L’origine de ce hadith se trouve dans le Musnad, ainsi que dans les Sounan d’Abou Dâoûd, d’at-Tirmidhî et d’Ibn Mâjah (1). Quant à la version complète du hadith, elle se trouve dans « Dalâʾil an-Nubuwwah » (2) d’al-Bayhaqî (qu’Allah lui fasse miséricorde).
Al-Bayhaqî (3) a dit : « Chapitre concernant ce qui apparut dans le puits qui se trouvait à Qubâ’ grâce à la bénédiction du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui). »
Abou l-Hasan Muhammad ibn al-Husayn al-‘Alawî nous a informés : Abou Hâmid ibn ach-Charqî nous a rapporté : Ahmad ibn Hafs ibn ‘Abd Allah nous a rapporté : (mon père) nous a rapporté : Ibrâhîm ibn Tahmân, d’après Yahyâ ibn Sa‘îd, qui dit que : Anas ibn Mâlik se rendit chez eux à Qubâ’ et l’interrogea au sujet d’un puits là-bas. Il poursuit : « Je le lui ai indiqué, et il dit : “C’était bien celui-ci. En effet, il arrivait qu’un homme y puise de l’eau pour son âne, puis le puits s’asséchait. Le Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui) vint alors, et ordonna que l’on tirât un seau ; on lui donna à boire. Soit il fit ses ablutions avec, soit il y déposa sa salive, puis il recommanda de reverser ce même seau dans le puits ; eh bien, il ne s’assécha plus par la suite. Ensuite, je l’ai vu uriner, puis revenir pour faire ses ablutions, essuyer ses khouffs (chaussons de cuir), puis prier.” »
Abou Bakr al-Bazzâr a déclaré : « Al-Walîd ibn ‘Amr ibn Maskîn nous a rapporté : Muhammad ibn ‘Abd Allah ibn Mathnâ (nous a rapporté), d’après son père, d’après Thoumâmah, d’après Anas : “Le Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui) vint et s’installa chez nous. Nous lui procurâmes à boire de l’eau d’un puits qui se trouvait dans notre demeure, nommé An-Nazour à l’époque de l’Ignorance. Il y déposa sa salive, et dès lors, ce puits ne s’assécha plus.” (4) » Puis il dit : « Nous ne connaissons pas ce hadith par d’autre voie que celle-ci. »
[Chapitre : Sa multiplication (que la prière et la paix soient sur lui) des aliments] (pour y pourvoir en diverses circonstances, comme nous l’exposerons plus loin) (5), ainsi que la multiplication du lait dans certains cas.
L’imam Ahmad (6) a dit : « Rouh nous a rapporté : ‘Oumar ibn Dhor nous a rapporté, d’après Moujâhid, qu’Abou Hourayra disait : “Par Dieu, il m’arrivait de m’appuyer le flanc contre le sol à cause de la faim, et il m’arrivait aussi d’attacher une pierre à mon ventre pour la même raison. Un jour, je me suis installé sur leur chemin, là où ils ont l’habitude de passer. Abou Bakr arriva, et je l’interrogeai au sujet d’un verset du Livre de Dieu – Puissant et Majestueux soit-Il. En vérité, ce n’était pas vraiment ce que je voulais lui demander…” »