Al-Bukhârî et Muslim l’ont tous deux rapporté (1), d’après le hadith de Sufyân ibn ‘Uyayna. Ils l’ont également transmis (2) d’après le hadith de l’A‘mash, d’après Ibrâhîm, d’après Abû Ma‘mar ‘Abdallâh ibn Sukhbara, d’après Ibn Mas‘ûd. Al-Bukhârî (3) a déclaré : « Et Abû ad-Dahâ a rapporté, d’après Masrûq, d’après ‘Abdallâh : “Il s’est fendu à La Mecque.” » Ce qu’al-Bukhârî a ainsi cité sous forme abrégée a été rapporté avec sa chaîne complète par Abû Dâwud at-Tayâlisî dans son “Musnad” (4), où il dit : « Abû ‘Awânah nous a relaté, d’après al-Mughîra, d’après Abû ad-Dahâ, d’après Masrûq, d’après ‘Abdallâh ibn Mas‘ûd, qui a dit : “Le croissant de lune s’est fendu du vivant du Messager d’Allah (ﷺ). Les Quraysh dirent alors : ‘C’est le sortilège du fils d’Abî Kabsha !’ Puis ils ajoutèrent : ‘Observez ce que rapportent les voyageurs, car Muhammad ne peut ensorceler tout le monde.’ Ensuite, lorsque les voyageurs arrivèrent, ils confirmèrent ce phénomène.” »
Al-Bayhaqî (5) l’a également rapporté, d’après al-Hâkim, d’après al-Aṣamm, d’après ‘Abbâs ad-Dûrî (6), d’après Sa‘îd ibn Sulaymân, d’après Hushaym (7), d’après al-Mughîra, d’après Abû ad-Dahâ, d’après Masrûq, d’après ‘Abdallâh qui a dit : « Le croissant de lune s’est fendu à La Mecque au point de devenir deux moitiés. Alors, les mécréants de Quraysh, habitants de La Mecque, s’exclamèrent : ‘Voilà un enchantement par lequel le fils d’Abî Kabsha vous a ensorcelés ! Vérifiez auprès des voyageurs : s’ils attestent avoir vu ce que vous avez vu, c’est qu’il a dit vrai, mais s’ils ne l’ont pas vu, alors c’est qu’il vous a ensorcelés.’ Ils interrogèrent donc les voyageurs – venus de toutes parts – et ceux-ci dirent : ‘Nous l’avons vu.’ » Ibn Jarîr (8) l’a aussi relaté d’après al-Mughîra, en ajoutant que Dieu fit alors descendre : « L’Heure approche et la lune s’est fendue » [Al-Qamar, 1]. Enfin, l’imam Ahmad (9) a déclaré : « Mua’mmal nous a rapporté, d’après Isrâ’îl, d’après Simâk, d’après Ibrâhîm, d’après al-Aswad, d’après… »