‘Ata Ibn Yassar a dit : « Puis j’ai rencontré Ka‘b le savant et je l’ai interrogé ; ils (c’est-à-dire Ka‘b et Ibn Salam) ne divergeaient sur aucun mot, si ce n’est que Ka‘b disait : “(Des) yeux (‘umumiyya), (des) oreilles (ṣumuwayya) et (des) cœurs (ghulufā).” (1)
Al-Bukhārī (2) l’a également rapporté d’Abd Allāh – sans qu’on le nomme davantage. On dit qu’il s’agit d’Ibn Rajā’, et on dit aussi qu’il s’agit d’Abd Allāh ibn Ṣāliḥ, ce qui est plus probable, par l’intermédiaire de ‘Abd al-‘Azīz ibn Abī Salama al-Mājishūn, d’après Hilāl ibn ‘Alī avec cette même chaîne de transmission. Al-Bukhārī (3) déclara : « Sa‘īd a dit : d’après Hilāl, d’après ‘Atā’, d’après ‘Abd Allāh ibn Salām. » C’est ainsi qu’al-Bukhārī l’a cité sous forme de hadith “mu‘allaq”.
Al-Bayhaqī a rapporté, par la voie de Ya‘qūb ibn Sufyān, ceci : « Abū Ṣāliḥ – c’est-à-dire ‘Abd Allāh ibn Ṣāliḥ, le scribe d’al-Layth – nous raconta le hadith. Il me fut transmis par Khālid ibn Yazīd, d’après Sa‘īd ibn Abī Hilāl, d’après Usāma, d’après ‘Atā’ ibn Yassar, d’après Ibn Salām, qui disait : “Nous trouvons dans la Torah la description du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) : ‘En vérité, Nous t’avons envoyé comme témoin et comme annonciateur de bonne nouvelle (et comme avertisseur, et sauvegarde pour les illettrés). Tu es Mon serviteur et Mon messager, Je t’ai nommé Al-Mutawakkil (celui qui place sa confiance en Dieu) ; il n’est ni rude ni violent, il n’élève pas la voix sur les marchés, ne rend pas le mal par le mal, mais il pardonne et dépasse (les fautes). Je ne le rappellerai pas (à Moi) avant qu’il ne rétablisse la religion déviée : en attestant qu’”Il n’est de dieu qu’Allāh.” C’est par lui qu’Il ouvrira des yeux aveugles, des oreilles sourdes et des cœurs scellés.’” (5)
‘Atā’ ibn Yassar dit : « Le Laythī m’a informé qu’il avait entendu Ka‘b al-Aḥbār exprimer une parole semblable à celle d’Ibn Salām. »
Il a également été rapporté une autre chaîne de transmission depuis ‘Abd Allāh ibn Salām. Ainsi, al-Tirmidhī déclare : « Zayd ibn Akhzam aṭ-Ṭā’ī, de Basra, nous a raconté ; Abū Qutayba (Salam ibn Qutayba) nous a rapporté ; il m’a été transmis par Abū Mawdūd al-Madanī ; ‘Uthmān ibn aḍ-Ḍaḥḥāk nous a narré, d’après Muḥammad ibn Yūsuf ibn ‘Abd Allāh ibn Salām, d’après son père, d’après son grand-père, qui a dit : “Il est écrit dans la Torah la description de Muḥammad, et ‘Īsā ibn Maryam sera enterré avec lui.”” Abū Mawdūd ajouta : “Il reste dans la maison (6) la place d’une tombe. (7)” »
Puis al-Tirmidhī dit : « Ce hadith est bon (ḥasan). » C’est ainsi que fut mentionné “ ‘Uthmān ibn aḍ-Ḍaḥḥāk ”, tandis que le nom connu est “ aḍ-Ḍaḥḥāk ibn ‘Uthmān al-Madanī ”. Notre maître, l’historien al-Ḥāfiẓ al-Mizzī, a rapporté de même dans son livre al-Aṭrāf (8), d’après Ibn ‘Asākir, qu’il affirmait la même chose.