Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Nous n’y avions pas laissé une seule goutte. Alors le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) s’assit au bord du puits, demanda de l’eau, puis se rinça la bouche et la recracha dans le puits. Nous ne tardâmes pas, puis nous puisâmes jusqu’à étancher notre soif et à abreuver – ou renvoyer – nos montures(1). Al-Bukhârî est le seul à avoir rapporté ce ḥadith tant par sa chaîne de transmission que par son texte.

Autre ḥadith, rapporté d’après al-Barâʾ ibn ʿAzib :

L’imâm Aḥmad a dit : « ʿAffân et Hâshim(2) nous ont rapporté », « Sulaymân ibn al-Mughîra nous a rapporté », « Ḥumayd ibn Hilâl nous a rapporté », « Yûnus – c’est-à-dire Ibn ʿUbayda, affranchi de Muḥammad ibn al-Qâsim – nous a rapporté » d’après al-Barâʾ, qui a dit :

« Nous étions en voyage avec le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Nous parvînmes à un puits (rakiyy) à faible débit(3). Six hommes y descendirent, dont moi, étant le sixième, et ils disposaient d’une māḥaḥa(4). On nous fit descendre un seau, tandis que le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se tenait au bord du puits. Nous plaçâmes dans ce seau la moitié ou le tiers, puis on le remonta vers le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). »

Al-Barâʾ poursuit : « Je regardais mon récipient, me demandant si j’y trouverais de quoi apaiser ma propre soif, mais je ne trouvai rien. On remonta donc le seau vers le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), il y plongea la main, prononça ce que Dieu voulut qu’il prononçât, et on nous renvoya le seau avec son contenu. J’ai alors vu l’un d’entre nous sortir du puits en se couvrant d’un vêtement, par crainte de se noyer. Ensuite l’eau se mit à couler, c’est-à-dire qu’elle se déversa comme un fleuve. »

Seul l’imâm Aḥmad a rapporté ce récit, dont la chaîne de transmission est solide et fiable(6). Apparemment, cet événement est différent de celui du jour d’al-Ḥudaybiyya, et Dieu est plus savant.

Autre ḥadith d’après Jâbir à ce sujet :

L’imâm Aḥmad a dit : « Sinân ibn Ḥâtim nous a rapporté ; Jaʿfar – c’est-à-dire Ibn Sulaymân – nous a rapporté ; al-Jaʿd Abû ʿUthmân nous a rapporté ; Anas ibn Mâlik, d’après Jâbir ibn ʿAbd Allâh al-Anṣârî. » Il a dit :

« Les Compagnons du Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se plaignirent auprès de lui de la soif. Il demanda alors qu’on lui apporte un ʿus(7) où il y avait un peu d’eau, puis le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) plongea sa main dedans et dit : “Puisez !” Les gens puisèrent alors, et je voyais l’eau jaillir comme des sources entre les doigts du Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). »

Seul Aḥmad a rapporté ce hadith de cette manière. De plus, Muslim, dans ses transmissions particulières (afrâd), rapporte selon Ḥâtim ibn Ismâʿîl, d’après Abû Ḥazra Yaʿqûb ibn Mujâhid, d’après ʿUbâda ibn al-Walîd ibn ʿUbâda, d’après Jâbir ibn ʿAbd Allâh, un long ḥadith dans lequel il dit :

(1) Dans al-Bukhārī : rukāʾibun (chameaux de transport). (2) Ainsi l’auteur a réuni deux hadiths d’al-Imām Aḥmad, l’un d’après ʿAffān de Sulaymān (al-Musnad 4/297), le second d’après Hāshim de Sulaymān (al-Musnad 4/292). (3) « Rukī dhimma » : un puits à faible quantité d’eau. (4) « al-Māḥa » : pluriel māʾiḥ, désigne ce qui descend dans le puits lorsque son eau diminue, remplissant le seau à la main. Dans la narration de ʿAffān de Sulaymān : « Nous y sommes descendus à six, je suis le septième, ou sept, je suis le huitième. Il dit : māha … » (5) « Kaddtu » : j’ai occupé avec insistance et j’ai exagéré dans la demande d’eau depuis le seau. (6) Ainsi l’auteur a amélioré sa chaîne de transmission, ce qui mérite examen, car la chaîne est faible en raison de l’ignorance de Yūnus qui est le fils dʿUbayd, esclave de Muḥammad ibn al-Qāsim al-Thaqafī. Ibn al-Qāṭṭān a dit : inconnu, al-Dhahabī a dit : on ne sait pas qui il est. Al-Ḥāfiẓ Ibn Ḥajar dans al-Taqrīb le qualifie d’accepté (c’est-à-dire un ḥadīth mūtabiʿ sinon faible) alors qu’il n’est pas mūtabiʿ. Voir aussi Taḥrīr al-Taqrīb (4/140) (Bashār). (7) « Baʿssin » : une grande coupe.
لم نترك فيها قطرةً، فجلسَ رسولُ الله ﷺ على شفير البئر، فدعا بماء فَمَضْمَضَ ومَجَّ في البئر، فمكثنا غيرَ بعيد، ثم استقينا حتى روينا ورَوَتْ -أو صدرت- رِكَابُنا (١) . تفرد به البخاري إسنادًا ومتنًا. حديث آخر عن البراء بن عازب: قال الإمام أحمد: حَدَّثَنَا عفَّان وهاشم (٢) ، حَدَّثَنَا سليمان بن المغيرة، حَدَّثَنَا حُميد بن هِلال، حَدَّثَنَا يُونس -هو ابن عُبَيدة مولى محمد بن القاسم- عن البراء قال: كنا مع رسول اللّه ﷺ في سفر، فأتينا على رَكِيٍّ ذَمَّة (٣) - يعني قليلة الماء - قال: فنزل فيها ستةُ أناسٍ أنا سادسُهم ومعهم مَاحَةٌ (٤) ، فأُدليتْ إلينا دلوٌ قال: ورسولُ اللّه ﷺ على شفا الرَّكيّ، فجعلنا فيها نصفها أو ثلثيها، فرُفعت إلى رسول الله ﷺ ، قال البراء: فكدتُ (٥) بإنائي هل أجدُ شيئًا أجعلُه في حَلْقي؟ فما وجدتُ، فرُفعت الدلو إلى رسول الله ﷺ ، فغمسَ يدَه فيها، فقال ما شاءَ اللّه أن يقول، وأُعيدت إلينا الدلو بما فيها، قال: فلقد رأيتُ أحدَنا أُخرج بثوبٍ خشيةَ الغرق. قال: ثم ساحتْ - يَعني جرتْ نهرًا -. تفرد به الإمام أحمد، وإسنادُه جيِّد قوي (٦) ، والظاهر أنها قصة أخرى غير يوم الحديبية، واللّه أعلم. حديث آخر عن جابر في ذلك: قال الإمام أحمد: حَدَّثَنَا سِنان بن حاتم، حَدَّثَنَا جعفر - يعني ابن سليمان - حَدَّثَنَا الجَعد أبو عثمان، حَدَّثَنَا أنس بن مالك، عن جابر بن عبد اللّه الأنصاري، قال: اشتكى أصحابُ رسول اللّه ﷺ إليه العطشَ، قال: فدعا بعُسٍّ (٧) ، فصحث فيه شيءٌ من الماء، ووضعَ رسول اللّه ﷺ فيه يدَه، وقال: "استقوا" فاستقى الناسُ قال: فكنتُ أرى العيونَ تنبعُ من بين أصابع رسول الله ﷺ . تفرد به أحمد من هذا الوجه. وفي أفراد مسلم من حديث حاتم بن إسماعيل، عن أبي حَزْرَة يَعقوب بن مُجاهد، عن عُبادةَ بن الوليد بن عُبادة، عن جابر بن عبد الله في حديث طويل، قال فيه:
(١) في البخاري: ركائبنا. (٢) هكذا جمع المصنف بين حديثين للإمام أحمد أحدهما عن عفان عن سليمان (المسند ٤/ ٢٩٧)، والثانية عن هاشم عن سليمان (المسند ٤/ ٢٩٢). (٣) "ركي ذَمّة": بئر قليل الماء. (٤) "الماحة": جمع مائح، وهو الذي ينزل في البئر إذا قل ماؤها، فيملأ الدلو بيده. وفي رواية عفان عن سليمان: فنزلنا فيها ستة أنا سابعُهم، أو سبعة أنا ثامنهم. قال: ماحة … (٥) "كدتُ": احتلتُ وبالغت في طلب الماء من الدلو. (٦) هكذا جَوّد المصنف إسناده، وفيه نظر، فإن إسناد الحديث ضعيف لجهالة يونس وهو ابن عُبيد مولى محمد بن القاسم الثقفي، قال ابن القطان: مجهول، وقال الذهبي: لا يدرى من هو. وقال الحافظ ابن حجر في التقريب: مقبول (يعني حديث يتابع وإلا فضعيف) ولم يتابع. وينظر تحرير التقريب (٤/ ١٤٠) (بشار). (٧) "بعسٍّ": بقدح ضخم.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies