Le Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui) est décédé alors qu’il n’y avait, dans ma maison, rien dont un être vivant puisse se nourrir, hormis une demi-mesure d’orge posée sur une étagère. J’en ai mangé pendant longtemps, puis j’ai voulu la peser : elle s’est alors épuisée(1).
Un autre hadith
Muslim rapporte dans son « Sahîh », d’après Salama ibn Chabîb, d’après Al-Hassan ibn A‘yin, d’après Ma‘qil, d’après Abû Az-Zubayr, d’après Jâbir, qu’un homme se présenta au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) pour lui demander à manger, et il lui donna la moitié d’un wasq de blé ou d’orge. L’homme, sa femme et leur hôte ne cessèrent alors d’en consommer. Puis, quand il finit par le mesurer, il se rendit de nouveau auprès du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), qui lui dit :
« Si tu ne l’avais pas mesuré, vous en auriez encore mangé, et il vous aurait duré(2). »
Avec cette même chaîne de transmission depuis Jâbir : on rapporte que la mère de Mâlik avait coutume d’offrir au Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui) du beurre (samn) dans une petite jarre. Ses enfants venaient alors lui demander un accompagnement (édam), et elle n’avait rien d’autre à leur donner que ce qu’elle allait puiser dans la jarre destinée aux présents offerts au Prophète (que la prière et la paix soient sur lui). Elle y trouvait toujours du beurre, qui continuait de pourvoir sa maison en accompagnement, jusqu’à ce qu’elle le presse complètement. Elle alla alors voir le Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui), qui lui demanda :
« Tu l’as pressé ? »
Elle répondit : « Oui. »
Il lui dit : « Si tu l’avais laissé, il serait resté inépuisable(3). »
L’imam Ahmad les a également rapportés, d’après Mûsâ, d’après Ibn Lahî‘ah, d’après Abû Az-Zubayr, d’après Jâbir(4).
Un autre hadith
Al-Bayhaqî(5) a dit : « Abû ‘Abdillah Al-Hâfiẓ nous a informés ; Abû Ja‘far Al-Baghdâdî nous a informés ; Yaḥyâ ibn ‘Uthmân ibn Ṣâliḥ nous a informés ; Ḥassân ibn ‘Abdillah nous a informés ; Ibn Lahî‘ah nous a informés ; Yûnus ibn Yazîd nous a informés ; Abû Isḥâq(6) nous a informés, d’après Sa‘îd ibn Al-Ḥârith, d’après son grand-père Nawfal ibn Al-Ḥârith ibn ‘Abd Al-Muṭṭalib : il sollicita l’aide du Messager d’Allah pour se marier, et celui-ci lui fit épouser une femme. Il rechercha alors de quoi fournir la dot, sans rien trouver. Le Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui) dépêcha alors Abû Râfi‘ et Abû Ayyûb en leur confiant sa cotte de mailles qu’ils mirent en gage chez un homme… »