Ainsi l’a rapporté Ibn Ḥazm dans son livre (1). Ce poème présente des signes de faiblesse et une structure maladroite, et il est fabriqué. Dieu est plus savant.
La demande de pluie (istisqā’) du Messager de Dieu (ﷺ)
Parmi les signes célestes qui relèvent des preuves de la prophétie, on compte la prière du Prophète (ﷺ) adressée à son Seigneur (– glorifié soit Sa majesté –) pour sa communauté lorsque la pluie tarda à venir. Il obtint rapidement la réponse à son invocation, au point qu’il ne descendit pas de sa chaire avant que la pluie ne ruisselle sur sa barbe. De même, il pria ensuite pour le retour du beau temps.
Al-Bukhārī a dit : « 'Amr ibn 'Alī nous a rapporté : Abū Qutaybah nous a rapporté : 'Abd al-Raḥmān ibn 'Abd Allāh ibn Dīnār, d’après son père, a dit : “J’ai entendu Ibn 'Umar se référer aux vers d’Abū Ṭālib :
وَأَبْيَضَ يُسْتَسْقَى الغَمَامُ بِوَجْهِهِ … ثِمَالُ اليتَامَى عِصْمَةٌ لِلْأرَامِلِ (2)(3)” »
Al-Bukhārī (4) rapporta également : « 'Umar ibn Ḥamza a dit : “Sālim nous a rapporté, d’après son père : Parfois, je me rappelais le vers du poète alors que je regardais le visage du Messager de Dieu (ﷺ) invoquer la pluie, et elle ne manquait pas de tomber au point que chaque gouttière débordait.
وَأَبْيَضَ يُسْتَسْقَى الغَمَامُ بِوَجْهِهِ … ثِمَالُ اليتَامَى عِصْمَةٌ لِلْأرَامِلِ
Ce sont les vers d’Abū Ṭālib.” Al-Bukhārī est le seul à avoir rapporté ce récit.
Quant à ce qu’il (5) a cité, Ibn Mājah (6) l’a mentionné avec sa chaîne de transmission (isnād) dans son “Sunan”, l’ayant rapporté d’Aḥmad ibn al-Azhar, d’Abū an-Naḍr, d’Abū 'Aqīl, d’Umar ibn Ḥamza, d’après Sālim, d’après son père.
Al-Bukhārī a également rapporté : « Muḥammad – c’est Ibn Salām – nous a rapporté : Abū Ḍamrah nous a rapporté : Sharīk ibn 'Abd Allāh ibn Abī Numayr nous a transmis qu’il a entendu Anas ibn Mālik évoquer qu’un homme entra dans la mosquée un vendredi par une porte faisant face à la chaire… »