«Al-Masâkîn». En effet, c’est un hadith faible qui n’est pas établi au regard de sa chaîne de transmission, car il comprend Yazîd ibn Sinân Abû Furwah ar-Ruhâwî, lequel est très faible (1). Et Dieu est plus savant.
Al-Tirmidhî l’a également rapporté par une autre voie en disant (2) : « ‘Abd al-A‘lâ ibn Wâsil al-Kûfî nous a transmis, Thâbit ibn Muhammad al-‘Âbid al-Kûfî nous a transmis, Al-Hârith ibn an-Nu‘mân al-Laythî, d’après Anas, [selon lequel] le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : “Ô Dieu, fais-moi vivre en pauvre, fais-moi mourir en pauvre et ressuscite-moi parmi les pauvres au Jour de la Résurrection.” » ‘Â’isha demanda : « Pourquoi donc, ô Messager de Dieu ? » Il répondit : « Parce qu’ils entreront au Paradis quarante automnes avant leurs riches. Ô ‘Â’isha ! Ne renvoie pas le pauvre, ne serait-ce qu’avec une moitié de datte. Ô ‘Â’isha, aime les pauvres et rapproche-les, car Dieu te rapprochera le Jour de la Résurrection. » Puis [al-Tirmidhî] déclara : « C’est un hadith étrange. » J’ai dit : « Sa chaîne de transmission comporte une faiblesse et son texte (3) présente une anomalie. Et Dieu est plus savant. »
L’imam Ahmad (4) a dit : « ‘Abd as-Samad nous a transmis, ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Abd Allâh ibn Dînâr nous a transmis, d’après Abû Hâzim, d’après Sahl ibn Sa‘d, [qui rapporta] qu’on lui avait demandé : “Est-ce que le Messager de Dieu (ﷺ) a vu de ses propres yeux an-naqiyy (avant sa mort) (5) – c’est-à-dire al-Huwwârî ?” » Il lui répondit : « Le Messager de Dieu n’a pas vu at-Taqiyy de ses yeux jusqu’à ce qu’il ait rencontré Dieu (– Exalté soit-Il –). » On lui demanda : « Aviez-vous des tamis à l’époque du Messager de Dieu ? » Il répondit : « Nous n’avions pas de tamis. » On lui demanda : « Que faisiez-vous alors de l’orge ? » Il dit : « Nous le passions au souffle, et ce qui s’envolait s’envolait [de lui]. »
De même, al-Tirmidhî (6) l’a rapporté d’après ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Abd Allâh ibn Dînâr, en ajoutant : « Puis nous l’égrenions (7) et nous le pétrissions. » Ensuite, il dit : « Il est jugé bon et authentique. » Mâlik l’a également rapporté, d’après Abû Hâzim. J’ai dit : « Al-Bukhârî (8) l’a aussi rapporté, d’après Sa‘îd ibn Abî Maryam, d’après Muhammad ibn Mutarrif ibn Ghassân al-Madanî, d’après Abû Hâzim, d’après Sahl ibn Sa‘d. »