Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

De l’or et de l’argent, un âne noir et un panier. On rapporte alors : le Prophète (ﷺ) s’adressa à l’âne, et celui-ci lui répondit. Il lui demanda : « Quel est ton nom ? » L’âne dit : « Yazīd ibn Chihāb. Dieu a fait sortir de la descendance de mon grand-père soixante ânes, que seuls montaient des prophètes. Il ne reste plus, de sa descendance, que moi et, parmi les prophètes, que toi. J’attendais que tu me montes. J’étais auparavant à un homme juif, et je le faisais trébucher volontairement. Lui, il me laissait le ventre vide et frappait mon dos. » Alors le Prophète (ﷺ) dit : « Je te nomme Ya‘fūr. Ô Ya‘fūr ! » L’âne répondit : « Me voici (à ton service). » Il lui demanda : « As-tu un désir pour les femelles ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète (ﷺ) l’utilisait donc pour ses besoins. Lorsqu’il en descendait, il l’envoyait à la porte de l’un (de ses compagnons). L’âne y allait et cognait la porte de sa tête. Quand le maître de la maison sortait, l’âne lui faisait signe de répondre à l’appel du Messager d’Allah (ﷺ). Lorsque le Prophète (ﷺ) quitta ce monde, l’âne alla jusqu’à un puits qui appartenait à Abū al-Haytham at-Tayyihān et s’y jeta ; ce fut sa tombe, par tristesse pour le Messager d’Allah (ﷺ) (1).

Le hadith de la « ḥummara », qui est un oiseau bien connu : Abū Dāwūd aṭ-Ṭayālisī a dit : « Al-Mas‘ūdī nous a rapporté d’après al-Ḥasan ibn Sa‘d, d’après ‘Abd ar-Raḥmān ibn ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd, d’après son père, qui a dit : “Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) en voyage. Un homme pénétra dans un fourré et en sortit avec un œuf de ḥummara. L’oiseau vint voleter au-dessus du Messager d’Allah (ﷺ) et de ses compagnons. Le Prophète (ﷺ) dit : ‘Qui a causé le tourment de cet oiseau ?’ Un homme parmi nous répondit : ‘C’est moi, j’ai pris son œuf.’ Alors le Prophète (ﷺ) déclara : ‘Remets-le, remets-le, par miséricorde envers elle.’” » (2)

Al-Bayhaqī a rapporté, d’après al-Ḥākim et d’autres, d’après al-Aṣamm, d’après Aḥmad ibn ‘Abd al-Jabbār, qui a dit : « Abū Mu‘āwiyah nous a raconté, d’après Abū Isḥāq ash-Shaybānī, d’après ‘Abd ar-Raḥmān ibn ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd, d’après son père, qui a dit : “Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) en voyage ; nous passâmes près d’un arbre où se trouvaient deux oisillons de ḥummara, et nous les prîmes. Alors la ḥummara vint auprès du Messager d’Allah (ﷺ), voletant aussitôt (3). Le Prophète (ﷺ) dit : ‘Qui a affligé cette mère en lui prenant ses petits ?’ Nous répondîmes : ‘C’est nous.’ Il répliqua : ‘Rendez-les-lui.’ Nous les remîmes donc à leur place, et elle ne s’envola pas (4).” »

(1) Le rapport est faux et sans origine. Il eût été préférable pour l'imam Ibn Kathīr de passer outre, lui qui déclare dans son livre « Al-Fuṣūl » (p. 232), après l'avoir mentionné : « Ceci est une chose fausse sans fondement, ni par une chaîne authentique ni faible, excepté ce qu'a rapporté Abū Muḥammad Ibn Abī Ḥātim par une voie réprouvée, réfutée. Les spécialistes de ce domaine ne doutent pas qu'il s'agit d'une fabrication. » Cela a été également mentionné par Abū Isḥāq al-Isfarāʾīnī et l’Imām al-Ḥaramayn, jusqu’à ce que le juge ʿIyāḍ l’évoque dans son livre « Al-Shifāʾ » de manière incidente, alors qu’il eût été préférable de le taire, car il est inventé. J’ai demandé à notre cheikh Abū al-Ḥajjāj à ce sujet ; il a répondu : « Cela n’a aucune origine, c’est un rire. » (2) Le Musnad d’al-Ṭiyālisī (p. 44), n° 336, ainsi que les « Dalāʾil an-Nubuwwah » d’al-Bayhaqī (vol. 6, p. 32), ce hadith est bon (ḥasan). (3) « Taʿrīsh » : s’élève et ombrage de ses ailes celui qui est dessous. Ce terme est mentionné dans les « Dalāʾil » et dans les « Sunan » d’Abū Dāwūd, où il est rendu par « t’aplatit ». C’est clairement une altération. (4) Les « Dalāʾil an-Nubuwwah » d’al-Bayhaqī (vol. 6, p. 33). Ce hadith est également rapporté par al-Ḥākim dans son al-Mustadrak (vol. 4, p. 239), qu’il a authentifié, et al-Dhahabī fut en accord avec lui. Il a aussi été rapporté par...
ذهبًا وفضة، وحمار أسود، ومِكتَل، قال: فكلَّمَ النبىِّ ﷺ الحمارَ فكلَّمَه الحمارُ، فقال له: "ما اسمُك " قال: يزيدُ بنُ شهاب، أخرج الله من نسل جَدِّي ستين حِمارًا كلُّهم لم يركبهم إلا نبي، لم يبقَ من نسل جدّي غيري، ولا من الأنبياء غيرك، وقد كنتُ أتوقعُك أن تركبني، قد كنتُ قبلَك لرجل يَهودي، وكنتُ أعثر به عَمدًا، وكان يُجيعُ بطني ويضربُ ظهري، فقال النبي ﷺ : " سمّيتُك يَعفور، يا يعفورُ " قال: لبيك، قال: "تشتهي الإناث؟ " قال: لا، فكانَ النبىِّ ﷺ يركبُه لحاجته، فإذا نزلَ عنه بعثَ به إلى باب الرجل، فيأتي البابَ فيقرعُه برأسه، فإذا خرجَ إليه صاحبُ الدار أوما إليه أن أجِب رسولَ الله ﷺ ، فلما قُبض النبىِّ ﷺ جاء إلى بئرٍ كان لأبي الهيثم التَّيِّهَان فتردّى فيها، فصارت قبرَه، جزعًا منه على رسول الله ﷺ (١) . حديث الحُمَّرة، وهي طائرٌ مشهور قال أبو داود الطيالسي: حدَّثنا المَسعودي، عن الحسن بن سعد، عن عبد الرحمن بن عبد الله بن مسعود، عن أبيه قال: كنا مع رسول الله ﷺ في سفر فدخلَ رجلٌ غَيضَةً فأخرجَ بيضةَ حمَّرة، فجاءت الحُمَّرة ترفُّ على رسول الله ﷺ وأصحابه، فقال: " أيُّكم فجعَ هذه؟ " فقال رجلٌ من القوم: أنا أخذتُ بيضتَها، فقال " ردَّه ردَّه رحمةً بها " (٢) . وروى البيهقي، عن الحاكم وغيره، عن الأصم، عن أحمد بن عبد الجبار: حدَّثنا أبو مُعاوية، عن أبي إسحاق الشيباني، عن عبد الرحمن بن عبد الله بن مسعود، عن أبيه، قال: كنا مع رسول الله في سفر فمررنا بشجرة فيها فرخا حمَّرة فأخذناهما. قال: فجاءت الحمَّرة إلى رسول الله ﷺ وهي تُعَرِّشُ (٣) ، فقال: " من فَجَعَ هذه بفرخيها؟ " قال: فقلنا: نحن، قال: "رُدُّوهما" فرددناهما إلى موضعهما، فلم ترجع (٤) .
(١) الخبر باطل ولا أصل له، وكان الأولى بالحافظ ابن كثير أن يضرب صفحًا عنه، وهو القائل في كتابه الفصول (ص ٢٣٢) بعد أن أشار إليه: فهذا شيء باطل لا أصل له من طريق صحيح ولا ضعيف، إلا ماذكره أبو محمد بن أبي حاتم من طريق منكر مردود، ولا يشك أهل العلم بهذا الشأن أنه موضوع. وقد ذكر هذا أبو إسحاق الإسفراييني، وإمام الحرمين، حتى ذكره القاضي عياض في كتابه الشفاء استطرادًا، وكان الأولى ترك ذكره؛ لأنه موضوع. سألت شيخنا أبا الحجاج عنه فقال: ليس له أصل وهو ضحكة. (٢) مسند الطيالسي (ص ٤٤) رقم (٣٣٦) ودلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ٣٢) وهو حديث حسن. (٣) " تعرِّش ": ترتفع وتظلل بجناحيها على من تحتها. ووردت في الدلائل وسنن أبي داود: تفرش. وهو تحريف ظاهر. (٤) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ٣٣) وقد رواه الحاكم في المستدرك (٤/ ٢٣٩) وصححه، ووافقه الذهبي. ورواه =

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