Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Autre hadith à ce sujet :

Al-Bayhaqî (1) a rapporté : « Al-Hâkim nous a informés, Al-Aṣamm nous a informés, ʽAbbâs ad-Dûrî nous a rapporté, ʽAlî ibn Baḥr al-Qaṭṭân nous a rapporté, Khalaf ibn Khalīfa, d’après Abû Hâshim ar-Rummânî, d’après Yûsuf ibn Khâlid, d’après Aws ibn Khâlid, d’après Umm Aws al-Bahziyya, qui a dit : ‘J’ai clarifié du beurre que je possédais, je l’ai disposé dans un récipient (ʽukka), puis je l’ai offert au Messager d’Allah. Il l’accepta, laissa un peu de beurre dans le récipient, souffla dedans et invoqua la bénédiction. Ensuite, il dit : « Rendez-lui son récipient. » On le lui rendit, et il était plein de beurre. Je pensai alors que le Messager d’Allah ne l’avait pas accepté, et je vins en criant : “Ô Messager d’Allah, je l’avais clarifié pour que tu le manges !” Alors il comprit que son invocation avait été exaucée et dit : “Allez, dites-lui qu’elle mange de son beurre et qu’elle invoque la bénédiction.”’ Elle en mangea jusqu’à la fin de la vie du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), sous le califat d’Abû Bakr, de ʽUmar, de ʽUthmân, jusqu’aux événements ayant marqué l’époque de ʽAlî et de Muʽâwiya.

Autre hadith :

Al-Bayhaqî rapporta, d’après Al-Hâkim, d’après Al-Aṣamm, d’après Aḥmad ibn ʽAbd al-Jabbâr, d’après Yûnus ibn Bukayr, d’après ʽAbd al-Aʽlâ ibn Abî al-Masâwir al-Qurashî, d’après Muḥammad ibn ʽAmr ibn ʽAṭâ’, d’après Abû Hurayra, qui a dit : ‘Il y avait une femme de la tribu de Daws, appelée Umm Sharīk, qui s’était convertie à l’islam pendant le Ramadan. Le hadith relate ensuite son émigration et le fait qu’elle voyageait avec un Juif : elle eut très soif, mais il refusa de la laisser boire tant qu’elle ne se rallierait pas au judaïsme. Elle s’endormit et, en rêve, quelqu’un l’abreuva. À son réveil, elle était désaltérée. Lorsqu’elle se présenta au Messager d’Allah, elle lui conta son histoire. Il la demanda alors en mariage, mais elle se jugea trop modeste pour cela et dit : “Au contraire, marie-moi à qui tu voudras.” Il la maria donc à Zayd et lui attribua trente sâʽ de provisions, puis dit : “Mangez et ne mesurez pas.”’

Umm Sharīk possédait aussi un récipient (ʽukka) de beurre qu’elle destina en offrande au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Elle ordonna à sa servante de le lui apporter. Le contenu fut vidé, et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) recommanda que, quand on le rendrait à Umm Sharīk, on le suspende sans le refermer. Quand Umm Sharīk rentra, elle retrouva ce récipient plein. Elle demanda alors à la servante : “Ne t’ai-je pas ordonné de le porter au Messager d’Allah ?” Celle-ci répondit : “Je l’ai bel et bien fait.” On transmit cette histoire au Messager d’Allah, qui ordonna de ne pas refermer le récipient. Il resta ainsi jusqu’à ce qu’Umm Sharīk finisse par le fermer (3). On mesura ensuite son orge et l’on trouva trente sâʽ, sans qu’il en manquât rien (4).

Autre hadith à ce propos :

L’imam Aḥmad a dit : “Hassan nous a rapporté, Ibn Luhayʽa nous a rapporté, Abû az-Zubayr nous a rapporté, d’après Jâbir : Umm Mâlik al-Bahziyya avait coutume d’offrir au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) un récipient de beurre. Or, il arriva que ses enfants lui demandèrent un condiment (idâm) alors qu’elle n’en avait pas…””}‍

(1) Al-Dalāʾil al-Nubuwwa, de al-Bayhaqī (6/115), dont la chaîne de transmission est très faible ; Yūsuf ibn Khālid est considéré comme unreliable (damnified), et sa méprise a été signalée par Ibn Maʿīn, comme indiqué dans al-Taqrīb et d'autres sources. (2) Dans l'original : Ibn al-Masʿūr, et ce qu'il a établi concernant les preuves de la prophétie. (3) Dans al-Dalāʾil : « Et Oumm Sharīk l’a confiée lorsqu’elle l’a vue pleine, ils en ont mangé jusqu’à ce qu’elle ait disparu. » (4) Al-Dalāʾil al-Nubuwwa, de al-Bayhaqī (6/123-124), dont la chaîne de transmission est très faible, car ʿAbd al-Aʿlā ibn Abī al-Masāwur est considéré comme unreliable (damnifié).
حديث آخرُ في ذلك: قال البيهقيّ (١) : أخبرنا الحاكم، أخبرنا الأصم، حَدَّثَنَا عباس الدُّوري، حَدَّثَنَا علي بن بحر القطان، حَدَّثَنَا خلف بن خليفة، عن أبي هاشم الرُّمَّاني، عن يوسف بن خالد، عن أوسٍ بن خالد، عن أُمّ أوسٍ البهزية، قالت: سَلَيتُ سمنًا لي فجعلته في عُكّةٍ فأهديته لرسول اللّه، فقبله وترك في العكّة قليلًا، ونفخ فيها ودعا بالبركة، ثم قال: "رُدُّوا عليها عكّتها" فردُّوها عليها وهي مملوءةٌ سمنًا، قالت: فظننتُ أنَّ رسولَ اللّه لم يقبلها، فجاءت ولها صُراخٌ، فقالت: يا رسولَ اللّه! إنما سليتُه لك لتأكلَه، فعلم أنه قد استُجيب له، فقال: "اذهبوا فقولوا لها فلتأكل سمنها وتدعو بالبركة" فأكلت بقيّة عمر النَّبِيّ ﷺ ، وولاية أبي بكر، وولاية عمر، وولاية عثمان، حتى كان من أمر عليّ، ومعاوية ما كان. حديث آخر: روى البيهقيّ، عن الحاكم، عن الأصم، عن أحمد بن عبد الجبار، عن يُونس بن بُكير، عن عبد الأعلى بن أبي المساور (٢) القرشي، عن محمد بن عمرو بن عَطاء، عن أبي هريرة، قال: كانت امرأة من دوس يقال لها: أمّ شريك، أسلمت في رمضان، فذكرَ الحديث في هِجرتها وصحبة ذلك اليهوديّ لها، وأنها عَطِشَت فأبى أن يسقيَها حتى تهوَّدَ، فنامت فرأت في النوم مَن يَسقيهما، فاستيقظت وهي ريَّانة، فلما جاءت رسولَ اللّه قصَّت عليه القِصَّةَ، فخطبَها إلى نفسها فرأت نفسَها أقلَّ من ذلك، وقالت: بل زوّجني من شئتَ، فزوَّجَها زيدًا وأمرَ لها بثلاثين صاعًا، وقال: "كُلُوا ولا تَكِيلُوا" وكانت معها عكّة سمنٍ هديّة لرسول اللّه ﷺ ، فأمرت جاريتَها أن تحملَها إلى رسول اللّه، فَفُرِّغَت، وأمرَها رسولُ اللّه إذا ردتها أن تعلقَها ولا تُوكئها، فدخلت أم شريك فوجدتها ملأى، فقالت للجارية: ألم آمرك أن تذهبي بها إلى رسول اللّه؛ فقالت: قد فعلتُ، فذكروا ذلك لرسول اللّه، فأمرَهم أن لا يوكئوها، فلم تزل حتى أوكتها أمّ شريك (٣) ، ثم كالوا الشعيرَ فوجدوه ثلاثينَ صاعًا لم ينقص منه شيء (٤) . حديث آخر في ذلك: قال الإمام أحمد: حَدَّثَنَا حسن، حَدَّثَنَا ابن لهيعة، حَدَّثَنَا أبو الزبير، عن جابر؛ أن أُمَّ مالك البهزية كانت تهدي في عُكّة لها سمنًا للنبي ﷺ فبينما بنوها يسألونها الإدام، وليس
(١) دلائل النبوة، للبيهقي (٦/ ١١٥) وإسناده ضعيف جدًا، يوسف بن خالد هو السمتي متروك، وكذبه ابن معين، كما في التقريب وغيره. (٢) في الأصل: ابن المسور، وما أثبته من دلائل النبوة. (٣) في الدلائل: وقد أوكتها أم شريك حين رأتها مملوءَةً، فأكلوا منها حتى فنيت. (٤) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ١٢٣/ ١٢٤) وإسناده ضعجف جدًا، فإن عبد الأعلى بن أبي المساور متروك.

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