Le palanquin (hawdaj) fait de soie fine (sundus) et de brocart (istabrak) te fera franchir le Sirât aussi rapidement qu’un éclair fulgurant. Quiconque te verra au Jour de la Résurrection t’en enviera. » Alors ‘Abd al-Raḥmān répondit : « J’en suis satisfait. »
L’homme bédouin sortit et rencontra mille bédouins de Banû Sulaym, tous montés sur mille montures, armés de mille sabres et de mille lances. Il leur demanda : « Où allez-vous ? » Ils répondirent : « Nous allons tuer cet homme qui a tourné en dérision nos divinités. » Il leur dit : « Ne faites rien ; je témoigne qu’il n’est de dieu qu’Allah et que Muḥammad est le Messager d’Allah », puis il leur raconta ce qui s’était passé. Tous déclarèrent alors d’une seule voix : « Nous attestons qu’il n’est de dieu qu’Allah et que Muḥammad est le Messager d’Allah. »
Ils se rendirent ensuite auprès du Messager d’Allah ﷺ. On l’en informa, et il sortit à leur rencontre sans manteau. Ils mirent pied à terre et embrassèrent l’endroit même où ils arrivèrent, en répétant : « Il n’est de dieu qu’Allah, Muḥammad est le Messager d’Allah. » Puis ils dirent : « Ô Messager d’Allah ! Ordonne-nous ce que tu veux. » Il leur répondit : « Soyez sous la bannière de Khâlid ibn al-Walîd. » Pourtant, ni parmi les Arabes ni parmi d’autres, nul autre groupe de mille personnes n’embrassa la foi hormis eux (1).
Al-Bayhaqî déclare : « Notre maître Abû ‘Abd Allâh al-Ḥâfiẓ l’a rapporté dans “Les Miracles” par autorisation (ijāza) d’après Abû Aḥmad ibn ‘Adî al-Ḥâfiẓ. » J’ajoute : Al-Ḥâfiẓ Abû Nuʿaym l’a également rapporté dans son ouvrage “Dalāʾil” (Les Preuves) d’après Abû al-Qâsim ibn Aḥmad al-Ṭabarânî – sous forme de dictée et de lecture – : « Nous a rapporté Muḥammad ibn ʿAlî ibn al-Walīd al-Sulamî al-Baṣrî, Abû Bakr ibn Kinâna… », puis il en a fourni un récit semblable. Abû Bakr al-Ismâʿîlî l’a aussi transmis d’après Muḥammad ibn ʿAlî ibn ʿAlî ibn al-Walīd al-Sulamî.
Al-Bayhaqî dit encore : « Cela est également rapporté d’après ʿÂʾisha et Abû Hurayra, et la chaîne que nous avons mentionnée est la plus solide dans ce cas. Néanmoins, elle demeure faible, et la responsabilité en incombe à ce narrateur al-Sulamî, et Dieu est plus savant. »
Concernant le ḥadîth du baudet : plusieurs grands maîtres du ḥadîth l’ont rejeté. Abû Muḥammad ʿAbd Allâh ibn Ḥâmid déclare : « Nous a informés Abû al-Ḥasan Aḥmad ibn Ḥamdân al-Saḥarkî, qui nous transmit d’après ʿUmar ibn Muḥammad ibn Bujayr, qui nous transmit d’après Abû Jaʿfar Muḥammad ibn Yazīd (dictée), lequel rapporta d’après Abû ʿAbd Allâh Muḥammad ibn ʿUqba ibn Abî al-Ṣahbâʾ, qui le tenait de Abû Ḥudhayfa, lui-même d’après ʿAbd Allâh ibn Ḥabīb al-Hudhali, d’après Abû ʿAbd al-Raḥmân al-Sulamî, d’après Abû Manẓūr : “Lorsque Dieu accorda la victoire à Son Prophète ﷺ à Khaybar, celui-ci reçut comme part de butin quatre paires de mulets et quatre paires de chaussures, ainsi que dix ‘awāq (unités de poids).” »