Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), son invocation en sa faveur, sa marche dans son verger et son assise près de ses dattes : Dieu a ainsi acquitté la dette de son père, lequel avait été tué le jour d’Uḥud. Il ne pensait pas que cette dette pût être réglée ni cette année-là ni plus tard. Malgré cela, il lui resta de ses dattes davantage encore que ce qu’il escomptait et espérait. À Dieu reviennent la louange et la grâce.
• L’histoire de Salmān au sujet du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) multipliant ce morceau d’or pour qu’il puisse acquitter sa dette dans son contrat d’affranchissement :
L’imam Aḥmad a dit : « Yaʿqūb nous a rapporté — mon père nous a rapporté — d’après Ibn Isḥāq, qui a dit : “Yazīd ibn Abī Ḥabīb, un homme de la tribu ʿAbd al-Qays, m’a raconté, d’après Salmān, qui a dit : ‘Quand j’ai dit : “Mais où donc se situe cela (1) par rapport à ce que je dois, ô Messager de Dieu ?” Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) l’a prise, l’a retournée sur sa langue, puis il a dit : “Prends-la et acquitte-leur ce qui leur est dû.” Je l’ai alors prise et j’ai réglé leur dû, qui était de quarante onces (2).’ ” »
• Le récit au sujet du sac de provisions d’Abū Hurayra et de ses dattes :
L’imam Aḥmad (3) a dit : « Yūnus nous a rapporté, Ḥammād — c’est-à-dire Ibn Zayd — nous a rapporté, d’après al-Muhājir, d’après Abū l-ʿĀliyah, d’après Abū Hurayra, qui a dit : “Un jour, j’ai apporté au Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) quelques dattes. Il m’a dit : ‘Invoque pour elles la bénédiction de Dieu.’ Il les a alors disposées devant lui, puis il a prié pour elles. Ensuite il m’a dit : ‘Mets-les dans un sac, et glisse-y ta main sans les répandre.’ J’en ai ainsi emporté tant et tant de charges sur le chemin de Dieu. Nous en mangions et nous en offrions à d’autres. Ce sac ne me quittait jamais la hanche. Mais lorsque ʿUthmān (qu’Allāh l’agrée) fut tué, il se détacha de ma hanche et tomba (4).” »
At-Tirmidhī a également rapporté ce récit d’après ʿImrān ibn Mūsa al-Qazzāz al-Baṣrī, d’après Ḥammād ibn Zayd, d’après al-Muhājir, d’après Abū Makhlad, d’après Rufayʿ Abū l-ʿĀliyah, d’après Abū Hurayra. At-Tirmidhī a déclaré : « C’est un ḥadīth bon (ḥasan) et rare (gharīb) selon cette chaîne. »
[Une autre chaîne de transmission]
Le ḥāfiẓ Abū Bakr al-Bayhaqī a dit : « Abū l-Fatḥ Hilāl ibn Muḥammad ibn Jaʿfar al-Ḥaffār nous a informés, Al-Ḥusayn ibn… »