« Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je patienterai jusqu’à rencontrer Dieu. » Elle dit : « Je crains le malfaisant de me déshabiller. » Alors il invoqua (Dieu) en sa faveur ; et quand elle craignait qu’il ne vînt à elle, elle se rendait aux tentures de la Ka‘ba et s’y accrochait en lui disant : « Arrière ! », et il s’éloignait d’elle (1).
Al-Bazzâr a dit : « Nous ne savons pas que ce hadith soit relaté avec ces termes exacts, si ce n’est par cette voie. Quant à Sadaqa, il ne présente pas de problème. Farqad a été rapporté par un groupe de savants, parmi lesquels Shu‘ba et d’autres, et l’on a toléré son hadith, malgré son manque de fiabilité dans sa mémorisation. »
Une autre chaîne de transmission remonte à Ibn ‘Abbâs. L’imam Ahmad (2) a dit : « Yahyâ ibn Sa‘îd nous a rapporté, d’après ‘Imrân ibn Muslim Abû Bakr, qui nous a rapporté d’après ‘Atâ ibn Abî Rabâh, lequel dit : “Ibn ‘Abbâs m’a dit : ‘Ne veux-tu pas que je te montre une femme parmi les gens du Paradis ?’ Je répondis : ‘Si, bien sûr.’ Il dit : ‘C’est cette femme noire, qui vint voir le Messager de Dieu (ﷺ) en disant : “Je fais des crises et je me découvre, invoque donc Dieu pour moi.” Il répondit : “Si tu veux, sois patiente et tu auras le Paradis ; ou si tu veux, j’invoquerai Dieu pour qu’Il te guérisse.” Elle dit : “Non ! Je choisis la patience. Mais prie Dieu pour que je ne sois pas découverte.” Alors il invoqua Dieu en sa faveur.” »
C’est ainsi que l’ont également rapporté al-Bukhârî (3), par l’intermédiaire de Musaddad, d’après Yahyâ — c’est-à-dire Ibn Sa‘îd al-Qattân — et Muslim (4), d’après al-Qawârîrî, d’après Yahyâ al-Qattân et Bishr ibn al-Fadl, tous deux ayant reçu le hadith de ‘Imrân ibn Muslim Abû Bakr, le juriste de Bassora, qui le tenait de ‘Atâ ibn Abî Rabâh, lui-même le tenant d’Ibn ‘Abbâs ; le récit y est similaire. Al-Bukhârî ajoute : « Muhammad nous a rapporté, Mukhallad nous a rapporté, d’après Ibn Jurayj qui dit : ‘‘Atâ m’a informé qu’il avait vu Umm Zufar : c’était une longue femme noire, sur le rideau de la Ka‘ba.’ »
Le hafiz Ibn al-Athîr rapporte dans “al-Ghâba” (5) qu’Umm Zufar était autrefois la coiffeuse de Khadîja bint Khuwaylid, et qu’elle vécut assez longtemps pour que ‘Atâ ibn Abî Rabâh la connaisse. Dieu sait mieux.
Un autre hadith : al-Bayhaqî a dit : « ‘Alî ibn Ahmad ibn ‘Abdân nous a informés, Ahmad ibn ‘Ubayd nous a informés, Muhammad ibn Yûnus nous a rapporté, Qurrat ibn Habîb al-Qanawî nous a transmis, d’après Iyâs ibn Abî Tamîma, d’après ‘Atâ, d’après Abû Hurayra, qui a dit : ‘La fièvre vint au Messager de Dieu (ﷺ) et lui dit : “Ô Messager de Dieu, envoie-moi vers les gens que tu aimes le plus — ou ceux qui te sont les plus proches.” (Qurrat exprima un doute). Il répondit : “Va vers les Anṣâr.” Alors elle se dirigea vers eux et les frappa ; ils vinrent dire au Messager de Dieu (ﷺ) : “Ô Messager de Dieu, la fièvre s’est abattue sur nous, invoque Dieu pour qu’Il nous guérisse.” Il pria pour eux, et elle fut levée. Puis une femme le suivit en disant : “Ô Messager de Dieu, prie Dieu pour moi, car je suis des Anṣâr (et mon père est parmi…”’ »