Al-Bayhaqī (1) a dit : « Il a été rapporté d’Abū Hurayra, au sujet de l’histoire d’al-ʿAlāʾ ibn al-Ḥaḍramī lorsqu’il invoqua la pluie et que ses compagnons marchèrent sur l’eau, sans mentionner l’épisode de la mort, un récit proche de celui-ci. Al-Bukhārī (2) a également noté, dans son “Histoire”, une autre chaîne de transmission pour ce récit. Ibn Abī al-Dunyā a quant à lui rapporté—d’après Abū Kurayb, d’après Muḥammad ibn Fuḍayl, d’après al-Ṣalt ibn Maṭar al-ʿAjlī, d’après ʿAbd al-Malik ibn Sahm, d’après Sahm ibn Minjāb—ce qui suit : “Nous avons mené une expédition avec al-ʿAlāʾ ibn al-Ḥaḍramī.” » Il poursuit : « Dans son invocation, il dit : “Ô ‘Alīm, ô Ḥalīm, ô ‘Alī, ô ‘Aẓīm ! Nous sommes Tes serviteurs, et c’est pour Ta cause que nous combattons Ton ennemi. Accorde-nous une pluie dont nous pourrons boire et avec laquelle nous ferons nos ablutions. Puis, quand nous l’aurons quittée, ne donne à personne d’autre que nous la part qui y reste.” Il dit aussi au sujet de la mer : “Ouvre-nous un chemin vers Ton ennemi.” Et à propos de sa propre mort, il pria : “Fais en sorte que mon corps demeure introuvable et ne laisse personne découvrir ma nudité.” Ainsi ne put-on mettre la main sur lui (3). Et Dieu est plus savant.
Autre récit : Al-Bayhaqī rapporte : « Abū al-Ḥusayn ibn Bishrān nous a transmis, Ismāʿīl aṣ-Ṣaffār nous a transmis, al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn ʿUthmān nous a transmis, Ibn Numayr nous a transmis, d’après al-Aʿmash, d’après certains de ses compagnons, ce qui suit : “Nous sommes parvenus au Tigre alors qu’il était en crue, et les ‘Ajam (Perses) se trouvaient derrière. L’un des musulmans dit : ‘Au nom de Dieu’, puis il se jeta à cheval dans l’eau et s’éleva au-dessus de la surface. Les gens dirent alors : ‘Au nom de Dieu’, puis ils s’y jetèrent à leur tour et s’élevèrent au-dessus de l’eau. Les Perses les regardèrent et s’exclamèrent : ‘Dīwān, Dīwān !’ (4), puis ils s’enfuirent dans tous les sens. Le narrateur poursuit : ‘Les nôtres ne perdirent rien, si ce n’est un gobelet attaché à la courroie d’une selle. Une fois sortis, ils trouvèrent un butin qu’ils se partagèrent, et l’un d’eux disait alors : ‘Qui échange un objet jaune contre un objet blanc ?’” »
Autre récit : Al-Bayhaqī (5) rapporte : « Abū ʿAbd ar-Raḥmān as-Sulamī nous a informés, puis Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Muḥammad as-Samarī, puis Abū al-ʿAbbās as-Sarrāj, puis al-Faḍl ibn Sahl et Hārūn ibn ʿAbd Allāh. Ils dirent : “Abū an-Naḍr nous a transmis, Sulaymān ibn al-Mughīra nous a transmis : ‘Abū Muslim al-Khawlānī arriva devant le Tigre, alors que le fleuve rejetait des troncs de bois en raison de son débit, et il marcha dessus. Puis il se tourna vers ses compagnons et leur dit : ‘Avez-vous perdu quoi que ce soit de vos biens, pour que nous invoquions Dieu ?’ (– Exalté soit-Il –)'” » Al-Bayhaqī commente : « Cette chaîne de transmission est authentique. »