Ceci témoigne en sa faveur, alors même qu’il (le Coran) fut révélé à un homme illettré qui ne connaissait pas l’écriture et qui n’avait jamais, de sa vie, étudié les sciences des Anciens ni les récits des peuples passés. Les gens furent ainsi surpris de voir lui parvenir une Révélation contenant des informations utiles, qu’il convenait de rapporter afin de s’en souvenir : le récit des nations avec leurs prophètes, ce qu’elles ont accompli vis-à-vis d’eux, et la manière dont Dieu a sauvé les croyants et détruit les mécréants, selon une formulation qu’aucun être humain ne saurait égaler jusqu’à la fin des temps.
En certains passages, le récit est narré de manière concise, dans un style d’une parfaite limpidité et d’une grande éloquence. Ailleurs, il est développé et détaillé, sans que l’on puisse rêver d’un exposé plus doux, plus clair ou plus sublime. Au point que celui qui récite ou écoute a le vif sentiment d’assister aux événements décrits, d’être présent à la scène et de l’observer de ses propres yeux. Comme l’a dit le Très-Haut : « Tu n’étais pas au flanc du Mont (Tûr) lorsque Nous avons appelé. Mais c’est par une miséricorde de ton Seigneur, afin que tu avertisses un peuple à qui nul avertisseur n’était venu avant toi. Peut-être se rappelleraient-ils. » [Al-Qasas : 46].
Et Il dit aussi : « Cela fait partie des nouvelles de l’Inconnaissable que Nous te révélons. Tu n’étais pas parmi eux lorsqu’ils jetaient leurs calames pour décider qui prendrait Marie en charge, et tu n’étais pas parmi eux lorsqu’ils se disputaient. » [Âl ‘Imrân : 44]. Il dit encore dans la sourate Yûsuf : « Cela fait partie des nouvelles de l’Inconnaissable que Nous te révélons. Tu n’étais pas parmi eux lorsqu’ils résolurent leur affaire et ourdirent leur complot. (102) La plupart des gens, malgré ton souhait, ne sont pas croyants. (103) Tu ne leur demandes pour cela aucun salaire : ce n’est qu’un Rappel à l’intention des mondes. » [Yûsuf : 102-104]. Jusqu’à ce qu’Il déclare à la fin de cette même sourate : « Dans leurs récits, il y a assurément un enseignement pour ceux qui sont doués d’intelligence. Ce n’est point un récit inventé, mais la confirmation de ce qui l’a précédé, l’exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour des gens qui croient. » [Yûsuf : 111].
Il dit également – qu’Il soit exalté : « Et ils ont dit : “Pourquoi ne nous apporte-t-il pas un signe de la part de son Seigneur ?” Le signe évident contenu dans les Feuilles premières ne leur est-il donc pas parvenu ? » [Tâ-Hâ : 133]. Et Il dit encore : « Dis : “Que direz-vous si cela (le Coran) vient de la part d’Allah et qu’ensuite vous le reniez ? Qui est plus égaré que celui qui persiste dans une scission extrême ?” (52) Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que c’est la vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose ? » [Fussilat : 52-53].
Dieu – qu’Il soit exalté – a donc promis de manifester les signes du Coran et d’en confirmer la véracité, ainsi que celle de son contenu, par ce qu’Il fera apparaître dans l’univers comme preuves établissant la véracité de ce Livre, et dans la personne même de ceux qui le nient et le traitent de mensonge, des indices irréfutables balayant leurs objections, jusqu’à ce qu’ils acquièrent la certitude qu’il provient bien de Dieu et fut révélé sur la langue du Véridique. Puis Il signale un argument autonome en disant : « Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose ? » [Fussilat : 53]. Autrement dit, le fait que Dieu sache toute chose suffit à prouver la véracité de celui qui transmet Son Message. Car, s’il s’était agi d’un imposteur Lui attribuant mensongèrement des paroles, Il l’aurait immédiatement châtié par un supplice sévère, comme l’a déjà expliqué le texte.
Dans ce Coran, il y a des annonces de choses à venir qui se sont réalisées précisément comme cela y était prédit, et il en va de même dans les hadiths, selon notre exposé dans le “Tafsîr” (1) et à travers ce que nous mentionnerons des conflits et épreuves futurs ; ainsi que dans la parole du Très-Haut : « … qu’il y en aura bientôt parmi vous… ».