Il a également été rapporté par la chaîne suivante : Makkî ibn Ibrâhîm, d’après Fâʾid Abû al-Warqâʾ, d’après ʿAbd Allâh ibn Abî Awfâ, d’après le Prophète ﷺ, selon un contenu semblable à ce qui a été mentionné précédemment de la part d’Ibn ʿAbbâs.
Récit d’Abû Hurayra :
Abû Muḥammad ʿAbd Allâh ibn Ḥâmid al-Faqîh a dit : « Aḥmad ibn Ḥamdân nous a rapporté, puis ʿUmar ibn Muḥammad ibn Bujayr, puis Yûsuf ibn Mûsâ, puis Jarîr, d’après Yaḥyâ ibn ʿUbayd Allâh, d’après son père, d’après Abû Hurayra » :
« Nous partîmes avec le Messager de Dieu ﷺ dans une certaine direction. Nous arrivâmes près d’un enclos et nous trouvâmes là un nâdih (animal utilisé pour puiser de l’eau). Lorsque ce nâdih s’approcha, il leva la tête, aperçut le Messager de Dieu ﷺ puis posa son cou sur le sol. Les Compagnons du Messager de Dieu ﷺ dirent : “Nous sommes donc plus en droit de nous prosterner devant toi que cette bête.” Il répondit :
“Gloire à Dieu ! En dehors de Dieu ? Il ne convient à personne de se prosterner devant autrui en dehors de Dieu. Et si jamais j’ordonnais à qui que ce soit de se prosterner devant autre chose que Dieu, j’ordonnerais à la femme de se prosterner devant son mari.” »
Récit d’ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar à ce sujet :
L’imam Aḥmad (1) a dit : « Yazîd nous a rapporté, puis Mahdî ibn Maymûn, d’après Muḥammad ibn Abî Yaʿqûb, d’après al-Ḥasan ibn Saʿd, d’après ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar », et Behz et ʿAfân l’ont également rapporté :
« Un jour, le Messager de Dieu ﷺ me fit monter derrière lui, et il me confia une parole que je ne divulguerai jamais à quiconque. Le Messager de Dieu ﷺ aimait se dissimuler pour ses besoins derrière un obstacle (2) ou un enclos (3) de palmiers. Un jour, il entra dans l’un des vergers des Anṣâr. Voilà qu’un chameau vint à sa rencontre, se mit à gémir (4) et des larmes coulèrent de ses yeux (5). (Behz et ʿAfân rapportent : “Lorsqu’il vit le Messager de Dieu ﷺ, il gémit et ses yeux versèrent des larmes.”) Alors le Messager de Dieu ﷺ caressa son garrot (6) et ses tempes (7), et il se calma.
Le Prophète ﷺ demanda :
“Qui est le propriétaire de ce chameau ?”
Un jeune des Anṣâr répondit : “C’est le mien, ô Messager de Dieu.”
Le Prophète ﷺ dit :
“Ne crains-tu pas Dieu au sujet de cette bête que Dieu t’a confiée ? Il s’est plaint à moi que tu le laisses affamé et le soumets à un labeur exténuant.” (8)