Abou Dâwoud at-Tayâlissî (1) a rapporté : « Al-Mas‘oudî nous a transmis, d’après ‘Amr ibn Murrah, d’après Ibrâhîm, d’après ‘Alqamah, d’après ‘Abd Allâh ibn Mas‘oud, qui a dit : “Le Messager de Dieu (que Dieu le couvre d’éloges et le salue) s’était allongé sur une natte, et celle-ci avait laissé une marque sur sa peau. Je me mis alors à l’essuyer en disant : ‘Que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Pourquoi ne nous as-tu pas prévenus, afin que nous te préparions quelque chose pour t’en protéger et sur lequel tu puisses dormir ?’ Il répondit : ‘Qu’ai-je à faire de ce bas-monde ? Mon rapport à ce monde n’est que celui d’un voyageur qui s’abrite un instant sous un arbre, puis repart et le laisse derrière lui.’” »
Ibn Mâjah (2) l’a également rapporté, d’après Yahyâ ibn Hakîm, lequel le tenait d’Abou Dâwoud at-Tayâlissî. At-Tirmidhî (3) l’a transmis, par l’intermédiaire de Mûsâ ibn ‘Abd ar-Rahmân al-Kindî et de Zayd ibn al-Hubâb, tous deux rapportant d’Al-Mas‘oudî, et At-Tirmidhî a qualifié ce hadith de « bon et authentique » (4).
L’imam Ahmad l’a rapporté d’après Ibn ‘Abbâs, en disant (5) : « ‘Abd as-Samad, Abou Sa‘îd et ‘Affân nous ont tous rapporté que Thâbit reçoit de Hilâl, qui tient d’‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbâs : Le Messager de Dieu (que Dieu le couvre d’éloges et le salue) fut un jour trouvé par ‘Umar alors qu’il reposait sur une natte ayant marqué son flanc. ‘Umar lui dit : ‘Ô Messager de Dieu, si seulement tu adoptais une couche plus confortable !’ Il répondit : ‘Qu’ai-je à faire de ce bas-monde ? Mon exemple en ce monde est celui d’un voyageur qui, un jour de grande chaleur, se met à l’ombre d’un arbre, puis s’en va et le quitte.’” Ahmad est le seul à en avoir fait mention.
Dans le Sahîh d’Al-Bukhârî (6), d’après Az-Zuhrî, lui-même d’après ‘Ubayd Allâh ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Utbah, d’après Abou Hurayrah : le Messager de Dieu a dit : « Si je possédais autant d’or que la montagne d’Uhud, je ne serais pas satisfait de voir passer trois nuits alors qu’il m’en resterait encore, à l’exception de ce que je réserverais pour acquitter une dette. » Dans les deux Sahîhs (7), d’après ‘Umârah ibn al-Qa‘qa‘, d’après Abou Zur‘ah, d’après Abou Hurayrah, le Messager de Dieu (que Dieu le couvre d’éloges et le salue) a dit : « Ô Dieu, accorde à la famille de Muhammad seulement le nécessaire pour vivre (qûtan). »
Quant au hadith rapporté par Ibn Mâjah (8), d’après Yazîd ibn Sinân, lui-même d’après Ibn al-Mubârak, d’après ‘Atâ’, d’après Abou Sa‘îd, selon lequel le Messager de Dieu (que Dieu le couvre d’éloges et le salue) aurait dit : « Ô Dieu, fais-moi vivre en pauvre, fais-moi mourir en pauvre, et ressuscite-moi parmi les pauvres… »