Il nous conduisit dans une pièce qu’il possédait, puis il sortit la clé de sa ceinture et ouvrit la porte. Dukaïn raconta : « À l’intérieur de la pièce se trouvait une quantité de dattes qui ressemblait à un jeune palmier étendu. » Il dit alors : « Prenez-en comme bon vous semble. » Il poursuivit : « Ainsi, chacun de nous y prit ce dont il avait besoin, puis il se retourna – j’étais parmi les derniers – et c’était comme si nous n’avions pas retiré la moindre datte (1). »
Ensuite, Aḥmad l’a rapporté d’après Muḥammad et Ya‘lâ, fils (2) de ‘Ubayd, eux-mêmes le tenant d’Ismā‘īl – qui est Ibn Abī Khālid – de Qays – qui est Ibn Abī Ḥāzim – d’après Dukaïn, à ce propos (3). Abū Dāwūd le rapporta également (4) d’après ‘Abd ar-Raḥīm ibn Muṭarraf ar-Rawāsī, d’après ‘Īsā ibn Yūnus, d’après Ismā‘īl, avec le même contenu.
Autre ḥadīth : ‘Alī ibn ‘Abd al-‘Azīz a dit : « Abū Nu‘aym nous a rapporté, Ḥusharj ibn Nubāta nous a rapporté, Abū Naḍra nous a rapporté, et celui-ci l’a reçu d’Abū Rajā’, qui a dit : Le Messager de Dieu (ﷺ) sortit et pénétra dans un verger appartenant à l’un des Anṣār ; il le vit l’irriguer de bout en bout. Le Messager de Dieu (ﷺ) lui demanda : “Que me donnerais-tu si je parvenais à irriguer ton verger ?” L’homme répondit : “Je m’épuise déjà à essayer de l’irriguer, sans y parvenir.” Le Messager de Dieu (ﷺ) dit : “M’offrirais-tu cent dattes, que je choisirai dans ta récolte ?” Il répondit : “Oui.” Alors, le Messager de Dieu (ﷺ) saisit le seau et, en peu de temps, il l’irrigua si bien que l’homme s’écria : “Mon verger est submergé !” Le Messager de Dieu (ﷺ) choisit alors cent dattes parmi ses fruits. » Il est rapporté : « Lui-même et ses compagnons en mangèrent jusqu’à satiété, puis il lui rendit cent dattes, comme il les lui avait prises (5). »
C’est un ḥadīth jugé “gharīb”. Le ḥāfiẓ Ibn ‘Asākir l’a mentionné dans son ouvrage “Dalāʾil an-Nubuwwah” au début de son “Tārīkh”, avec sa chaîne de transmission, d’après ‘Alī ibn ‘Abd al-‘Azīz al-Baghawī, conformément à ce qui précède.
Nous avons déjà mentionné, en relatant la conversion de Salmān al-Fārisī, l’histoire des palmiers que le Messager de Dieu (ﷺ) planta de sa noble main pour Salmān : aucun d’entre eux ne dépérit ; tous prospérèrent, au nombre de trois cents. Nous avons également relaté comment il multiplia l’or, lorsqu’il le fit passer sur sa noble langue, au point que Salmān put alors acquitter les sommes dues pour son affranchissement, et il fut libéré (qu’Allah l’agrée et lui accorde Sa satisfaction).
Chapitre : La soumission des arbres au Messager de Dieu (ﷺ)
Nous avons déjà cité le ḥadīth rapporté par Muslim (6) d’après Ḥātim ibn Ismā‘īl, lui-même d’après Abū Ḥarza Ya‘qūb ibn Mujāhid, d’après ‘Ubāda ibn al-Walīd ibn ‘Ubāda, d’après Jābir ibn ‘Abd Allāh, qui a dit