Un homme de la tribu de Banî Salâmân ibn Saʿd, transmettant de son père, de sa mère puis de son oncle maternel – ou qu’il s’agisse de l’oncle de son père ou de sa mère – Ḥabīb ibn Fuwyak, lui raconta ceci : Son père se rendit auprès du Messager de Dieu (ﷺ) alors que ses deux yeux étaient blanchis et qu’il ne voyait absolument plus rien. Le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Qu’est-ce qui t’est arrivé ? » L’homme dit : « Je faisais paître un chameau et mon pied a marché sur les œufs d’un serpent. J’ai alors perdu la vue. » Le Prophète (ﷺ) souffla dans ses yeux, et il retrouva la vue. Je l’ai vu, plus tard, enfiler un fil dans le chas d’une aiguille alors qu’il avait quatre-vingts ans, bien que ses yeux fussent toujours blanchis.
Al-Bayhaqî dit : « C’est ainsi que cela apparaît dans son livre. » D’autres rapportent qu’il s’appelait plutôt Ḥabīb ibn Mudrik. Il ajoute qu’un récit semblable est rapporté au sujet de Qatāda ibn an-Nuʿmān : son œil fut atteint et sa prunelle se détacha, mais l’Envoyé de Dieu (ﷺ) la remit à sa place, au point qu’on ne pouvait plus distinguer lequel des deux yeux avait été touché. Je (l’auteur) précise : « Cet événement a déjà été mentionné lors du récit de la bataille d’Uḥud. »
Nous avons également évoqué, dans le récit concernant la mise à mort d’Abū Rāfiʿ, que le Prophète (ﷺ) posa sa main bénie sur la jambe dʿAbd Allāh ibn ʿAtīk – dont le tibia s’était brisé – et qu’il guérit aussitôt. Al-Bayhaqî rapporte, selon sa chaîne de transmission, que le Prophète (ﷺ) effleura la main de Muḥammad ibn Ḥāṭib, qui avait été brûlée par le feu, et elle guérit à l’instant. De même, il est indiqué qu’il (ﷺ) souffla dans la paume de Shuraḥbīl al-Juʿfī, faisant disparaître une excroissance qu’il avait à cet endroit. Je (l’auteur) dis : « Il a également été déjà mentionné, à propos de la bataille de Khaybar, qu’il (ﷺ) avait soufflé dans l’œil de ʿAlī, qui souffrait d’une ophtalmie aiguë, et il guérit sur-le-champ. »
At-Tirmidhī rapporte d’après ʿAlī que le Prophète (ﷺ) lui avait enseigné une prière pour qu’il puisse mémoriser le Coran, et en effet il le mémorisa. Dans le Ṣaḥīḥ, on lit aussi qu’il dit à Abū Hurayra et à d’autres : « Celui qui étendra son manteau aujourd’hui, il n’oubliera rien de mes propos. » Abū Hurayra raconte : « J’ai donc étendu mon manteau et je n’ai rien oublié de ce qu’il a dit ce jour-là. » Certains ont compris que cela concernait tout ce qu’il avait entendu ce jour-là, tandis que d’autres pensent que ce pouvoir de mémorisation s’étendit au-delà de ce jour. Dieu (Exalté soit-Il) est Plus Savant.