Chapitre (Quant à) (1) les preuves sensibles de la prophétie (c’est-à-dire celles que l’on peut observer à l’œil nu), qu’elles soient célestes ou terrestres (2). Parmi les plus grands prodiges à cet égard figure la scission de la lune lumineuse en deux parties. Dieu le Très-Haut dit : « L’Heure est proche et la lune s’est fendue (1). Et s’ils voient un signe, ils s’en détournent et disent : “Une magie persistante !” (2). Ils ont traité (ce miracle) de mensonge et ont suivi leurs passions, alors que toute chose est fixée (3). Des récits leur sont déjà parvenus, où se trouvait pourtant ce qui aurait pu les mettre en garde (4). Sagesse parfaite ! À quoi donc servent les avertissements ? (5) » [Sourate al-Qamar, v.1-5].
Les savants, ainsi que les autres imams, s’accordent à dire que la scission de la lune eut lieu du vivant du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui). Les hadiths relatifs à ce miracle ont été transmis par des voies qui confèrent la certitude à la communauté.
• Récit selon Anas ibn Mâlik :
L’imam Ahmad (3) rapporte : « ʿAbd ar-Razzâq nous a rapporté, Maʿmar nous a rapporté, d’après Qatâda, d’après Anas, qui a dit : “Les habitants de La Mecque demandèrent au Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) un signe, et la lune se fendit à La Mecque en deux reprises. Le Prophète récita alors : ‘L’Heure est proche et la lune s’est fendue’ (al-Qamar : 1).” » Ce hadith a aussi été rapporté par Muslim (4), d’après Muḥammad ibn Râfiʿ, selon ʿAbd ar-Razzâq.
Al-Bukhârî (5) rapporte également : « ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Wahhâb nous a rapporté, Bishr ibn al-Mufaḍḍal nous a rapporté, Saʿîd ibn Abî ʿArûba nous a rapporté, d’après Qatâda, d’après Anas ibn Mâlik, que les gens de La Mecque demandèrent au Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) de leur montrer un signe. Il leur montra donc la lune fendue en deux, au point qu’ils virent le mont Hirâ’ entre ses deux moitiés. » Al-Bukhârî et Muslim (6) l’ont tous deux rapporté d’après Shaybân, selon Qatâda, et Muslim (7) l’a rapporté d’après Shuʿba, selon Qatâda.
• Récit selon Jubayr ibn Muṭʿim :
Aḥmad (8) rapporte : « Muḥammad ibn Kathîr nous a rapporté, Sulaymân ibn Kathîr nous a rapporté, d’après Ḥuṣayn ibn… » (suit la chaîne de transmission).