Abd al-Raḥmān, d’après Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭʿim, d’après son père, a dit : « La lune se fendit du vivant du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue), et elle forma deux parties : l’une sur cette montagne et l’autre sur celle-là. Les gens dirent alors : “Muḥammad nous a ensorcelés.” Puis ils ajoutèrent : “S’il nous a ensorcelés, il ne peut pas ensorceler tout le monde (sans exception).” » Ce récit n’a été rapporté que par Aḥmad (1). Ibn Jarīr et al-Bayhaqī (2) le tiennent également, par diverses chaînes, de Ḥuṣayn ibn ʿAbd al-Raḥmān.
Récit de Ḥudhayfa ibn al-Yamān : Abū Jaʿfar ibn Jarīr (3) dit : « Yaʿqūb me l’a transmis, Ibn ʿUlayya me l’a transmis, ʿAṭāʾ ibn al-Sāʾib nous l’a rapporté d’après Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī, qui a dit : “Nous nous sommes installés à al-Madāʾin et nous en étions éloignés d’un farsakh. Le vendredi arriva ; mon père y assista et j’y assistai avec lui. Ḥudhayfa prononça le sermon en disant : ‘Dieu, exalté soit-Il, déclare : ﴿L’Heure approche et la lune s’est fendue﴾ [Al-Qamar : 1]. Sachez que l’Heure est toute proche, sachez que la lune s’est fendue, sachez que ce monde est sur le point de faire ses adieux, sachez qu’aujourd’hui est le temps de l’entraînement et que demain est celui de la course.’ Je demandai alors à mon père : ‘Cours-tu demain avec les gens ?’ Il me répondit : ‘Mon fils, tu es ignorant. Il s’agit de la course aux bonnes actions.’” Puis revint le vendredi suivant, mon père y assista et Ḥudhayfa prononça de nouveau un sermon en disant : “En vérité, Dieu déclare : ﴿L’Heure approche et la lune s’est fendue﴾ [Al-Qamar : 1]. (Sachez que l’Heure est toute proche, sachez que la lune s’est fendue.) Sachez que ce monde est sur le point de tirer sa révérence. (Sachez qu’aujourd’hui est le temps de l’entraînement et que demain est celui de la course. Sachez que la ligne d’arrivée est le Feu, et que celui qui est en tête est celui qui aura gagné le Paradis.)” »
Abū Zurʿa al-Rāzī le rapporte dans son ouvrage « Dalāʾil al-nubuwwa » par diverses voies, d’après ʿAṭāʾ ibn al-Sāʾib, d’après Abū ʿAbd al-Raḥmān, d’après Ḥudhayfa, avec un récit similaire. Il y est dit : « Sachez que la lune s’est fendue du vivant du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue), sachez qu’aujourd’hui est le temps de l’entraînement et que demain est celui de la course, sachez que la ligne d’arrivée est le Feu, et que celui qui est en tête est celui qui obtiendra le Paradis. »
Récit d’ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās : al-Bukhārī (4) déclare : « Yaḥyā ibn Bukayr nous a raconté d’après Bakr, d’après Jaʿfar, d’après ʿArrāk ibn Mālik, d’après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba, d’après Ibn ʿAbbās, qui a dit : ‘La lune s’est fendue du temps du Prophète (que Dieu le bénisse et le salue).’ » Al-Bukhārī et Muslim (5) le rapportent également, par la chaîne de Bakr ibn Muḍar, d’après Jaʿfar ibn Rabīʿa, selon la même version.