô Messager d’Allah. » Puis il est fait mention que le Prophète ﷺ l’acheta à Jābir. Les transmetteurs divergent quant au montant de l’achat, selon de multiples versions. Jābir put malgré tout continuer à être porté par l’animal jusqu’à Médine. Une fois à Médine, il se présenta avec le chameau auprès du Prophète ﷺ, qui lui versa son prix, y ajouta un surplus et lui rendit aussi le chameau. C’est le ḥadith dans toute son étendue.

Autre ḥadith : Al-Bayhaqī rapporte – et il se trouve également dans le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī (4) – d’après Ḥasan ibn Muḥammad al-Marwazī, d’après Jarīr ibn Ḥāzim, d’après Muḥammad ibn Sīrīn, d’après Anas ibn Mālik, que les gens furent épouvantés. Le Messager d’Allah ﷺ monta alors un cheval appartenant à Abū Ṭalḥa, réputé lent, puis il s’élança seul au galop. Les gens le suivirent en courant derrière lui. À son retour, il leur dit : « Ne craignez rien, il est (en réalité) comme une mer. » Anas expliqua : « Par Allah, jamais après ce jour il ne fut dépassé. »

Autre ḥadith : Al-Bayhaqī (5) dit : « Abū Bakr al-Qāḍī nous informa qu’il fut rapporté par Ḥāmid ibn Muḥammad al-Harawī, qui dit : “ʿAlī ibn…” » – et ainsi de suite. (Le texte se poursuit.)

(1) Rapporté par Muslim dans son Sahîh, n° 1628 (8) concernant le testament. (2) Dalāʾil an-Nubuwwa (Les preuves de la Prophétie) de al-Bayhaqî (vol. 6, p. 170) ; dans sa chaîne de transmission : Haysham al-Bakkāʾ ; il est faible, comme l'a mentionné al-Bayhaqî. Ibn Maʿīn a dit : « Al-Haysham ibn Jamāz al-Hanafī al-Bakkāʾ était un narrateur à Bassorah, et il est faible », et il a dit également : « Il n’a pas ce degré ». Voir également les ouvrages al-Majrūhūn (vol. 3, p. 91), Mīzān al-Iʿtidāl (vol. 4, p. 319) et al-Kāmil fī al-Ḍuʿafāʾ (vol. 7, p. 2560). (3) Rapporté par al-Bukhārī dans son Sahîh, n° 2718, dans le chapitre des conditions ; ainsi que par Muslim dans son Sahîh, n° 715, hadiths (109) et (110) dans le chapitre al-Masāqāh (concernant la location des animaux de trait). (4) Dalāʾil an-Nubuwwa de al-Bayhaqî (vol. 6, pp. 152-153), et ce hadith figure également chez al-Bukhārī dans son Sahîh, n° 2968, dans le chapitre du djihād. (5) Dalāʾil an-Nubuwwa de al-Bayhaqî (vol. 6, p. 153).
ودعا لسعد بن أبي وقاص (١) فبرأ. وروى البيهقي (٢) ؛ أنه دعا لعمه أبي طالب في مرضةٍ مرضها، وطلب من رسول الله ﷺ أن يدعوَ له ربَّه، فدعا له فبرأ من ساعته. والأحاديث في هذا كثيرة جدًا يطول استقصاؤها. وقد أورد البيهقيُ من هذا النوع كثيرًا طيِّبًا أشرنا إلى أطراف منه، وتركنا أحاديث ضعيفة الإسناد، واكتفينا بما أوردنا عما تركنا، وباللّه المستعان. حديث آخر: ثبت في الصحيحين (٣) من حديث زكريا بن أبي زائدة، زاد مسلم: والمغيرة، كلاهما عن شراحيل الشعبي، عن جابر بن عبد الله: أنه كان يسيرُ على جمل قد أعيا، فأراد أن يُسَيِّبَه، قال: فلحقني رسولُ الله ﷺ فضربَه ودعا لي، فسارَ سيرًا لم يسر مثلَه. وفي رواية: فما زال بين يدي الإبل قدَّامَها حتى كنتُ أحبسُ خِطامَه فلا أقدرُ عليه، فقال: " كيف ترى جملك؟ " فقلت: قد أصابتهُ بركتُك يا رسولَ الله، ثم ذكرَ أن رسولَ الله ﷺ اشتراه منه. واختلفَ الرواة في مِقدارِ ثمنِه على روايات كثيرة، وأنه استثنى حِملانَه إلى المدينة، ثم لما قدِمَ المدينةَ جاءَه بالجمل فنقدَه ثمنَه وزادَه، ثم أطلقَ له الجملَ أيضًا، الحديث بطوله. حديث آخر: روى البيهقي واللفظ له، وهو في صحيح البخاري (٤) ، من حديث حسن بن محمد المروزي، عن جرير بن حازم، عن محمد بن سيرين، عن أنس بن مالك، قال: فَزِعَ الناسُ فركبَ رسولُ الله ﷺ فرسًا لأبي طلحة بطيئًا، ثم خرجَ يركضُ وحده، فركبَ الناسُ يركضون خلفَ رسول الله ﷺ فقال: "لن تُراعوا إنه لبحرٌ " قال: فوالله ما سُبق بعدَ ذلك اليوم. حديث آخر: قال البيهقي (٥) أخبرنا أبو بكر القاضي، أنبأنا حامد بن محمد الهروي، حدَّثنا علي بن
(١) رواه مسلم في صحيحه رقم (١٦٢٨) (٨) في الوصية. (٢) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ١٧٠) وفي إسناده: هيثم البكاء؛ وهو ضعيف كما ذكر ذلك البيهقي. وقال ابن معين: الهيثم بن جماز الحنفي البكاء: كان قاصًا بالبصرة، وهو ضعيف وقال مرة: ليس بذاك. المجروحين (٣/ ٩١) وميزان الاعتدال (٤/ ٣١٩) والكامل في الضعفاء (٧/ ٢٥٦٠). (٣) رواه البخاري في صحيحه رقم (٢٧١٨) في الشروط، ومسلم في صحيحه رقم (٧١٥) (١٠٩) و (١١٠) في المساقاة. (٤) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ١٥٢ - ١٥٣) وهو عند البخاري في صحيحه رقم (٢٩٦٨) في الجهاد. (٥) دلائل النبوة للبيهقي (٦/ ١٥٣).

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