La Kaʿba… Il (le Prophète) se mit alors à la frapper avec un objet qu’il tenait en main en disant : « Le Vrai est venu et le faux a disparu ; en vérité, le faux est voué à disparaître. Dis : “La vérité est venue et le faux n’engendre ni ne restaure rien” » (1).
Selon un autre récit, il ne pointait aucun des idoles sans qu’elle ne tombe sur le dos, et dans une autre version : sans qu’elle ne s’écroule.
Al-Bayhaqî (2) rapporta : « Nous ont informés Abû ʿAbd Allâh al-Ḥâfiẓ et Abû Bakr Aḥmad ibn al-Ḥasan al-Qâḍî, qui dirent : “Nous a transmis Abû al-ʿAbbâs Muḥammad ibn Yaʿqûb ; nous ont transmis Baḥr ibn Naṣr et Aḥmad ibn ʿIsâ al-La khmî, qui dirent : ‘Nous a transmis Bishr ibn Bakr (3), qui nous informa de la part d’al-Awzâʿî, d’après Ibn Shihâb, lequel déclara : ‘Al-Qâsim ibn Muḥammad ibn Abî Bakr al-Ṣiddîq m’a rapporté, de la part de ʿÂʾisha, qu’elle raconta :
“Le Messager de Dieu (ﷺ) entra alors que je me cachais derrière un qirâm (rideau décoratif). Il le déchira puis déclara : ‘Les gens les plus durement châtiés au Jour de la Résurrection sont ceux qui imitent la création de Dieu.’” (4)’” ».
Al-Awzâʿî ajouta : « ʿÂʾisha raconta aussi : “On présenta au Messager de Dieu (ﷺ) un bouclier portant l’image d’un aigle. Il y posa la main et Dieu – Exalté soit-Il – la fit disparaître.” »
Chapitre sur ce qui se rapporte aux animaux parmi les signes de la prophétie : l’histoire du chameau fugueur qui se prosterna devant lui et se plaignit à lui.
L’Imâm Aḥmad (5) dit : « Ḥusayn nous raconta : Khalaf ibn Khalîfa nous rapporta, d’après Ḥafṣ – c’est-à-dire Ibn ʿUmar – par l’intermédiaire de son oncle Anas ibn Mâlik. » Il dit :
« Il y avait un foyer parmi les Anṣâr qui possédait un chameau qu’ils utilisaient pour l’irrigation (6). Or il (7) se montra récalcitrant envers eux et leur refusa son dos. Les Anṣâr vinrent alors trouver le Messager de Dieu (ﷺ) et dirent : “Nous avions un chameau dont nous tirions l’eau, mais il est devenu difficile à maîtriser et nous empêche désormais de l’employer.” »