Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ils se rassasièrent. Elle dit : « Et le grand plat demeura tel qu’il était, si bien que je pus en partager le reste avec tous ses voisins. Dieu y mit une grande bénédiction et un bien abondant. »

Ce hadith est également jugé “gharîb” (étrange) tant du point de vue de sa chaîne de transmission (isnâd) que de son contenu (matn).

Nous avons déjà rappelé, au début de la mission prophétique, lorsque fut révélée la parole du Très-Haut : « Et avertis tes plus proches parents » (Ash-Shu‘arâ’ 26 : 214), le hadith rapporté par Rabî‘a ibn Nâjid, d’après ‘Alî, à propos de l’invitation qu’il (que Dieu l’élève en degré) adressa aux Banû Hâshim — ils étaient environ quarante personnes. Il leur présenta un repas préparé à partir d’un mudd (petite mesure), ils mangèrent jusqu’à satiété tout en le laissant tel quel. Il leur donna ensuite à boire un breuvage contenu dans un ‘uss (1) jusqu’à ce qu’ils fussent désaltérés, le laissant encore tel quel pendant trois jours consécutifs, avant de les appeler à Dieu, comme déjà mentionné.

Une autre anecdote concernant la maison du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) : l’imâm Ahmad (2) a rapporté : « ‘Alî ibn ‘Âsim nous raconta : “Sulaymân at-Taymî nous raconta, d’après Abû al-‘Alâ’ ibn ash-Shikhkhîr, d’après Samura ibn Jundub, qui dit : ‘Alors que nous étions auprès du Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix), on lui apporta un plat rempli de tharîd (morceaux de pain trempés dans un bouillon). Il en mangea, et tout le monde en mangea également. Les gens se relayaient autour du plat jusqu’à près de midi : un groupe s’asseyait pour manger, puis repartait, et un autre groupe prenait sa place.’ Un homme lui demanda : ‘Le plat était-il ravitaillé en nourriture ?’ Le Prophète répondit : ‘Quant à savoir si cela venait de la terre, non, à moins que cela ne vînt du ciel.’” »

L’imâm Ahmad l’a aussi transmis (3) par Yazîd ibn Hârûn, d’après Sulaymân, d’après Abû al-‘Alâ’, d’après Samura : le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) reçut un plat de tharîd et ils se relayaient autour de lui depuis le matin jusqu’à midi. Les uns se levaient et d’autres prenaient leur place. Un homme lui demanda : « Le plat était-il ravitaillé ? » Le Prophète dit alors : « D’où viendrait-il, je te le demande ? Il ne se ravitaillait que d’ici », et il indiqua le ciel.

At-Tirmidhî et an-Nasâ’î (4) l’ont aussi rapporté, par le biais de Mu‘tamir ibn Sulaymân, d’après son père, d’après Abû al-‘Alâ’ — dont le nom est Yazîd ibn ‘Abd Allâh ibn ash-Shikhkhîr —, d’après Samura ibn Jundub, selon les mêmes termes.

[Le récit de la grande assiette dans la maison d’Abû Bakr] Il est possible qu’il s’agisse là du même épisode mentionné dans le hadith de Samura. Dieu le sait mieux.

Al-Bukhârî (5) a dit : « Mûsâ ibn Ismâ‘îl nous a rapporté, Mu‘tamir a rapporté d’après son père, et Abû ‘Uthmân nous informa qu’il lui raconta… »

(1) « ʿUss » : la grande coupe. (2) Dans le Musnad (5/12), il s'agit d'un hadith authentique, bien que sa chaîne de transmission soit faible en raison de la faiblesse de ʿAlī ibn ʿĀṣim, car d'autres transmetteurs fiables l'ont également rapporté ainsi. (3) Dans le Musnad (5/18), c'est un hadith authentique. (4) Rapporté par at-Tirmidhī dans son Jāmiʿ (n° 3625) dans les mérites, et par an-Nasāʾī dans al-Walīmah de son Sunan al-Kubrā (n° 6740). (5) Dans son Sahīh, n° (3581) dans les mérites.
شبعوا، قالت: وبقيت الجَفنَةُ كما هي، فاوسعت بقيّتَها على جميع جيرانها، وجعلَ اللّه فيها بركةً وخيرًا كثيرًا. وهذا حديث غريب أيضًا إسنادًا ومتنًا. وقد قدَّمنا في أوّل البعثة حين نزل قوله تعالى: ﴿وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الْأَقْرَبِينَ﴾ [الشعراء: ٢١٤] ، حديثَ ربيعةَ بن ناجد، عن عليّ في دعوته (رحمهم الله) بني هاشم - وكانوا نحوًا من أربعين - فقدَّمَ إليهم طعامًا من مُدّ، فأكلوا حتى شَبِعوا وتركوه كما هو، وسقاهم من عُسٍّ (١) شرابًا حتى رووا، وتركوه كما هو ثلاثة أيام متتابعة، ثم دعاهم إلى الله، كما تقدم. قصة أخرى في بيت رسول اللّه ﷺ - قال الإمام أحمد (٢) : حَدَّثَنَا على بن عاصم، حَدَّثَنَا سُليمان التَّيمِي، عن أبي العَلاء بن الشِّخير، عن سمُرةَ بن جُندب، قال: بينما نحن عند النَّبِيّ ﷺ إذ أُتي بقصعةٍ فيها ثريد، قال: فأكلَ وأكلَ كل القوم، فلم يزالوا يتداولونها إلى قريب من الظهر، يأكلُ قولم ثم يقومون، ويجيءُ قوم فيتعاقبونه، قال: فقال له رجل: هل كانت تُمَدُّ بطعامٍ؛ قال: "أمَّا من الأرضِ فلا، إِلَّا أن تكون كانت تُمدُّ من السماء" . ثم رواه أحمد (٣) عن يزيد بن هارون، عن سُليمان، عن أبي العلاء، عن سَمُرة؛ أن رسولَ اللّه أُتي بقصعةٍ فيها ثريد، فتعاقبُوها إلى الظهر من غَدوَة، يقومُ ناس ويقعدُ آخرون، قال له رجل: هل كانت تُمَدُّ؛ فقال له: "فمن أين؟ - تَعجَّبَ - ما كانت تُمَدُّ إِلَّا من هاهنا" ، وأشار إلى السماء. وقد رواه الترمذي والنسائي (٤) أيضًا، من حديث مُعتمر بن سليمان، عن أبيه، عن أبي العلاء - واسمُه يزيد بن عبد الله بن الشخير - عن سَمُرة بن جُندب، به. [قصة قصعة بيت الصديق] ولعلها هي القصة المذكورة في حديث سمرة، واللّه أعلم. قال البخاري (٥) : حَدَّثَنَا موسى بن إسماعيل، حَدَّثَنَا مُعتَمِرٌ عن أبيه، حَدَّثَنَا أبو عثمان؛ أنه حدَّثه
(١) " عُسّ": القدح الضخم. (٢) في المسند (٥/ ١٢) وهو حديث صحيح، مع أن إسناده ضعيف لضعف علي بن عاصم، لأن غيره من الثقات رووه كذلك. (٣) في المسند (٥/ ١٨) وهو حديث صحيح. (٤) رواه الترمذي في جامعه (٣٦٢٥) في المناقب، والنسائي في الوليمة من سننه الكبرى (٦٧٤٠). (٥) في صحيحه، رقم (٣٥٨١) في المناقب.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies