Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

(Et il monte)

(1)
Ils commencèrent donc à prendre leur repas puis ils sortaient, jusqu’à ce qu’ils fussent tous rassasiés, et il en resta dans le grand plat à peu près la quantité que j’avais apportée. Alors il dit : « Mets-le devant Zaynab. » Je sortis donc et rabattis derrière eux une porte faite de palmes. Thâbit a rapporté : « Nous lui avons demandé : “Ô Abû Ḥamza, combien penses-tu qu’étaient ceux qui ont mangé de ce plat ?” » Il répondit : « Je dirais soixante et onze ou soixante-douze (2). » Ceci est un ḥadîth étrange (gharîb) dans cette version, et ils (les compilateurs) ne l’ont pas recensé.

[Autre ḥadîth d’Abû Hurayra à ce sujet]
Jaʿfar ibn Muḥammad al-Firyâbî (3) a dit : « ʿUthmân ibn Abî Shayba nous a rapporté : Ḥâtim ibn Ismâʿîl nous a rapporté, d’Anîs ibn Abî Yaḥyâ, d’Isḥâq ibn Sâlim, d’Abû Hurayra, qui a dit : “Le Messager de Dieu (ﷺ) est venu me voir et m’a dit : ‘Appelle-moi tes compagnons parmi les gens de la Ṣuffa.’ Je me suis donc mis à les réveiller un à un, puis je les ai rassemblés et nous sommes venus devant la porte du Messager de Dieu (ﷺ), où nous avons demandé l’autorisation d’entrer. Il nous l’accorda. Abû Hurayra dit : ‘On plaça devant nous un plat (ṣaḥfa) où je pensais qu’il y avait l’équivalent d’un mudd de blé.’ Il ajouta : ‘Le Messager de Dieu (ﷺ) posa dessus sa main et dit : “Mangez, au nom de Dieu.” Nous mangeâmes donc à satiété, puis nous retirâmes nos mains. Lorsqu’on apporta le plat, le Messager de Dieu (ﷺ) déclara : “Par Celui qui tient mon âme en Sa main, il n’y avait pas d’autre nourriture chez la famille de Muḥammad ce soir que ce que vous voyez.” On demanda alors à Abû Hurayra : ‘Quelle était la quantité lorsque vous en eûtes fini ?’ Il répondit : ‘La même qu’au moment où le plat fut apporté, sauf qu’on y voyait la trace des doigts (4).’” Ceci constitue un récit différent de l’histoire des gens de la Ṣuffa déjà mentionnée, au sujet de leur consommation de lait, comme nous l’avons rapporté antérieurement.

[Autre ḥadîth d’Abû Ayyûb à ce sujet]
Jaʿfar al-Firyâbî a dit : « Abû Salama Yaḥyâ ibn Khalaf nous a rapporté : ʿAbd al-Aʿlâ nous a rapporté, d’après Saʿîd al-Jurayrî, d’après Abû al-Ward, d’après Abû Muḥammad al-Ḥaḍramî, d’après Abû Ayyûb al-Anṣârî, qui a dit : ‘J’avais préparé pour le Messager de Dieu (ﷺ) et pour Abû Bakr un plat suffisant juste pour eux deux et je le leur apportai. Le Messager de Dieu (ﷺ) me dit : “Va inviter pour moi trente notables parmi les Anṣâr.”’”

(1) Elle a été omise dans (A) mais ajoutée dans le Musnad. (2) Musnad d'Abī Yaʿlā (6/167-169), n° 3449, dont la chaîne de transmission est très faible en raison de la faiblesse de Muḥammad ibn ʿĪsā, surnommé al-ʿAbdī. Al-Bukhārī et al-Fallās ont jugé le hadith comme étant douteux. Abū Zurʿa a déclaré qu'il ne devrait pas être rapporté. Al-Daraqṭnī a dit qu'il était faible. Ibn Ḥibbān, dans son ouvrage al-Majrūḥīn, a affirmé qu'il n'est pas permis de s'appuyer sur son rapport s'il est isolé. Voir également Lisān al-Mīzān (5/332) et al-Kāmil fī Ḍuʿafāʾ al-Rijāl (6/2249). (3) Al-Farīyābī : Jaʿfar ibn Muḥammad ibn al-Ḥasan ibn al-Mustafāḍ, imam, mémorisateur fiable, savant éminent de son temps, Abū Bakr al-Qāḍī. Son origine est attribuée à Fāriyāb, une localité située près de Balkh. Il est décédé en 301 H. Sa biographie se trouve dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (14/96). (4) Dalāʾil al-Nubuwwa d'al-Farīyābī, édition Dār Ṭayyiba (p. 29) ; dans sa chaîne de transmission figure Isḥāq ibn Sālim, dont la situation est inconnue comme l'a mentionné le ḥāfiẓ dans at-Taqrīb.
(ويرتفعُ) (١) فجعلوا يتغذون ويخرجون، حتى إذا فرغوا أجمعون وبقيَ في التَّورِ نحو ما جئتُ به، فقال: "ضعه قدّام زينبَ" ، فخرجتُ وأسففت عليهم بابًا من جريد. قال ثابت: قلنا: يا أبا حمزة، كم ترى كان الذين أكلوا من ذلك التَّورِ؟ فقال: أحسب واحدًا وسبعين أو اثنين وسبعين (٢) . وهذا حديثٌ غريب من هذا الوجه ولم يخرجوه. [حديث آخر عن أبي هريرة في ذلك] قال جعفرُ بن محمد الفِريابي (٣) : حَدَّثَنَا عثمان بن أبي شَيبةَ، حَدَّثَنَا حاتم بن إسماعيل، عن أنيس بن أبي يحيى، عن إسحاق بن سالم، عن أبي هريرة، قال: خرجَ عليَّ رسولُ الله ﷺ فقال: "ادعُ لي أصحابَك من أصحابِ الصُّفة" فجعلتُ أُنبِّههم رجلًا رجلًا، فجمعتُهم، فجئنا بابَ رسول اللّه ﷺ فاستأذنا. فأذنَ لنا، قال أبو هريرة: فوُضِعَت بين أيدينا صَحفَةٌ أظنُّ أن فيها قَدرَ مُدٍّ من شعير، قال: فوضعَ رسولُ الله ﷺ عليه يدَه وقال: "كُلوا باسم الله" قال: فأكلنا ما شئنا ثم رفعنا أيديَنا، فقالَ رسولُ اللّه ﷺ حين وُضِعَت الصَّحفَةُ: "والذي نفسي بيده ما أمسى في آلِ محمّدٍ طعامٌ ليس تَرونه" قيل لأبي هريرة: قَدرُ كَم كانت حين فرغتُم منها؟ قال: مثلها حين وُضعت إِلَّا أن فيها أثرُ الأصابع (٤) . وهذه قصة غير قصة أهل الصُّفة المتقدمة في شربهم اللبن، كما قدَّمنا. [حديث آخر عن أبي أيوب في ذلك] قال جعفر الفريابي: حَدَّثَنَا أبو سلمة يحيى بن خلف، حَدَّثَنَا عبد الأعلى، عن سعيد الجريري، عن أبي الورد، عن أبي محمد الحضرمي، عن أبي أيوب الأنصاري، قال: صنعتُ لرسول اللّه ﷺ ولأبي بكر طعامًا قَدرَ ما يَكفيهما فأتيتُهما به، فقال رسول الله ﷺ : "اذهب فادعُ لي ثلاثينَ من أشراف الأنصار"
(١) سقطت من (أ) وأثبتها من المسند. (٢) مسند أبي يعلى (٦/ ١٦٧ - ١٦٩) رقم (٣٤٤٩) وإسناده ضعيف جدًا، لضعف محمد بن عيسى، وهو العبدي. قال البخاري والفلَّاس: منكر الحديث. وقال أبو زرعة: لا ينبغي أن يحذَث عنه. وقال الدارقطني: ضعيف. وقال ابن حبان في المجروحين: لا يجوز الاحتجاج بخبره إذا انفرد. لسان الميزان (٥/ ٣٣٢) والكامل في ضعفاء الرجال (٦/ ٢٢٤٩). (٣) الفريابي: جعفر بن محمد بن الحسن بن المستفاض، إمام حافظ ثبت، شيخ الوقت، أبو بكر القاضي، ونسبته إلى فارياب -بلدة بنواحي بلخ- توفي سنة ٣٠١. ترجمته في سير أعلام النبلاء (١٤/ ٩٦). (٤) دلائل النبوة للفريابي، طبعة دار طيبة (ص ٢٩) وفي إسناده إسحاق بن سالم، مجهول الحال كما قال الحافظ في التقريب.

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