Al-Zubayr, d’après Jâbir : le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) s’éloignait beaucoup lorsqu’il partait faire ses besoins (1).
Puis al-Bayhaqî (2) a dit : « Abû ‘Abd Allâh al-Hâfiẓ nous a rapporté, Abû Bakr ibn Isḥâq nous a informés, al-Ḥasan ibn ‘Alî ibn Ziyâd nous a informés, Abû Ḥumah nous a rapporté, Abû Qurrah nous a rapporté, d’après Zam‘ah, d’après Ziyâd – qui est Ibn Sa‘d –, d’après Abû al-Zubayr ; qu’il avait entendu Yûnus ibn Khabbâb al-Kûfî raconter qu’il avait entendu Abû ‘Ubaydah relater, d’après ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd, d’après le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) : il se trouvait en voyage vers La Mecque et se rendit au lieu d’aisance, s’éloignant pour ne pas être vu par quiconque. Il déclara qu’il ne trouva rien derrière quoi se cacher, puis il aperçut deux arbres. Il mentionna alors l’histoire des deux arbres et celle du chameau, dans des termes proches du récit de Jâbir.
Al-Bayhaqî commenta : « Le ḥadîth de Jâbir est plus fiable. » Puis il ajouta : « Cette version est rapportée uniquement par Zam‘ah ibn Ṣâliḥ, d’après Ziyâd – je pense qu’il s’agit de Ibn Sa‘d – d’après Abû al-Zubayr. » J’ai dit : « Il se peut aussi que ceci soit authentiquement préservé et qu’il n’y ait pas de contradiction avec le ḥadîth de Jâbir et celui de Ya‘lâ ibn Murrah ; au contraire, cela vient les confirmer. Dans ce cas, ce ḥadîth pourrait être parvenu à Abû al-Zubayr, Muḥammad ibn Muslim ibn Tadrus al-Makkî, d’après Jâbir, et également à Yûnus ibn Khabbâb, d’après Abû ‘Ubaydah ibn ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd, d’après son père, et Dieu sait mieux (3). »
Al-Bayhaqî rapporte aussi, selon le ḥadîth de Mu‘âwiyah ibn Yaḥyâ al-Ṣadafî – lequel est jugé faible –, d’après al-Zuhrî, d’après Khârijah ibn Zayd, d’après Usâmah ibn Zayd, un long récit similaire à celui de Ya‘lâ ibn Murrah et de Jâbir ibn ‘Abd Allâh, où figure l’anecdote du garçon qui avait des crises, ainsi que le passage où la mère de l’enfant apporte un mouton rôti. Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dit : « Donne-moi une épaule », ce qu’elle fit. Puis il redemanda : « Donne-moi une épaule », elle la lui donna encore. Ensuite il répéta : « Donne-moi une épaule », et je lui dis : « Combien le mouton a-t-il d’épaules ? » Il me répondit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, si tu étais resté silencieux, tu m’en aurais encore donné chaque fois que je l’aurais demandé. » Il mentionne ensuite l’histoire des deux palmiers, comment ils se rejoignirent, et le déplacement des pierres avec eux, jusqu’à ce que ces pierres deviennent un tas servant de muret derrière les palmiers (4). Ce récit ne mentionne pas l’histoire du chameau, c’est pourquoi je ne l’ai pas cité (5) en entier avec sa formulation et sa chaîne de transmission, et c’est en Dieu que nous plaçons notre confiance.
Ibn ‘Asâkir rapporte, dans la biographie de Ghaylân ibn Salamah al-Thaqafî, avec sa chaîne de transmission remontant à Ya‘lâ ibn Manṣûr al-Râzî, d’après Shabîb ibn Shaybah, d’après Bishr ibn ‘Âṣim, d’après Ghaylân ibn Salamah, qui a dit : « Nous sommes sortis avec le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et nous avons vu des choses extraordinaires. » Il mentionna l’histoire des deux arbres et la manière dont il s’en servit pour se cacher en effectuant ses besoins, puis l’histoire du jeune garçon souffrant de crises et son ordre : « Au nom de Dieu, je suis le Messager de Dieu, sors, ennemi de Dieu », si bien que le garçon fut guéri. Il raconta ensuite l’anecdote des deux chameaux effrayés qui se prosternèrent devant lui, semblable à la version connue pour un seul chameau (6). Il se peut qu’il s’agisse d’une autre histoire, et Dieu sait mieux.