Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Zaynab, la Juive, l’avait apportée. Le bras (de la bête) l’informa alors de la présence du poison, après qu’il en eut mordu un morceau (1), comme nous l’avons déjà exposé en détail lors de la bataille de Khaybar.

Autre chaîne de transmission : Al-Hafiz Abou Ya‘lâ a dit : « Abou Bakr ibn Abî Shayba nous a rapporté : “Zayd ibn al-Hubâb nous a rapporté : ‘Fâ’id, affranchi de ‘Ubayd Allâh ibn Abî Râfi‘, m’a rapporté, d’après Abou Râfi‘ qui a dit :

“Je me rendis auprès du Messager de Dieu (ﷺ) le jour de la bataille du Fossé (al-Khandaq) avec un mouton dans un panier. Il me dit : ‘Ô Abou Râfi‘, donne-moi le bras (de l’animal).’ Je le lui remis. Puis il répéta : ‘Ô Abou Râfi‘, donne-moi le bras.’ Je le lui remis. Ensuite il répéta encore : ‘Ô Abou Râfi‘, donne-moi le bras.’ Je dis : ‘Ô Messager de Dieu, le mouton n’a-t-il pas seulement deux bras (pattes avant) ?’ Il me répondit : ‘Si tu étais resté silencieux un moment, tu m’aurais donné ce que je t’avais demandé.’”” »

Il existe une interruption dans cette chaîne de transmission. Abou Ya‘lâ rapporta également : « Muhammad ibn Abî Bakr al-Maqdamî nous a rapporté : “Fudayl ibn Sulaymân nous a rapporté : ‘Fâ’id, l’affranchi de ‘Ubayd Allâh, nous a rapporté, d’après ‘Ubayd Allâh qui tenait de sa grand-mère Salma :

“Le Prophète (ﷺ) envoya à Abou Râfi‘ un mouton — c’était, à ce que je sais, le jour d’al-Khandaq —, alors Abou Râfi‘ le fit rôtir alors qu’il n’y avait pas de pain, puis il se mit en route. Le Prophète (ﷺ) le rencontra alors qu’il revenait du Fossé et lui dit : ‘Ô Abou Râfi‘, pose ce que tu portes.’ Il le déposa, puis le Prophète dit : ‘Ô Abou Râfi‘, donne-moi le bras.’ Je le lui remis. Ensuite, il dit : ‘Ô Abou Râfi‘, donne-moi le bras.’ Je le lui remis. Puis il dit encore : ‘Ô Abou Râfi‘, donne-moi le bras.’ Je dis : ‘Ô Messager de Dieu, le mouton n’a-t-il pas seulement deux bras ?’ Il répondit : ‘Si tu étais resté silencieux, tu m’aurais donné ce que je t’avais demandé.’”” »

Ce hadith est également rapporté par la voie d’Abou Hurayra. L’imam Ahmad a dit : « Ad-Dahhâk nous a rapporté : Ibn ‘Ajlân nous a rapporté, d’après son père, d’après Abou Hurayra : “On fit cuire un mouton, et le Messager de Dieu (ﷺ) dit : ‘Donne-moi le bras (de l’animal).’ Je le lui remis. Puis il dit : ‘Donne-moi le bras.’ Je le lui remis. Ensuite, il dit : ‘Donne-moi le bras.’ Je dis : ‘Ô Messager de Dieu, le mouton n’a-t-il pas seulement deux bras ?’ Il répondit : ‘Si tu l’avais cherché, tu l’aurais trouvé.’” (2)

Autre hadith : L’imam Ahmad a dit : « Waki‘ nous a rapporté (d’après Ismâ‘îl, d’après Qays), d’après Dukayn ibn Sa‘îd al-Khath‘amî, qui a dit : “Nous nous rendîmes auprès du Messager de Dieu (ﷺ), et nous étions quatre cents quarante hommes à lui demander de la nourriture. Le Prophète (ﷺ) dit alors à ‘Umar : ‘Lève-toi et donne-leur (de la nourriture).’ ‘Umar répondit : ‘Ô Messager de Dieu, je n’ai que de quoi subvenir à mes besoins et à ceux des enfants.’” Waki‘ explique que le mot ‘al-qaydh’, en langue arabe, désigne une période de quatre mois. Le Prophète (ﷺ) reprit : ‘Lève-toi et donne-leur.’ ‘Umar s’exécuta en disant : ‘Ô Messager de Dieu, j’écoute et j’obéis.’ Alors il se leva, et nous nous levâmes avec lui, puis il grimpa…” »

(1) « Nahasa » : prendre de la chair avec les extrémités des dents, et avec toutes les dents : nahsha (mordre). (2) Rapporté par Ahmad dans le Musnad n° (2/517) d'après le hadith d'Abu Hurayra, et sa chaîne de transmission est bonne, provenant initialement de Muhammad ibn ʿAjlān, bien que son hadith ne soit pas considéré comme authentique (ṣaḥīḥ). (3) Ce qui est entre parenthèses a été omis dans le manuscrit original et rétabli d'après le Musnad ; Ismāʿīl est le fils d'Abū Khālid, et Qays est le fils d'Abū Ḥāzim.
أحضرتها زينبُ اليهودية، فأخبرَه الذراعُ بما فيه من السُّمّ، لمَّا نَهَسَ (١) منه نهسةً، كما قدمنا ذلك في غزوة خيبر مبسوطًا. طريق أخرى: قال الحافظ أبو يعلى: حدَّثنا أبو بكر بن أبي شيبة، حدَّثنا زيدُ بن الحُباب، حدَّثني فائد مولى عُبيد الله بن أبي رافع، عن أبي رافع قال: أتيتُ رسولَ الله ﷺ يومَ الخندق بشاةٍ في مِكتل فقال: " يا أبا رافع، ناولني الذراع" فناولته، ثم قال: "يا أبا رافع، ناولني الذراع " فناولته، ثم قال: " يا أبا رافع، ناولني الذراع" فقلت: يا رسولَ الله أللشاة إلا ذراعان؟ فقال: " لو سكتَّ ساعةً ناولتنيه ما سألتُك " . فيه انقطاع من هذا الوجه. وقال أبو يعلى أيضًا: حدَّثنا محمد بن أبي بكر المقدمي، حدَّثنا فُضيل بن سليمان، حدَّثنا فايد مولى عُبيد الله، حدَّثني عُبيد الله؛ أن جدَّته سلمى أخبرته: أن النبيَّ ﷺ بعثَ إلى أبي رافع بشاة، وذلك يومَ الخندق فيما أعلم، فَصَلاها أبو رافع ليس معها خبز، ثم انطلق بها، فلقيَه النبيُّ ﷺ راجعًا من الخندق فقال: "يا أبا رافع، ضع الذي معك" فوضعه، ثم قال: يا أبا رافع، ناولني الذراع " فناولته، ثم قال: " يا أبا رافع، ناولني الذراع " فناولته، ثم قال: " يا أبا رافع، ناولني الذراع " فقلت: يا رسولَ الله، هل للشاة غير ذراعين؟ فقال: لو سكتَّ لناولتني ما سألتك. وقد رُوي من طريق أبي هريرة. قال الإمام أحمد: حدَّثنا الضحَّاك، حدَّثنا ابن عَجلان، عن أبيه، عن أبي هريرة: أن شاةً طُبخت، فقال رسول الله ﷺ : "أعطني الذراع " فناولته إياه، فقال: " أعطني الذراع " فناولته إياه، ثم قال: أعطني الذراع" فقال: يا رسول الله إنما للشاة ذراعان، قال: " أما إنك لو التمستَها لوجدتَها" (٢) . حديثٌ آخر: قال الإمام أحمد: حدَّثنا وكيع (عن إسماعيل، عن قيس) (٣) ، عن دُكين بن سعيد الخثعمي، قال: أتينا رسولَ الله ﷺ ، ونحن أربعون وأربعمئة نسألُه الطعامَ، فقال النبيُّ ﷺ لعمرَ: " قم فأعطهم " فقال: يا رسول الله، ما عندي إلا ما يَقيظني والصِّبية، قال وكيع: القيظ في كلام العرب أربعة أشهر. قال: " قم فأعطِهم " قال: يا رسول الله، سمعًا وطاعة. قال: فقام عمرُ وقمنا معه فصعِدَ
(١) " نهسَ ": أخذ من اللحم بأطراف الأسنان، وبكل الأسنان: نهش. (٢) رواه أحمد في المسند رقم (٢/ ٥١٧) من حديث أبي هريرة، وإسناده حسن من أصل محمد بن عجلان، فإن حديثه لا يرتقي إلى مرتبة الصحيح. (٣) ما بين القوسين سقط من الأصل، وأثبته من المسند، وإسماعيل هو ابن أبي خالد، وقيس هو ابن أبي حازم.

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