Il s’installait chez lui et puisait abondamment de son savoir, tout en étant très influencé par ses conceptions doctrinales. En effet, al-Mizzi comptait parmi les plus fidèles soutiens de Shaykh al-Islam Ibn Taymiyya. Il nous a également décrit la maladie qui causa sa mort ainsi que ses funérailles imposantes. Il déclara :
« Le décès de notre maître Abou al-Hajjâj al-Mizzi : il tomba malade quelques jours seulement, sans que cela ne l’empêche de se rendre à la prière en assemblée, ni d’assister aux cours et de transmettre le hadith. Arriva alors le vendredi 11 Safar : il transmit encore le hadith jusqu’à l’approche de l’heure de la prière, puis il rentra chez lui pour faire ses ablutions avant d’aller prier. Il fut alors saisi d’un violent mal de ventre, qu’il crut n’être qu’une colique, alors que c’était en réalité la peste. Il ne put donc pas assister à la prière. Lorsque nous eûmes fini de prier, on m’informa qu’il s’était retiré. Je me rendis donc chez lui et l’y trouvai en proie à de forts frissons, tant la douleur était grande. Je l’interrogeai sur son état, et il ne cessait de répéter : “Louange à Dieu.” Puis il m’expliqua la gravité de son mal. Il accomplit lui-même la prière de dhor et se rendit pour les ablutions, qu’il effectua tant bien que mal malgré la vive douleur. Cet état perdura le lendemain, samedi. Lorsque l’heure de la prière de dhor arriva, je n’étais pas auprès de lui, mais sa fille Zaynab, ma propre épouse, nous a raconté que, lorsque retentit l’appel (adhân) de la prière de dhor, ses facultés mentales se troublèrent légèrement. Elle lui dit : “Père ! On a fait l’appel à la prière de dhor !” Il invoqua Dieu et déclara vouloir prier. Il se purifia par le tayammum et pria, puis s’allongea en récitant le Verset du Trône, jusqu’à ce que sa langue ne parvînt plus à l’articuler. Son âme fut alors reprise entre les deux prières, — qu’Allah lui fasse miséricorde —, le samedi 12 Safar.
Le lendemain, dimanche 13 Safar au matin, il fut lavé, enveloppé dans son linceul, puis on pria sur lui à la Grande Mosquée des Omeyyades. Ensuite, une autre prière funéraire fut célébrée pour lui à l’extérieur de la Porte an-Naṣr. Il fut inhumé au cimetière des soufis, à côté de son épouse pieuse, gardienne du Livre de Dieu, ‘Aïcha bint Ibrâhîm ibn Ṣaddîq, à l’ouest de la tombe du Shaykh Taqî al-Dîn Ibn Taymiyya — qu’Allah leur fasse à tous miséricorde —. » (1)
14 – Muhammed ibn Ahmad ‘Uthmân ibn Qaymaz, Abou ‘Abd Allah ad-Dhahabî at-Turkumânî al-Fâriqî ad-Dimachqî, décédé en 748 de l’Hégire :
Ibn Kathîr fut l’élève de ce maître dans les sciences du tafsîr, du hadith et de l’histoire, et il transmit de lui. Dans sa biographie, il dit :
« Dans la nuit du lundi 3 dhû al-ḥijja, mourut le grand ḥâfiẓ, l’historien de l’islam et shaykh des traditionnistes, Shams ad-Dîn Abou ‘Abd Allah Muḥammad ibn Aḥmad ibn ‘Uthmân ad-Dhahabî, au mausolée de Umm aṣ-Ṣâliḥ. On pria sur lui le lundi à la prière du dhor dans la Grande Mosquée de Damas, et il fut inhumé à Bâb aṣ-Ṣaghîr. C’est avec lui que s’est clôturée l’ère des maîtres du ḥadith et de ses grands mémorisateurs — qu’Allah lui fasse miséricorde —. » (2)
15 – Maḥmûd ibn ‘Abd ar-Raḥmân, Shams ad-Dîn, Abou ath-Thanâ’ al-Aṣbahânî, décédé en 749 de l’Hégire :
Ibn Kathîr reçut de lui la science du fiqh, car il excellait dans les sciences rationnelles, il avait une croyance saine et portait un grand amour à l’égard des gens de vertu. (3)