Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

On rapporte que le Messager de Dieu se tenait sur le mont Hajjoun, accablé par les vexations des polythéistes. Il dit alors : « Ô Dieu, montre-moi aujourd’hui un signe après lequel je ne me soucierai plus de quiconque me traitera de menteur. » On raconte qu’il reçut alors l’ordre d’appeler un arbre qui se trouvait vers le col des habitants de Médine ; l’arbre s’approcha en creusant la terre jusqu’à parvenir auprès du Prophète. Ce dernier lui ordonna ensuite de retourner à sa place, ce qu’il fit. Le Prophète dit alors : « Je ne me soucie plus, après cela, de quiconque parmi les miens me traite de menteur. » (1)

Al-Bayhaqî a ensuite rapporté : « Al-Hâkim et Abû Sa‘îd ibn Abî ‘Amr nous ont informés ; ils ont dit : “Al-Aṣamm nous a rapporté, d’Ahmad ibn ‘Abd al-Jabbâr, d’après Yûnus ibn Bukayr, d’après Mubârak ibn Faḍâlah, d’après al-Ḥasan, qui a dit : Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se rendit dans un des défilés de La Mecque. Il était alors envahi par la tristesse, en raison du démenti que son peuple lui opposait. Il dit : ‘Seigneur, montre-moi ce qui apaisera mon cœur et chassera cette tristesse.’ Dieu lui révéla : ‘Appelle à toi n’importe quelle branche de cet arbre.’ Il appela donc une branche, qui se détacha de sa place et avança en fendant la terre jusqu’à atteindre le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Le Prophète lui dit : ‘Retourne à ta place.’ Elle y retourna, et le Messager de Dieu loua Dieu, et son âme s’en trouva rassérénée.” Les polythéistes avaient alors déclaré : “Te prends-tu pour supérieur à ton père et à tes ancêtres, ô Muhammad ?” Dieu fit alors descendre : « Dis : ‘Est-ce donc un autre que Dieu que vous m’ordonnez d’adorer, ô ignorants ?’ » (Coran 39 : 64) et les versets suivants. (2) » » Al-Bayhaqî (3) déclara : « Ce hadith mursal est corroboré par le récit précédent. »

Hadith suivant : L’imam Aḥmad (4) rapporta : « Abû Mu‘âwiyah nous a rapporté, d’al-A‘mash, d’après Abû Ẓabiyân — Ḥuṣayn ibn Jundab — d’après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : ‘Un homme de la tribu Banû ‘Âmir vint trouver le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et lui dit : “Ô Messager de Dieu, montre-moi le sceau [de la prophétie] qui est entre tes épaules, car je suis parmi les plus compétents en médecine.” Le Messager de Dieu lui répondit : “Ne veux-tu pas que je te montre plutôt un signe ?” Il répondit : “Oui.” Le Prophète tourna alors son regard vers un palmier et dit : “Appelle cette grappe.” Il l’appela, et elle vint en sautillant devant lui. Puis le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) lui dit : “Retourne.” Elle retourna à sa place. L’homme de la tribu Banû ‘Âmir s’exclama alors : “Ô gens de Banû ‘Âmir ! Je n’ai jamais vu aujourd’hui personne de plus grand magicien que lui !”’ (5). »

(1) Dalaʾil al-Nubuwwa ; de al-Bayhaqī (6/13) dans son isnād à ʿAlī ibn Zayd ibn Judʿān, lequel est faible. Et « ʿUqba » : le sentier montant dans la montagne, et « takhadd » : une fissure. (2) Dalaʾil al-Nubuwwa, de al-Bayhaqī (6/14), cité de manière mursal d’al-Ḥasan al-Baṣrī. (3) Dans les Dalaʾil, al-Bayhaqī a dit : ce mursal est une preuve à l’appui de ce qui a été dit précédemment au sujet du muṣūl. (4) Dans son Musnad (1/223). (5) Rapporté par l’imam Aḥmad dans le Musnad (1/223), n° (1954), c’est un ḥadīth ṣaḥīḥ.
أن رسول الله كان على الحجون كئيبًا لما آذاه المشركون، فقال: "اللهم أرني اليوم آية لا أُبالي من كذَّبني بعدَها" قال: فأُمِرَ، فنادى شجرةً من قِبَل عَقَبةِ أهل المدينة، فأقبلت تخدُّ الأرضَ حتى انتهت إليه، قال: ثم أمرَها فرجعت إلى موضِعها، قال: فقال: " ما أبالي من كذَّبني بعدَها من قومي" (١) . ثم قال البيهقي: أخبرنا الحاكم وأبو سعيد بن أبي عمرو، قالا: حدَّثنا الأصم، حدَّثنا أحمد بن عبد الجبار، عن يونس بن بُكير، عن مُبارك بن فَضالة، عن الحسن، قال: خرج رسولُ الله ﷺ إلى بعض شِعَاب مكة، وقد دخله من الغمّ ما شاء الله من تكذيب قومه إياه، فقال: "يارب أرني ما أطمئن إليه، ويذهب عني هذا الغم" فأوحى الله إليه: ادعُ إليك أيّ أغصانِ هذه الشجرة شئتَ، قال: فدعا غصنًا، فانتزعَ من مكانه ثم خدَّ في الأرض حتى جاء رسولَ الله ﷺ ، فقال له رسول الله: "ارجع إلى مكانك" فرجعَ، فحمد اللهَ رسولُ الله وطابت نفسُه، وكان قد قال المشركون: "أَفَضَلت أباكَ وأجدادَك يا محمد؟ ! فأنزل الله: ﴿قُلْ أَفَغَيْرَ اللَّهِ تَأْمُرُونِّي أَعْبُدُ أَيُّهَا الْجَاهِلُونَ﴾ [الزمر: ٦٤] الآيات (٢) . قال البيهقي (٣) : وهذا المرسل يشهد له ما قبله. حديث آخر قال الإمام أحمد (٤) : حدَّثنا أبو معاوية، حدَّثنا الأعمش، عن أبي ظبيان - وهو حصين بن جندب - عن ابن عباس، قال: أتى النبيَّ ﷺ رجلٌ من بني عامر فقال: يا رسول الله أرني الخاتَم الذي بين كتفيك فإني من أطبِّ الناس، فقال له رسولُ الله ﷺ : "ألا أريك آية؟ " قال: بلى، قال: فنظرَ إلى نخلةٍ، فقال: " ادعُ ذلكَ العِذق " فدعاه، فجاء ينقز بين يديه، فقال له رسول الله ﷺ : " ارجع" فرجعَ إلى مكانه، فقال العامري: يا آل بني عامر، ما رأيتُ كاليوم رجلًا أسحرَ من هذا (٥) .
(١) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ١٣) في إسناده علي بن زيد بن جدعان، وهو ضعيف. و" عقبة ": الطريق الصاعد في الجبل، و "تخد": تشق. (٢) دلائل النبوة، للبيهقي (٦/ ١٤) وهو مرسل عن الحسن البصري. (٣) في الدلائل: قال البيهقي: وهذا المرسل لما تقدم من الموصول شاهد. (٤) في مسنده (١/ ٢٢٣). (٥) رواه الإمام أحمد في المسند (١/ ٢٢٣) رقم (١٩٥٤) وهو حديث صحيح.

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