Il dit : « Seigneur, je trouve dans la Torah une communauté qui répond (à Ton appel) et qui voit ses prières exaucées ; fais qu’elle soit ma communauté. » Dieu dit : « Cette communauté est celle d’Ahmad. » (1)
Wahb ibn Munabbih rapporta, dans le récit de Dâwud — que la paix soit sur lui — et de ce que Dieu lui révéla dans le Zabur : « Ô Dâwud ! Il viendra après toi un Prophète nommé Ahmad et Muhammad, véridique et éminent, contre qui Je ne serai jamais courroucé et qui ne provoquera jamais Ma colère. Avant même qu’il ne Me désobéisse, Je lui ai pardonné ses fautes antérieures et futures. Sa communauté est une communauté comblée de miséricorde. Je leur accorde, au titre des œuvres surérogatoires, l’équivalent de ce que J’ai donné aux Prophètes. Je leur ai prescrit les mêmes obligations que celles imposées aux Prophètes et aux Messagers, si bien qu’au Jour de la Résurrection, ils viendront à Moi avec une lumière semblable à celle des Prophètes. En effet, Je leur ai ordonné de se purifier pour chaque prière, à l’exemple des Prophètes avant eux, de pratiquer le lavage rituel après la souillure majeure (al-janâba) comme Je l’ai prescrit aux Prophètes avant eux, d’accomplir le pèlerinage comme Je l’ai ordonné aux Prophètes avant eux, et de mener le combat (jihâd) comme Je l’ai ordonné aux Messagers avant eux. Ô Dâwud, J’ai accordé à Muhammad et à sa communauté la prééminence sur toutes les autres communautés.
Je leur ai en outre concédé six qualités que Je n’ai accordées à aucune autre communauté : Je ne les tiens pas pour responsables de leurs erreurs ni de leurs oublis, et toute faute qu’ils commettent sans le vouloir, s’ils Me demandent pardon, Je la leur pardonne. Tout bien qu’ils accomplissent en vue de l’au-delà, avec une âme sereine, Je le leur multiplie aussitôt en abondance, et ils en trouveront des réserves décuplées auprès de Moi, et même bien plus. Je leur accorde la bénédiction, la miséricorde et la guidée vers les Jardins du délice lorsqu’ils font preuve de patience dans l’épreuve et disent : “En vérité, nous sommes à Dieu et c’est vers Lui que nous retournons.” Si jamais ils M’invoquent, Je leur réponds : soit en réalisant immédiatement leur demande, soit en détournant d’eux un mal, soit en préservant pour eux la récompense de cette invocation dans l’au-delà. Ô Dâwud, quiconque de la communauté de Muhammad Me rencontre en attestant sincèrement qu’il n’y a de divinité que Dieu, l’Unique, sans associé, sera à Mes côtés dans Mon Paradis et Ma grâce. Quant à celui qui Me rencontre en ayant traité Muhammad de menteur ou en ayant démenti ce qu’il a apporté, ou encore s’étant moqué de Mon Livre, Je déverserai sur lui dans sa tombe un châtiment continu, et les anges le frapperont au visage et sur le dos quand il sortira de la tombe, puis Je le mènerai au plus bas niveau de l’Enfer. » (2)
Al-Hâfiẓ al-Bayhaqî dit : « Nous informa le noble Abû al-Fatḥ al-ʿUmarî, qui nous transmit dʿAbd al-Raḥmân ibn Abî Shurayḥ al-Harawî, lequel rapporta de Yaḥyâ ibn Muḥammad ibn Ṣāʿid, qui le tenait de ʿAbd Allâh ibn Shabîb Abû Saʿîd ar-Rabʿî. Ce dernier déclara : “Muḥammad ibn ʿUmar ibn Saʿîd — c’est-à-dire le fils de Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭʿim — m’a informé en disant : ‘Umm ʿUthmân bint Saʿîd ibn Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭʿim m’a relaté, de la part de son père, de son grand-père, lequel dit : ‘J’ai entendu de mon père, Jubayr ibn Muṭʿim, qu’au moment où Dieu envoya Son Prophète — que la paix et le salut soient sur lui — et que son appel triompha à La Mecque, je partis pour la Syrie. Lorsque j’arrivai à Buṣrâ, un groupe de chrétiens vint à ma rencontre et me demanda : ‘Es-tu du Ḥaram (lieu sacré) ?’ Je répondis : ‘Oui.’ Ils dirent alors : ‘Connais-tu cet homme qui s’est proclamé Prophète chez vous ?’ Je répondis : ‘Oui.’ Sur ce, ils me prirent par la main et m’introduisirent dans un monastère…’ ” »