On confectionna pour lui un minbar, et il s’y trouvait. Nous avons alors entendu ce tronc pousser un cri semblable à celui des chamelles sur le point de mettre bas, jusqu’à ce que le Prophète (ﷺ) vînt et posât sa main sur lui, si bien qu’il se calma (1).
Seul al-Bukhârî le rapporte.
Une autre chaîne de transmission à son propos :
Le hâfidh Abou Bakr al-Bazzâr a dit : « Nous a rapporté Muhammad ibn al-Muthannâ ; nous a rapporté Abou al-Masâwar ; nous a rapporté Abou ‘Awânah, d’après al-A‘mash, d’après Abou Sâlih (qui est Dhakwân), d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, et d’après Abou Ishâq, d’après Kurayb, d’après Jâbir, qui a dit :
“Il y avait dans la mosquée un morceau de bois auquel le Prophète (ﷺ) s’adressait lors du prône. Ils dirent : ‘Si nous te fabriquions un siège à la manière d’une chaire, pour que tu t’y tiennes ?’ Ce qu’ils firent. Alors le morceau de bois se mit à gémir comme une chamelle en manque de son petit. Le Prophète (ﷺ) s’approcha, l’enlaça et posa sa main sur lui, si bien qu’il se calma.” (2)
Abou Bakr al-Bazzâr déclara : « Je pense que nous l’avons effectivement rapporté selon Abou ‘Awânah, d’après al-A‘mash, d’après Abou Sâlih, d’après Jâbir, et d’après Abou Ishâq, d’après Kurayb, d’après Jâbir, suivant le récit rapporté par Abou al-Masâwar d’après Abou ‘Awânah. »
Nous a également rapporté Muhammad ibn ‘Uthmân ibn Karamah ; nous a rapporté ‘Ubayd Allâh ibn Mûsâ, d’après Israël, d’après Abou Ishâq, d’après Sa‘îd ibn Abî Karib (3), d’après Jâbir, d’après le Prophète (ﷺ), avec un sens équivalent. Or, la version correcte est bien « Sa‘îd ibn Abî Karib (3) », et « Kurayb » est une erreur. Nous ne connaissons personne d’autre qu’Abou Ishâq qui rapporte d’après Sa‘îd ibn Abî Karib (3).
J’ajoute : ils ne l’ont pas rapporté par cette voie, et celle-ci est bonne.
Une autre chaîne à propos de Jâbir :
L’imam Ahmad (4) a dit : « Nous a rapporté Yahyâ ibn Âdam ; nous a rapporté Israël, d’après Abou Ishâq, d’après Sa‘îd ibn Abî Karib, d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, qui a dit :
“Le Prophète (ﷺ) prononçait son sermon adossé à un tronc de bois. Lorsqu’un minbar lui fut installé, ce tronc se mit à gémir comme une chamelle. Alors il s’approcha et posa sa main sur lui, et le tronc se calma.” »