Il tomba alors à terre et se mit à sautiller jusqu’à parvenir auprès du Messager d’Allah. Puis celui-ci lui dit : « Retourne », et il repartit jusqu’à retrouver son emplacement initial. Alors il déclara : « Je témoigne que tu es le Messager d’Allah », et il crut (1).
Al-Bayhaqī a dit : « Al-Bukhārī l’a rapporté dans “At-Tārīkh”, d’après Muḥammad ibn Saʿīd al-Iṣbahānī (2). »
J’ai dit : Il se peut qu’il ait d’abord déclaré qu’il s’agissait de magie, puis qu’il ait réfléchi et embrassé l’islam et cru après que Dieu l’y eut guidé — et Dieu est plus savant.
Un autre ḥadīth, rapporté selon Ibn ʿUmar à ce sujet : Al-Ḥākim Abū ʿAbd Allāh an-Naysābūrī a dit : « Abū Bakr Muḥammad ibn ʿAbd Allāh al-Warrāq nous a informés, al-Ḥasan ibn Sufyān nous a informés, Abū ʿAbd ar-Raḥmān ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ibn Abān al-Juʿfī nous a informés, Muḥammad ibn Fuḍayl nous a rapporté, d’après Abū Ḥayyān, d’après ʿAṭāʾ, d’après Ibn ʿUmar. »
Il dit : « Nous étions en voyage avec le Messager d’Allah (ﷺ) lorsqu’un bédouin arriva. Lorsqu’il s’en approcha, le Messager d’Allah lui dit : “Où vas-tu ?” Il répondit : “Vers ma famille.” Il lui dit : “Ne voudrais-tu pas de ce qu’il y a de meilleur ?” — “Et qu’est-ce donc ?” demanda-t-il. Le Prophète répondit : “Que tu attestes qu’il n’est de dieu qu’Allah, l’Unique sans associé, et que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager.” Le bédouin dit alors : “As-tu un témoin de ce que tu affirmes ?” — “Cet arbre”, répondit le Prophète. Le Messager d’Allah (ﷺ) appela l’arbre, qui se trouvait sur le flanc de la vallée ; il s’avança en traçant un sillon dans la terre jusqu’à se placer devant lui. Le Prophète le prit à témoin à trois reprises, et il attesta que c’était bien comme il le disait. Puis l’arbre retourna à son emplacement initial. Le bédouin retourna alors auprès des siens en déclarant : “S’ils me suivent, je reviendrai avec eux. Sinon, je reviendrai et demeurerai auprès de toi.” (3) »
Cette chaîne de transmission est bonne, mais ils ne l’ont pas rapportée (4), pas même l’imam Aḥmad, et Dieu est plus savant.
Chapitre : Le gémissement du tronc de palmier, par désir du Messager d’Allah et par émotion à l’idée de sa séparation.
Ce fait est rapporté dans le ḥadīth de plusieurs Compagnons, par diverses voies qui, de l’avis des maîtres de ce domaine et de ses spécialistes, confèrent la certitude.
(Le juge ʿIyāḍ a dit, dans son ouvrage “ash-Shifāʾ” (5) : « Il s’agit d’un ḥadīth célèbre, très répandu et transmis de façon multiple (mutawātir). Les auteurs des recueils authentiques l’ont rapporté. Il est transmis par une douzaine de Compagnons, parmi lesquels : Ubayy, Jābir, Anas, Ibn ʿUmar, Ibn ʿAbbās, Sahl ibn Saʿd, Abū Saʿīd, Buraydah, Umm Salamah, et al-Muṭṭalib ibn Abī Wadāʿah (6). »)