Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

À Toi la louange et celle de ceux qui Te remercient… Nous avons été abreuvés par la pluie grâce au visage du Prophète.

Il invoqua Dieu, son Créateur, d’une prière… se tournant vers Lui et levant son regard.

Il ne fallut qu’un bref instant, tel le temps de plier un vêtement, et [la pluie] se hâta tant que nous vîmes les gouttes perler.

(1)

La pluie abondante des nuages (2) se répandit sur toutes les contrées… par laquelle Dieu secourut la tribu de Mudar.

Il était tel que l’avait décrit son oncle, Abou Tâlib : un homme blanc, doté de signes éclatants.

Par lui, Dieu abreuve [la terre] de l’averse des nuages, et ce que nous constatons de nos yeux correspond au récit qui nous est parvenu.

Celui qui remercie Dieu recevra un surcroît de bienfaits, tandis que celui qui Le renie récoltera la transformation [néfaste].

Il est dit : Le Messager de Dieu (que la prière et le salut soient sur lui) déclara : « S’il y a un poète qui s’exprime avec talent, alors tu as bien dit. » (3)

Ce récit présente une certaine étrangeté et ne ressemble pas aux versions authentiques et multiples que nous avons déjà rapportées de la part d’Anas. S’il est transmis ainsi, il s’agit donc d’une autre histoire que celle mentionnée plus haut, et Dieu sait mieux.

Le hâfiẓ al-Bayhaqî a dit :

Abou Bakr ibn al-Ḥârith al-Aṣbahânî nous a rapporté : Abou Muḥammad ibn Ḥayyân (4) nous a rapporté : ‘Abd Allâh ibn Muṣ‘ab nous a rapporté : ‘Abd al-Jabbâr nous a rapporté : Marwân ibn Mu‘âwiyah nous a rapporté : Muḥammad ibn Abî Ḏhi’b al-Madanî, d’après ‘Abd Allâh ibn Muḥammad ibn ‘Umar ibn Ḥāṭib al-Jumaḥî, d’après Abou Wajra Yazîd ibn ‘Ubayd as-Sulamî, qui a dit :

Lorsque le Messager de Dieu (que la prière et le salut soient sur lui) revint de la campagne de Tabûk, une délégation du clan Banû Fizârah vint à lui, formée d’une quinzaine d’hommes, dont Khârijah ibn al-Ḥuṣayn et al-Ḥurr ibn Qays – le plus jeune d’entre eux et neveu de ‘Uyaynah ibn Ḥiṣn. Ils s’installèrent chez Ramlah bint al-Ḥârith, l’Anssarite, arrivant sur des chameaux faibles et exténués, car ils étaient dans la sécheresse (5). Ils se présentèrent donc au Messager de Dieu (que la prière et le salut soient sur lui) en professant l’islam.

Le Messager de Dieu (que Dieu lui accorde Sa prière et Son salut) s’enquit de leurs contrées. Ils répondirent : « Ô Messager de Dieu, nos terres sont frappées par la sécheresse, nos campements se sont appauvris, nos familles sont démunies, et notre bétail est décimé. Invoque donc ton Seigneur pour qu’Il nous accorde la pluie, intercède en notre faveur auprès de ton Seigneur, et que ton Seigneur intercède auprès de toi. »

Le Messager de Dieu (que la prière et le salut soient sur lui) dit alors : « Gloire à Dieu ! Malheur à toi ! Voilà bien la chose pour laquelle je n’ai pas à intercéder auprès de mon Seigneur. Qui donc recevrait l’intercession de notre Seigneur ? Il n’est de dieu que Dieu ; Son Trône embrasse les cieux et la terre, et il grince sous Son immensité et Sa majesté comme grince (6) une selle neuve. »

Le Messager de Dieu (que la prière et le salut soient sur lui) ajouta : « Dieu rit de votre sollicitude, de votre trouble et de la promptitude de Son secours envers vous. » (7)

(1) « Al-dirar » : la pluie tombante, et « ad-dar » : la traite. (2) Ainsi dans l’original, et dans Dalāʾil an-Nubuwwa de al-Bayhaqī (6/142) : « Raqāq al-ʿAwālī jammu al-baʿāq », où il y a une erreur manifeste. (3) Dalāʾil an-Nubuwwa de al-Bayhaqī (6/141-142). (4) C’est Abū al-Shaykh al-Aṣbahānī. (5) « Masnantūn » : c’est-à-dire qu’ils ont été frappés de «sa» = sécheresse, c’est-à-dire stérilité et disette. (6) « Yāṭ ar-raḥl » : il émet un son. (7) « Azlakum » : je vous ai serrés.
لَكَ الحمدُ والحمدُ مِمَّن شَكَر … سُقينا بوَجهِ النَّبِيّ المَطَرْ دَعا اللّه خَالِقَهُ دَعوةً … إليهِ وأشخصَ مِنهُ البصَر فَلَم يَكُ إِلَّا كلفِّ الرِّدَاءِ … وأَسرَعَ حتى رَأينا الدِّرَرَ (١) دِفَاقُ العَزالَى (٢) عَمَّ البِقَاعَ … أغاثَ بِهِ اللّه عَينًا مُضر وكانَ كما قَالَهُ عَمُّهُ … أبو طالبٍ أبيضٌ ذو غُرَر بهِ اللّه يَسقي بِصَوبِ الغَمامِ … وهذا العيان كذَاك الخبر فَمَن يَشكُرِ اللّه يَلقى المزيدَ … ومَن يكفر اللّه يَلقى الغِيَر قال: فقال رسول اللّه ﷺ : "إن يكُ شاعر يُحسنُ فقد أحسنتَ" (٣) . وهذا السياق فيه غرابة، ولا يُشبه ما قدَّمنا من الروايات الصحيحة المتواترة عن أنس، فإن كان هذا هكذا محفوظًا فهو قصة أخرى غير ما تقدم، واللّه أعلم. وقال الحافظ البيهقيّ: أخبرنا أبو بكر بن الحارث الأصبهاني، حَدَّثَنَا أبو محمد بن حَيَّان (٤) ، حَدَّثَنَا عبد اللّه بن مصعب، حَدَّثَنَا عبد الجبار، حَدَّثَنَا مروان بن معاوية، حَدَّثَنَا محمد بن أبي ذئب المدني، عن عبد اللّه بن محمد بن عمر بن حاطب الجمحي، عن أبي وَجرَةَ يزيد بن عُبيد السُّلمي، قال: لما قفلَ رسولُ اللّه ﷺ من غزوة تبوك أتاه وفدُ بني فِزارة بضعة عشر رجلًا، فيهم خارجة بن الحصين، والحرُّ بن قيس - وهو أصغرهم - ابن أخي عُيينة بن حِصن، فنزلوا في دار رملةَ بنت الحارث من الأنصار، وقدموا على إبل ضِعاف عِجاف، وهم مسنتون (٥) ، فأتوا رسولَ اللّه ﷺ مُقزين بالإسلام، فسألهم رسولُ اللّه ﷺ عن بلادهم قالوا: يا رسول اللّه، أسنتتْ بلادُنا، وأجدَبت أحياؤنا، وعَرِيت عيالُنا، وهلكت مواشينا، فادعُ ربَّك أن يغيثَنا، وتشفَّع لنا إلى ربِّك ويشفع ربُّك إليك، فقال رسول اللّه ﷺ : "سبحان اللّه، ويلك! هذا ما شفعت إلى ربِّي، فمن ذا الذي يشَفع ربُّنا إليه؟ لا إله إِلَّا اللّه، وسع كرسيُّه السموات والأرض، وهو يَئِطُّ من عظمته وجلاله كما يَئِطُّ (٦) الرَّحلُ الجديد" . وقال رسولُ اللّه ﷺ : "إن اللّه يضحكُ من شفقتكم وأزلكُم (٧) وقُربِ غِيَاثِكم" .
(١) "الدِّرَر": المطر المتساقط، و"الدَّر": الحلب. (٢) كذا في الأصل، وفي دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ١٤٢): رقاق العوالي جَمُّ البعاق، وفيه تصحيف ظاهر. (٣) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ١٤١ - ١٤٢). (٤) هو أبو الشيخ الأصبهاني. (٥) "مسنتون": أي أصابتهم سَة، وهي الجدب والقحط. (٦) "يئط الرَّحل": يُصوّت. (٧) "أزْلكم": شدتكم.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies