Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Hishâm ibn ‘Ammâr déclara dans son livre « Al-Ba‘th » :
[Chapitre sur la parole des morts et leurs prodiges]

Al-Ḥakam ibn Hishâm ath-Thaqafî nous rapporta : « ‘Abd al-Ḥakam ibn ‘Umayr, d’après Rib‘î ibn Ḥirâsh (1) al-‘Absî, a dit : “Mon frère, ar-Rabî‘ ibn Ḥirâsh, tomba malade et je le soignai. Ensuite, il mourut et nous nous mîmes à préparer ses funérailles. Or, lorsque nous arrivâmes auprès de lui, il souleva le linceul de son visage et s’adressa à nous en disant : ‘Que la paix soit sur vous.’ Nous répondîmes : ‘Que la paix soit sur toi. Tu es pourtant mort !’ Il reprit : ‘Oui, je suis mort, mais après vous j’ai rencontré mon Seigneur, et Il m’a accueilli avec repos et sérénité (rûḥ wa rayḥân), et c’est un Seigneur qui n’était pas en colère. Puis Il m’a revêtu de vêtements de soie verte (sundus). Je Lui ai demandé la permission de venir vous annoncer la bonne nouvelle, et Il me l’a accordée. Voilà, la réalité est telle que vous la constatez : suivez la bonne voie et le juste milieu ; annoncez la bonne nouvelle et ne repoussez pas les gens.’ Dès qu’il eut prononcé ces paroles, ce fut comme si une pierre tombait dans l’eau.” »

Ensuite, Hishâm ibn ‘Ammâr en donna de nombreuses chaînes de transmission dans ce chapitre, qui constitue la fin de son ouvrage. Il s’agit d’un ḥadîth très inhabituel.

Al-Bayhaqî déclara : « ‘Alî ibn Aḥmad ibn ‘Abdân nous rapporta : “Aḥmad ibn ‘Ubayd aṣ-Ṣaffâr nous transmit : ‘Muḥammad ibn Yûnus al-Kudaymî nous transmit : “Shâsûnah (2) ibn ‘Ubayd Abû Muḥammad al-Yamânî — alors que nous quittions ‘Adan dans un village appelé al-Ḥardah — me rapporta : ‘Mu‘arriḍ ibn ‘Abd Allâh ibn Mu‘arriḍ ibn Mu‘ayqîb al-Yamâmî a relaté, d’après son père, d’après son grand-père, ce qui suit : « J’ai accompli le Pèlerinage d’Adieu (Ḥijjat al-Wadâ‘). Je suis entré dans une demeure à la Mecque, où j’ai vu le Messager de Dieu (ﷺ). Son visage ressemblait au halo d’une pleine lune, et j’entendis de lui des choses extraordinaires. On vint alors à lui avec un nouveau-né, le jour même de sa naissance. Le Messager de Dieu (ﷺ) lui demanda : ‘Qui suis-je ?’ Le garçon répondit : ‘Tu es le Messager de Dieu.’ Le Prophète (ﷺ) dit : “Tu as dit vrai, que Dieu te bénisse.” Puis on rapporta que cet enfant ne prononça plus un mot jusqu’à ce qu’il grandisse. Mon père a précisé : ‘Nous l’appelions alors Mubârak al-Yamâmah.’ » » Shâsûnah ajouta : ‘Quant à moi, il m’arrivait de passer auprès de Ma‘mar sans rien entendre de lui.’ (3)” »

(1) Ribʿī ibn Ḥirāsh : Abū Maryam al-ʿAbsī, originaire de Koufa, homme digne de confiance et dévot, appartenant à la génération des Mukhḍirūn, décédé en l’an 100 AH ; il a été rapporté par l’ensemble des savants. Voir Taqrīb al-Tahdhīb (p. 205), notice n° 1879. (2) Dans al-Iṣābah, il est écrit « Shāṣawiyya », ce qui est une erreur ; la forme correcte est celle que nous avons indiquée, comme dans Tārīkh al-Khaṭīb, vol. 4, p. 698, et Tahdhīb al-Kamāl (27/75), tous deux édités sous la supervision du Dr Bachār. (3) Dalaʾil al-Nubuwwah de al-Bayhaqī (6/59) dans sa chaîne de transmission mentionne Muḥammad ibn Yūnā al-Kudaymī ; c’est l’un des forgés abandonnés, qui falsifiait systématiquement les hadiths chez les dignes de confiance, probablement plus d’un millier. Voir al-Majrūḥīn (2/312) et al-Kāmil fī al-Duʿafāʾ (6/2294). L’imam Ibn Ḥajar cite ce hadith dans al-Iṣābah (4/445), dans la notice concernant Maʿriḍ ibn Muʿayyib al-Yamāmī ; il ajoute : « Maʿriḍ et son cheikh sont inconnus, ainsi que Shāṣūnah », et ils l’ont blâmé à l’encontre de al-Kudaymī.
وقال هشامُ بن عمَّار في كتاب "البعث" : [باب في كلام الأموات وعجائبهم] حدَّثنا الحكم بن هشام الثقفي، حدَّثنا عبد الحكم بن عُمير، عن رِبعي بن حِرَاش (١) العبسي قال: مرض أخي: الربيع بن حِرَاش، فمرَّضتُه ثم ماتَ فذهبنا نُجَهّزه، فلما جئنا رفعَ الثوبَ عن وجهه ثم قال: السلام عليكم، قلنا: وعليكَ السلام، قَد مِتَّ، قال: بلى، ولكن لقيتُ بعدَكم ربي ولقيني بروحِ ورَيحان وربّ غير غضبان، ثم كساني ثيابًا من سُندسٍ أخضر، وإني سألتهُ أن يأذنَ لي أن أبشِّركم فأذن لي، وإن الأمرَ كما ترون، فسدَّدوا وقاربُوا، وبشِّروا ولا تُنفِّروا، فلما قالها كانت كحصاة وقعت في ماء. ثم أورده بأسانيد كثيرة في هذا الباب، وهي آخر كتابه. حديث غريب جدًا قال البيهقي: أخبرنا علي بن أحمد بن عبدان، حدَّثنا أحمد بن عُبيد الصَّفَّار، حدَّثنا محمد بن يُونس الكُدَيميُّ، حدَّثنا شاصُونة (٢) بن عُبيد أبو محمد اليَمَاني- وانصَرَفنا من عدن بقرية يقال لها الحَردَة- حدَّثني مُعَرِّضُ بن عبد الله بن مُعَرِّض بن مُعيقيب اليمامي، عن أبيه، عن جده قال: حَجَجتُ حَجَّة الوداع فدخلتُ دارًا بمكةَ فرأيتُ فيها رسولَ الله ﷺ ووجهُه مثلُ دَارةِ القمر، وسمعتُ منه عجبًا، جاءه رجلٌ بغلامٍ يومَ وُلد، فقال له رسول الله ﷺ : " مَن أنا؟ " قال: أنت رسولُ الله، قال: "صدقت، بارك الله فيك" ثم قال: إن الغلامَ لم يتكلَّم بعد ذلك حتى شبَّ، قال أبي: فكنا نُسَمِّيه مُبارك اليمامة، قال شَاصُونةُ: وقد كنتُ أمرُّ على مَعمَرٍ فلا أسمعُ منه (٣) .
(١) رِبعي بن حِرَاش: أبو مريم العبسي، الكوفي، ثقة عابد، مخضرم توفي سنة مئة، وروى له الجماعة. تقريب التهذيب (ص ٢٠٥) ترجمة رقم (١٨٧٩). (٢) وقع في الإصابة: "شاصوية" وهو خطأ، والصواب ما أثبتناه كما في تاريخ الخطيب ٤/ ٦٩٨ وتهذيب الكمال (٢٧/ ٧٥) كلاهما بتحقيق الدكتور بشار. (٣) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ٥٩) وفي إسناده: محمد بن يونى الكُديمي؛ أحد المتروكين الوضَّاعين، كان يضع على الثقات الحديث وضعًا، ولعله وضع أكثر من ألف حديث. المجروحين (٢/ ٣١٢) والكامل في الضعفاء (٦/ ٢٢٩٤). وذكر الحافظ ابن حجر الحديث في الإصابة (٤/ ٤٤٥) في ترجمة معرض بن معيقيب اليمامي: وقال عقبه: ومعرض وشيخه مجهولان وكذلك شاصونة، واستنكروه على الكديمي.

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