Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Tamîm ad-Dârî dit : « Ne devrions-nous pas te préparer une chaire (minbar) ? » Puis il rapporta le hadith.

Une autre voie de transmission provient d’Ibn ‘Umar :

L’imam Ahmad (1) a dit : « Ḥaddathanâ Ḥusayn, ḥaddathanâ Khalaf, d’après Abû Janâb – c’est-à-dire Yaḥyâ ibn Abî Ḥayya – d’après son père, d’après ‘Abd Allâh ibn ‘Umar, qui a dit :

“Il y avait dans la mosquée un tronc de palmier auprès duquel l’Envoyé de Dieu (ﷺ) appuyait son dos lorsqu’arrivait le jour du Vendredi ou lorsqu’un événement se produisait et qu’il voulait s’adresser aux gens. Alors ils dirent : ‘Ne pourrions-nous pas, ô Envoyé de Dieu, te préparer quelque chose à la hauteur de ta station ?’ Il répondit : ‘Cela ne vous gêne pas de le faire.’ Ils lui fabriquèrent donc une chaire en trois marches. Il s’y assit, et le tronc laissa échapper un gémissement semblable au meuglement d’une vache, par tristesse pour l’Envoyé de Dieu (ﷺ). Alors il l’enlaça et le caressa jusqu’à ce qu’il se calme.” (2)

Ce hadith est rapporté uniquement par Ahmad.

Septième hadith, transmis par Abû Sa‘îd al-Khudrî :

‘Abd ibn Ḥumayd al-Kashî (3) a dit : « Ḥaddathanâ ‘Alî ibn ‘Āṣim, d’après al-Jarîrî, d’après Abû Naḍrah al-‘Idî, qui m’a rapporté d’Abû Sa‘îd al-Khudrî :

‘Le Messager de Dieu (ﷺ) prononçait le sermon du Vendredi adossé à un tronc de palmier. Les gens lui dirent : “Ô Messager de Dieu, il y a maintenant beaucoup de monde – c’est-à-dire de musulmans – et tous souhaitent te voir. Ne voudrais-tu pas disposer d’une chaire (minbar) sur laquelle tu te tiendrais pour que les gens puissent te voir ?” Il répondit : “Oui. Qui nous fabriquera cette chaire ?” Un homme se leva alors et dit : “Moi.” Il lui demanda : “La feras-tu ?” Il dit : “Oui,” sans ajouter : “Si Dieu le veut.” Le Prophète lui demanda : “Quel est ton nom ?” Il répondit. Le Prophète ajouta : “Reste assis.” L’homme s’assit. Puis le Prophète reprit : “Qui nous fabriquera cette chaire ?” Un autre homme se leva et dit : “Moi.” Il lui demanda : “La feras-tu ?” Il dit : “Oui,” sans ajouter : “Si Dieu le veut.” Le Prophète demanda : “Quel est ton nom ?” L’homme répondit, et le Prophète lui dit : “Reste assis.” Il s’assit. Puis le Prophète reprit encore : “Qui nous fabriquera cette chaire ?” Un homme se leva et déclara : “Moi.” Il lui demanda : “La feras-tu ?” Il dit : “Oui,” sans ajouter : “Si Dieu le veut.” Le Prophète lui demanda : “Quel est ton nom ?” L’homme répondit, et le Prophète lui dit : “Reste assis.” Il s’assit. Puis le Prophète répéta : “Qui nous fabriquera cette chaire ?” Un homme se leva…”’

(1) Dans le Musnad (2/109). (2) C’est un hadith ḥasan, mais la chaîne de transmission est faible à cause de la faiblesse d’Abū Junāb, qui est Yaḥyā ibn Abī Ḥayā al-Kalbī, dont le père est inconnu. C’est ainsi que l’auteur l’a dit. Dans son propos, il y a deux erreurs : la première est qu’Alī ibn ʿĀṣim est le fils de Ṣuhayb al-Wāsiṭī, or il ne fait pas partie des narrateurs de Muslim ; il a seulement été rapporté par Abū Dāwūd, al-Tirmidhī et Ibn Mājah, ce qui le rend faible, mais qu’on peut prendre en considération comme expliqué en détail dans notre ouvrage al-Taḥrīr (3/47). La deuxième est que al-Jurayrī, qui est Saʿīd ibn ʿIyās, a été confondu avec un autre ; personne ne relate qu’Alī ibn ʿĀṣim ait entendu de lui avant cette confusion, donc il est plus probable qu’il ait entendu de lui après le mélange, ce qui pourrait expliquer l’étrangeté de ce contexte. Dieu est le plus savant (Bashār). (3) Ainsi dans (A), alors que dans l’édition imprimée il y a écrit al-Laythī. Il s’agit d’une erreur de transcription. On dit aussi al-Kassī avec un sīn (s), et c’est la lecture adoptée dans l’imprimé al-Muntaḫab min Masnaduh, mais ce hadith ne s’y trouve pas.
قال تميمٌ الداريّ: ألا نتخذُ لك منبرًا. فذكر الحديث. طريق أخرى عن ابن عمر: قال الإمام أحمد (١) : حدَّثنا حسين، حدَّثنا خلفٌ، عن أبي جَناب - وهو يحيى بن أبي حَيّة - عن أبيه، عن عبد الله بن عمر، قال: كان جذعُ نخلةٍ في المسجد يُسند رسولُ الله ﷺ ظهرَه إليه إذا كان يومَ جمعةٍ، أو حدثَ أمرٌ يُريدُ أن يُكلِّمَ الناسَ، فقالوا: ألا نجعلُ لكَ يا رسولَ الله شيئًا كقَدرِ قيامِك؟ قال: "لا عليكم أن تفعلوا" فصنعوا له منبرًا ثلاثَ مراقٍ، قال: فجلس عليه، قال: فخارَ الجذعُ كما تخورُ البقرةُ جزعًا على رسول الله ﷺ ، فالتزمَه ومسحَه حتى سكنَ (٢) . تفرد به أحمد. الحديث السابع عن أبي سعيد الخدري: قال عبدُ بن حُميد الكشي (٣) : حدَّثنا علي بن عاصم، عن الجريري، عن أبي نضرة العيدي، حدَّثني أبو سعيد الخدري، قال: كان رسولُ الله ﷺ يخطبُ يومَ الجمعة إلى جذعِ نخلةٍ، فقال له الناس: يا رسول الله، إنه قد كَثُرَ الناسُ - يعني: المسلمين - وإنهم ليحبُّون أن يروكَ، فلو اتَّخذتَ مِنبرًا تقومُ عليه ليراكَ الناس؟ قال: "نعم، مَن يجعلُ لنا هذا المنبر؟ " فقامَ إليه رجلٌ فقال: أنا، قال: " تجعله؟ " قال: نعم، ولم يقل: إن شاء الله، قال: "ما اسمك؟ " قال: فلان، قال: "اقعد" فقعدَ، ثم عاد فقال: "مَن يجعلُ لنا هذا المنبر؟ " فقام إليه رجل فقال: أنا، قال: " تجعله؟ " قال: نعم، ولم يقل: إن شاء الله، قال: " ما اسمك؟ " قال: فلان، قال: "اقعد" فقعد، ثم عاد فقال: "مَن يجعلُ لنا هذا المنبر؟ " فقام إليه رجلٌ، فقال: أنا، قال: "تجعلُه؟ " قال: نعم، ولم يقل: إن شاء الله، قال: "ما اسمك؟ " قال: فلان، قال: "اقعد" فقعد، ثم عاد فقال: "مَن يجعلُ لنا هذا المنبر" فقام إليه
(١) في المسند (٢/ ١٠٩). (٢) وهو حديث حسن، وهذا إسناد ضعيف لضعف أبي جناب وهو يحيى بن أبي حية الكلبي، وأبوه مجهول. هكذا قال المصنف (رحمه الله) ، وفي قوله هذا وهم من وجهين، الأول: أن علي بن عاصم هو ابن صهيب الواسطي ليس من رجال مسلم إنما روى له أبو داود والترمذي وابن ماجه حسب، وهو ضعيف يعتبر به كما بيناه مفصلًا في كتابنا التحرير (٣/ ٤٧)، الثاني: أن الجريري وهو سعيد بن إياس قد اختلط بأخرة، ولم يذكر أحد أن علي بن عاصم سمع منه قبل الاختلاط فالراجح أنه سمع منه بعد اختلاطه، ولعل هذا هو سبب الغرابة في هذا السياق، والله أعلم (بشار). (٣) كذا في (أ) وفي المطبوع: الليثي. وهو تصحيف، ويقال فيه الكسي، بالسين أيضًا، وطبع المنتخب من مسنده، وهذا الحديث ليس فيه.

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