Son compagnon dit : « Il est châtié pour une chose qui n’est pas très grave. » Alors il (le Prophète) ordonna qu’on apporte une branche de palmier et qu’on la dispose sur sa tombe, puis il déclara : « Puissent ses tourments être allégés tant qu’elle restera fraîche. » (1)
Une autre chaîne de transmission rapporte : L’imam Aḥmad (2) a dit : « ʿAbd ar-Razzāq nous a raconté, d’après Maʿmar, d’après ʿAṭāʾ ibn as-Sāʾib, d’après ʿAbd Allāh ibn Ḥafṣ, d’après Yaʿlā ibn Murra ath-Thaqafī, qui a dit : “J’ai vu trois choses chez le Messager d’Allah (ﷺ). Alors que nous voyagions en sa compagnie, nous passâmes près d’un chameau que l’on faisait tourner pour puiser de l’eau. Lorsque le chameau l’aperçut, il se mit à gémir et abaissa son encolure. Le Prophète (ﷺ) vint à lui et dit : ‘Où est le propriétaire de ce chameau ?’ Alors l’homme s’avança. Il (le Prophète) lui dit : ‘Vends-le-moi.’ L’autre répondit : ‘Non, je vous en fais don.’ Le Prophète répliqua : ‘Non, vends-le-moi.’ Il insista : ‘Non, je vous le donne ; il appartient à une famille qui ne possède pas d’autre moyen de subsistance que lui.’ Le Prophète (ﷺ) dit alors : ‘Puisque tu évoques cette situation, il s’est plaint d’une trop grande charge de travail et d’un manque de nourriture. Prenez-en bien soin.’”
“Ensuite, nous reprîmes la route et nous nous arrêtâmes à un endroit. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’y endormit. Or, un arbre s’approcha en fendant la terre jusqu’à l’atteindre, puis il retourna à sa place. Quand il se réveilla, je le lui rapportai. Il dit : ‘C’est un arbre qui a demandé la permission à son Seigneur de saluer le Messager d’Allah (ﷺ), et Allah le lui a permis.’
“Puis, de nouveau nous reprîmes la route et nous passâmes près d’un point d’eau. Une femme s’approcha avec un enfant atteint d’un djinn ; le Prophète (ﷺ) le saisit par le nez et déclara : ‘Sors ! Je suis Muḥammad, le Messager d’Allah.’ Nous repartîmes. Au retour de notre voyage, nous croisâmes de nouveau ce point d’eau ; la même femme vint alors offrir des carottes (3) et du lait. Il (le Prophète) lui ordonna de reprendre ses carottes et il demanda à ses compagnons de boire le lait. Puis il l’interrogea à propos de l’enfant. Elle répondit : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, nous n’avons plus vu aucun signe de trouble de sa part depuis ton passage.’ (4)”
Une autre chaîne de transmission rapporte : L’imam Aḥmad (5) a dit : « ʿAbd Allāh ibn Numayr nous a raconté, d’après ʿUthmān ibn Ḥakīm, qui m’informa de ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAbd al-ʿAzīz, d’après Yaʿlā ibn Murra, lequel a dit : “J’ai certes vu chez le Messager d’Allah (ﷺ) trois choses que personne n’a vues avant moi et que personne ne verra après moi. Je suis parti en voyage avec lui. Alors que nous étions en route, nous passâmes devant une femme assise auprès d’un enfant qu’elle tenait. Elle s’écria : ‘Ô Messager d’Allah, cet enfant est atteint d’un mal, et nous en souffrons tout autant ; il est saisi plusieurs fois par jour, je ne sais combien de fois.’ Le Prophète (ﷺ) dit : ‘Donne-le-moi.’ Elle le lui remit, et il l’installa entre lui et le bat-flanc de la selle. Puis il ouvrit la bouche de l’enfant et y insuffla trois fois en disant : ‘Au nom d’Allah, je suis le serviteur d’Allah ; éloigne-toi, ennemi d’Allah !’ Ensuite, il le rendit à sa mère. Il ajouta : ‘Retrouvez-moi au retour, à cet endroit, pour m’informer de son état.’”
“Nous poursuivîmes notre route, puis nous revînmes, et nous retrouvâmes la femme au même endroit, cette fois avec trois brebis. Il (le Prophète) dit : ‘Comment va ton enfant ?’ Elle répondit : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité…’”