Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le Prophète ﷺ reçut un invité. Il envoya quelqu’un auprès de ses épouses afin de trouver de quoi le nourrir, mais aucune d’entre elles ne possédait la moindre nourriture. Il dit alors : « Ô Allah, je Te demande Ta faveur et Ta miséricorde, car nul ne les détient en dehors de Toi. » On rapporte qu’une brebis rôtie (1) lui fut offerte. Il déclara : « Voilà la faveur d’Allah, quant à la miséricorde, nous l’attendons encore. » (2)

Abou ‘Ali dit : « Mohammad ibn ‘Abdân al-Ahwâzî me l’a rapporté de lui. » Il ajouta : « Le récit correct de Zubayd est transmis sous forme mursal (omettant un maillon dans la chaîne). » Mohammad ibn ‘Abdân nous le rapporta, mon père nous le rapporta, Al-Ḥasan ibn Al-Ḥârith al-Ahwâzî nous le rapporta, ‘Ubayd Allâh ibn Mûsâ nous en informa, d’après Mis‘ar, d’après Zubayd (3), puis il le mentionna en version mursal.

Un autre ḥadith :
Al-Bayhaqî dit : « Abou ‘Abd al-Raḥmân as-Sulamî nous a informés, Abou ‘Amr ibn Ḥamdân nous a rapporté, Al-Ḥasan ibn Sufyân nous a relaté, Isḥâq ibn Manṣûr nous a informés, Sulaymân ibn ‘Abd ar-Raḥmân nous a relaté, ‘Amr ibn Bishr ibn as-Saraḥ nous a rapporté, Al-Walîd ibn Sulaymân ibn Abî as-Sâ’ib nous a rapporté, d’après Wâthilah ibn al-Khaṭṭâb, d’après son père, de son grand-père Wâthilah ibn al-Asqa‘, qui a dit : »

« Le mois de Ramaḍân arriva alors que nous étions parmi les gens de Ahl aṣ-Ṣuffa. Nous jeûnions, et quand le moment de rompre le jeûne (iftâr) arrivait, chacun de nous partait avec l’un des gens de la Bay‘ah, et ce dernier l’emmenait pour le faire dîner. Il arriva un soir où personne ne vint nous chercher ; nous passâmes la nuit ainsi, et le matin arriva sans qu’aucune visite ne nous fût rendue. Nous allâmes alors voir le Messager d’Allah ﷺ pour l’informer de notre situation. Il envoya successivement quelqu’un demander à chacune de ses épouses si elle possédait quoi que ce soit, et chacune jura qu’il n’y avait rien à manger chez elle. »

Le Messager d’Allah ﷺ leur dit de se réunir, puis il invoqua en disant : « Ô Allah, je Te demande de Ta faveur et de Ta miséricorde, car elles sont entre Tes mains et nul en dehors de Toi ne les possède. » À peine avait-il prononcé ces paroles qu’un homme sollicita l’autorisation d’entrer ; il apportait une brebis rôtie et quelques galettes de pain. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna alors de les disposer devant nous. Nous mangeâmes jusqu’à être rassasiés. Le Prophète ﷺ dit : « Nous avons demandé à Allah Sa faveur et Sa miséricorde ; ceci est Sa faveur, et Il a préservé Sa miséricorde pour nous. » (4) (5)

Le ḥadith de la patte (ou de la portion appelée « ḏirâ‘ ») :

L’Imâm Aḥmad a dit : « Ismâ‘îl nous a rapporté, Yâḥyâ ibn Isḥâq nous a rapporté, un homme de Banî Ghifâr qui se trouvait dans l’assemblée de Sâlim ibn ‘Abd Allâh me raconta : “Untel m’a rapporté…” »

(1) « Muṣalliyya » : rôti. (2) Dans Dalaʾil al-Nubuwwa (6/128) de al-Bayhaqî, et al-Haythamî dans al-Majmaʿ (10/159) rapporte qu’al-Ṭabarânî le transmet, et l’ensemble de ses narrateurs sont des hommes de confiance à l’exception de Muḥammad ibn Ziyâd al-Barjumî, qui est digne de confiance. Je précise cependant que cette chaîne n’est pas authentique de manière ininterrompue, comme nous le verrons. (3) Dans Dalaʾil al-Nubuwwa (6/128-129) : selon Zubaid, le Prophète ﷺ ajouta et il est rapporté de façon mursal, c’est-à-dire faible. (4) Ainsi dans al-Aṣl et Dalaʾil : dhakhar signifie « choisir » ou « adopter », alors que dans l’édition imprimée on trouve : addakhar. (5) Dalaʾil al-Nubuwwa d’al-Bayhaqî (6/129) ; dans sa chaîne de transmission, Wathila ibn al-Khaṭṭâb rapporte de son père, mais nous n’avons pas trouvé de biographie le concernant.
أضاف النبيُّ ﷺ ضيفًا، فأرسلَ إلى أزواجه يبتغي عندهن طعامًا، فلم يجد عند واحدةٍ منهن شيئًا، فقال: "اللهم إني أسألُك من فضلك ورحمتك، فإنه لا يملكها إلا أنت" قال: فأُهديت له شاةٌ مصليَّةٌ (١) فقال: " هذا من فضل الله، ونحنُ ننتظر الرحمة" (٢) . قال أبو علي: حدَّثنيه محمد بن عَبدان الأهوازي عنه، قال: والصحيح عن زبيد مرسلًا. حدَّثناه محمدُ بن عَبدان، حدَّثنا أبي، حدَّثنا الحسن بن الحارث الأهوازي، أخبرنا عبيد الله بن موسى، عن مِسعر، عن زَبيد (٣) ، فذكره مرسلًا. حديث آخر قال البيهقي: أخبرنا أبو عبد الرحمن السُّلَمي، حدَّثنا أبو عمرو بن حَمدان، أنبأنا الحسن بن سفيان، حدَّثنا إسحاق بن منصور، حدَّثنا سليمان بن عبد الرحمن، حدَّثنا عمرو بن بشر بن السرح، حدَّثنا الوليد بن سليمان بن أبي السائب، حدَّثنا واثلة بن الخطاب، عن أبيه، عن جده واثلة بن الأسقع قال: حضرَ رمضانُ ونحن في أهل الصُّفة، فصمنا فكنّا إذا أفطرنَا أتى كلَّ رجلٍ منا رجلٌ من أهل البَيعة، فانطلق به فعشَّاه، فأتت علينا ليلةٌ لم يأتنا أحد، وأصبحنا صَباحًا، وأتت علينا القابلة فلم يأتنا أحد، فانطلقنا إلى رسول الله ﷺ فأخبرناه بالذي كان من أمرنا، فأرسلَ إلى كلّ امرأة من نسائه يسألُها هل عندها شيءٌ، فما بقيت منهنّ امرأة إلا أرسلت تُقسِمُ ما أمسى في بيتها ما يأكلُ ذو كبدٍ، فقال لهم رسول الله ﷺ فاجتمعوا، فدعا وقال: "اللهم إني أسألك من فضلِك ورحمتِك فإنها بيدِك لا يملكُها أحدٌ غيرُك" فلم يكن إلا ومستأذنٌ يستأذنُ، فإذا بشاةٍ مصليَّة ورُغُفٍ، فأمر بها رسولُ الله ﷺ فوُضعت بين أيدينا، فأكلنا حتى شَبعنا، فقال لنا رسول الله ﷺ : "إنا سألنا الله من فضله ورحمته، فهذا فضلُه وقد ذَخَر (٤) لنا عندَه رحمتَه" (٥) . حديث الذِّراع قال الإمام أحمد: حدَّثنا إسماعيل، حدَّثنا يحيى بن إسحاق، حدَّثني رجل من بني غِفَار في مجلس سالم بن عبد الله، قال: حدَّثني فلان:
(١) "مصليّة": مشويّة. (٢) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ١٢٨) وقال الهيثمي في المجمع (١٠/ ١٥٩) رواه الطبراني ورجاله رجال الصحيح غير محمد بن زياد البرجمي وهو ثقة. قلت: لكن لا يصح هذا متصلًا كما سيأتي. (٣) في دلائل النبوة (٦/ ١٢٨ - ١٢٩): عن زبيد قال: أضاف النبي ﷺ وذكره وهو مرسل، أي ضعيف. (٤) كذا في الأصل والدلائل: ذخر: أي اختار واتخذ وفي المطبوع: ادَّخَر. (٥) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ١٢٩) وفي إسناده واثلة بن الخطاب عن أبيه لم نقف له على ترجمة.

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