Le neuvième hadith d’après Umm Salama (qu’Allah soit satisfait d’elle) :
Abou Nuʿaym a rapporté, par la chaîne de transmission de Sharik al-Qâdî, ʿAmr ibn Abî Qays et Maʿallâ ibn Hilâl – tous trois la tenant de ʿAmmâr ad-Dahnî, lui-même la tenant de Abou Salama ibn ʿAbd ar-Rahmân, qui la tenait d’Umm Salama – qu’elle a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) avait une pièce de bois sur laquelle il s’appuyait lorsqu’il prononçait le sermon. On lui fabriqua alors un siège – ou un minbar. Quand le tronc se rendit compte qu’il n’était plus utilisé, il poussa un gémissement semblable au meuglement du taureau, que tous les fidèles présents dans la mosquée entendirent. Le Messager d’Allah (ﷺ) vint alors auprès de lui, et aussitôt il se calma. » (1) Ceci est la formulation de Sharik.
Dans une autre version rapportée par Maʿallâ ibn Hilâl, on indique qu’il s’agissait d’un tronc de palmier (dawm). Cette chaîne de transmission est bonne et n’a pas été retenue dans les recueils canoniques.
L’imam Ahmad et an-Nassâ’î (2) ont également rapporté, dans un hadith remontant à ʿAmmâr ad-Dahnî, d’Abou Salama, d’Umm Salama, qu’elle a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les montants de mon minbar se trouvent au Paradis.” » An-Nassâ’î a également rapporté, selon la même chaîne de transmission : « L’espace situé entre ma maison et mon minbar est un jardin parmi les jardins du Paradis. » (3)
Toutes ces voies de transmission, venant de ces différentes sources, confirment aux yeux des spécialistes de ce domaine la certitude de la survenue de ce prodige. Quiconque médite à ce sujet et l’examine attentivement, tout en connaissant l’état des rapporteurs, conclura de même. Qu’Allah soit notre soutien.
Le hâfid Abou Bakr al-Bayhaqî a déclaré : « Abou ʿAbd Allah al-Hâfiẓ nous a informés, en me transmettant le récit d’Abou Ahmad ibn Abî l-Hasan, qui l’avait reçu de ʿAbd ar-Rahmân ibn Muhammad ibn Idrîs ar-Râzî. Celui-ci a dit : “Mon père – c’est-à-dire Abou Hâtim ar-Râzî – a dit quʿAmr ibn Sawâd lui avait rapporté cette parole de l’imam ash-Shâfiʿî : ‘Jamais Allah n’a donné à un Prophète ce qu’Il a donné à Muhammad (ﷺ).’ J’ai demandé : ‘Allah n’a-t-Il pas donné à ʿÎsâ la capacité de ressusciter les morts ?’ Il répondit : ‘Il a donné à Muhammad (ﷺ) le tronc contre lequel il s’adossait pour prêcher, jusqu’à ce que le minbar fût construit ; lorsque ce minbar fut prêt, le tronc gémit et l’on put entendre son gémissement. C’est là un prodige plus grand encore que celui dʿʽÎsâ.’” » (4)