Un autre hadith à ce sujet, présentant un caractère singulier : Al-Bayhaqî a déclaré : « Abû ‘Abd Allâh al-Hâfiẓ et Muhammad ibn al-Husayn ibn Dâwud al-‘Alawî nous ont informés, en disant : Abû al-‘Abbâs Muhammad ibn Ya‘qûb al-Umawî nous a rapporté, qui nous a transmis de Muhammad ibn ‘Ubayd ibn ‘Utbah al-Kindî, qui nous a transmis de Muhammad ibn al-Salt, qui nous a transmis de Hibbân, qui nous a transmis de Abû Sa‘îd al-Baqqâl, d’après ‘Ikrima, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allâh l’agrée), lequel a dit : »
« Lorsque le Messager d’Allâh (ﷺ) souhaitait se retirer pour un besoin, il allait au loin. Un jour, il s’éloigna, s’assit sous un samura (acacia) et retira ses deux khuffs (chaussons de cuir). Puis il en remit un, lorsqu’un oiseau vint saisir l’autre et s’envola au ciel avec. De celui-ci sortit alors un serpent noir “sâlim” [1]. »
Le Messager d’Allâh (ﷺ) dit : « Voilà un honneur qu’Allâh m’a accordé. Ô Allâh, je Te demande protection contre le mal de ce qui marche sur deux jambes et contre le mal de ce qui rampe sur son ventre [2]. »
(Chapitre : ce qui a été rapporté concernant la lumière émanant du bâton de deux hommes parmi les Compagnons du Prophète (ﷺ) lorsqu’ils quittèrent sa présence.) [3]
Al-Bukhârî a dit [4] : « Muhammad ibn al-Muthannâ nous a rapporté, qui nous a transmis de Mu‘âdh, lequel tient de son père, d’après Qatâda, que Anas ibn Mâlik a dit : Deux hommes parmi les Compagnons du Prophète (ﷺ) sortirent de chez le Prophète (ﷺ) une nuit très sombre. Devant eux brillait quelque chose qui ressemblait à deux lanternes. Lorsqu’ils se séparèrent, l’une des deux lumières accompagna chacun d’eux jusqu’à ce qu’ils parviennent à leur foyer. »
‘Abd al-Razzâq a rapporté : « Ma‘mar nous a transmis, d’après Thâbit, d’après Anas, que Usayd ibn Hudayr al-Ansârî et un autre homme des Ançâr s’entretenaient avec le Prophète (ﷺ) au sujet d’une affaire qui les concernait, jusque tard dans la nuit, par une nuit très sombre. Lorsqu’ils sortirent de chez le Messager d’Allâh (ﷺ) pour rentrer chez eux, chacun tenait un bâton. Le bâton de l’un d’eux s’illumina pour éclairer leur chemin, si bien qu’ils purent avancer à sa lumière. Quand leurs chemins se séparèrent, le bâton du second s’illumina à son tour, et chacun d’eux marcha dans la clarté de son propre bâton jusqu’à ce qu’il atteigne sa demeure [5]. »