Al-Bayhaqî rapporta, par la chaîne de transmission d’Abû Kurayb Muḥammad ibn al-‘Alâ’ al-Hamdânî, qui dit : « Nous raconta Mu‘âwiyah ibn Hishâm, d’après Shaybân, d’après Abû Isḥâq, d’après ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : Abû Bakr dit : “Ô Messager de Dieu ! Je vois que ta chevelure est devenue blanche.” Il répondit : “C’est Hûd, la Sûrate al-Wâqi‘a, al-Mursalât, ‘Amma yatasâ’alûn et Idhâ ash-shamsu kuwwirat qui m’ont fait blanchir.” »(1)
Et dans une autre version, toujours rapportée par lui d’après Abû Kurayb, d’après Mu‘âwiyah ibn Hishâm, d’après Shaybân, d’après Firâs, d’après ‘Aṭiyyah, d’après Abû Sa‘îd, celui-ci a dit : ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb dit : « Ô Messager de Dieu ! Tes cheveux ont vite blanchi ! » Il répondit : « C’est Hûd et ses sœurs : al-Wâqi‘a, ‘Amma yatasâ’alûn, et Idhâ ash-shamsu kuwwirat qui m’ont fait blanchir. »(2)
[Chapitre sur sa bravoure ﷺ]
Nous avons mentionné dans l’“Tafsîr”(3) qu’un des pieux Anciens avait déduit du verset : « Alors combats dans le sentier de Dieu. Tu n’es responsable que de toi-même et incite les croyants [au combat]. » [An-Nisâ’ : 84], que le Messager de Dieu ﷺ était ordonné de ne pas fuir devant les polythéistes s’ils l’affrontaient, fût-il seul, d’après la parole divine : « Tu n’es responsable que de toi-même. » Il est avéré que le Prophète ﷺ était parmi les plus courageux, les plus endurants et les plus robustes des hommes : jamais il ne prit la fuite sur un champ de bataille, quand bien même ses compagnons l’auraient abandonné.
L’un de ses compagnons raconta : « Lorsque la bataille devenait rude et que la violence gagnait, nous nous réfugiions derrière le Messager de Dieu ﷺ. »(4) Ainsi, le jour de Badr, lorsque mille polythéistes se trouvaient face à lui, il lança une poignée de gravier qui les atteignit tous au moment où il disait : « Qu’ils soient enlaidis ! » Il en fut de même le jour de Ḥunayn, comme cela a déjà été mentionné. La plupart de ses compagnons s’étaient enfuis à la deuxième phase de la bataille à Uḥud, tandis que lui demeurait ferme à son poste, sans le quitter, et il ne resta plus que douze hommes auprès de lui, dont sept furent tués et cinq survécurent.
C’est alors qu’il tua ‘Ubayy ibn Khalaf – qu’Allâh le maudisse – et le précipita en Enfer. Le jour de Ḥunayn, tous fuirent également : ils étaient alors au nombre de douze mille, mais lui resta ferme avec environ cent compagnons. Il était ce jour-là sur sa mule et la lançait en direction de l’ennemi, proclamant son identité à haute voix en disant : « Je suis le Prophète… »