Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Mention de sa générosité :

Il a déjà été mentionné ce que les deux Cheikhs (al-Bukhârî et Muslim) rapportent dans leurs recueils authentiques, selon la transmission d’az-Zuhrî, d’après ‘Ubaydullâh ibn ‘Abdillâh, d’après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : « Le Messager de Dieu (ﷺ) était la personne la plus généreuse. Sa générosité atteignait son comble pendant le mois de Ramadan, lorsque Gabriel venait à sa rencontre avec la Révélation et qu’ils étudiaient ensemble le Coran. Ainsi, le Messager de Dieu (ﷺ) était plus généreux pour faire le bien que le vent envoyé (1). »

Ce rapprochement est d’une grande éloquence, car il compare la générosité au vent envoyé, qui souffle de manière générale, continue et ininterrompue.

Dans les deux Sahîh, il est également rapporté selon Sufyân ibn ‘Uyayna (2), d’après Muhammad ibn al-Munkadir, d’après Jâbir ibn ‘Abdillâh, qui a dit : « On n’a jamais adressé de demande au Messager de Dieu (ﷺ) sans qu’il y réponde favorablement, et jamais il n’a dit : “Non”. (3) »

L’imâm Ahmad (4) a dit : « Ibn Abî ‘Adî nous a rapporté, d’après Humayd, d’après Mûsâ ibn Anîs, d’après Anas : “Le Messager de Dieu (ﷺ) ne fut jamais sollicité pour quelque chose au nom de l’islam sans qu’il ne l’accorde. Un jour, un homme vint à lui, et le Prophète (ﷺ) lui donna un grand troupeau de brebis qui se trouvait entre deux montagnes, parmi les brebis destinées à l’aumône. Ensuite l’homme retourna auprès des siens et leur dit : ‘Ô mon peuple, acceptez l’islam, car Muhammad donne un don dont il n’a pas peur de manquer.’” »

Muslim rapporta ce hadith (5) par l’intermédiaire de ‘Âsim ibn an-Nadr, de Khâlid ibn al-Hârith, d’après Humayd.

Et Ahmad (6) a dit également : « ‘Affân nous a rapporté, Ham mâd nous a rapporté, Thâbit nous a rapporté, d’après Anas : “Un homme demanda un bien au Prophète (ﷺ), et il lui offrit un troupeau de brebis se trouvant entre deux montagnes. L’homme regagna alors sa tribu et leur dit : ‘Ô mon peuple, devenez musulmans, car Muhammad donne comme celui qui n’a aucune crainte de la pauvreté.’ En effet, il arrivait qu’un homme se rende auprès du Messager de Dieu (ﷺ) sans autre intention que de recevoir un bien matériel ; puis, avant la fin du jour, sa religion devenait plus chère à son cœur, plus précieuse pour lui que tout bien de ce monde.” »

Muslim rapporte également ce hadith (7) via Hammâd ibn Salama.

C’est par cette largesse que le Prophète (ﷺ) voulait conquérir le cœur de ceux qui étaient fragiles dans leur foi et encourager d’autres à embrasser l’islam, selon la sagesse du don qui consolide la foi.

(1) Rapporté par al-Bukhārī dans son Ṣaḥīḥ, n° (6), au sujet du commencement de la révélation ; par Muslim dans son Ṣaḥīḥ, n° (2308), dans le chapitre des vertus ; et par an-Nasā’ī dans ses Sunan (4/125), chapitre sur la générosité et la bonté durant le mois de Ramadan. Il est également rapporté chez l’imām Aḥmad dans son Musnad (1/231). (2) Dans l’original imprimé figure par erreur « Sufyān ibn Saʿīd ath-Thawrī », corrigé conformément aux deux Ṣaḥīḥ. (3) Rapporté par al-Bukhārī dans son Ṣaḥīḥ, n° (6034), dans le chapitre de l’étiquette, et par Muslim dans son Ṣaḥīḥ, n° (2311), dans le chapitre des vertus. (4) Dans son Musnad (3/108). (5) Dans son Ṣaḥīḥ, n° (2312), dans le chapitre des vertus. Le sens de « il n’a pas été demandé quoi que ce soit à cause de l’Islām » : c’est-à-dire « pour l’Islām ». (6) Dans le Musnad (1/284). (7) Dans son Ṣaḥīḥ (2312) et (58) dans le chapitre des vertus.
ذكرُ كرمِه (رحمهم الله) تقدم ما أخرجاه في الصحيحين من طريق الزُّهري، عن عبيد الله بن عبد الله، عن ابن عباس قال: كان رسول الله ﷺ أجود الناس وكان أجود ما يكون في شهر رمضان حين يلقاه جبريل بالوحي فيدارسه القرآن فلرسول الله ﷺ أجود بالخير من الريح المرسله (١) . وهذا التشبيه في غاية ما يكون من البلاغة، في تشبيهه الكرم بالريح المرسلة، في عمومها وتواترها وعدم انقطاعها. وفي الصحيحين من حديث سفيان بن عُيَينَة (٢) ، عن محمد بن المُنْكَدر، عن جابر بن عبد الله قال: ما سُئِلَ رسولُ الله ﷺ شيئًا قطُ فقال: لا (٣) . وقال الإمام أحمد (٤) : حَدَّثَنَا ابن أبي عدي، عن حميد، عن موسى بن أنيس، عن أنس؛ أن رسول الله ﷺ لم يُسأل شيئًا على الإسلام إِلَّا أعطاه، قال: فأتاه رجل فأمر له بشاء كثير بين جبلين من شاء الصدقة. قال: فرجع إلى قومه، فقال: يا قوم أسلموا فإن محمدًا يُعطي عطاءً ما يخشى الفاقة. ورواه مسلم (٥) ، عن عاصم بن النضر، عن خالد بن الحارث، عن حميد. وقال أحمد (٦) : حَدَّثَنَا عَفَّان، حَدَّثَنَا حمّاد، حَدَّثَنَا ثابت، عن أنس؛ أن رجلًا سأل النَّبِيّ ﷺ ، فأعطاه غنمًا بين جبلين، فأتى قومَه، فقال: يا قوم أسلموا، فإن محمَّدًا يُعطي عطاء من لا يخاف الفاقة. فإن كان الرجل ليجيء إلى رسول الله ما يُريد إِلَّا الدنيا، فما يُمسي حتى يكونَ دينه أحبَّ إليه وأعزَّ عليه من الدنيا وما فيها. ورواه مسلم (٧) من حديث حماد بن سلمة به. وهذا العطاء ليؤلف به قلوب ضعيفي القلوب في الإسلام، ويتألف آخرين ليدخلوا في الإسلام؛ كما
(١) رواه البخاري في صحيحه رقم (٦) في بدء الوحي، ومسلم في صحيحه رقم (٢٣٠٨) في الفضائل، والنسائي في سننه (٤/ ١٢٥) باب الفضل والجود في شهر رمضان، وهو عند الإمام أحمد في المسند (١/ ٢٣١). (٢) في الأصل والمطبوع: سفيان بن سعيد الثوري خطأ، وما أثبته من الصحيحين. (٣) رواه البخاري في صحيحه رقم (٦٠٣٤) في الأدب، ومسلم في صحيحه رقم (٢٣١١) في الفضائل. (٤) مسنده (٣/ ١٠٨). (٥) في صحيحه رقم (٢٣١٢) في الفضائل. ومعنى "لم يُسأل شيئًا على الإسلام": أي: من أجل الإسلام. (٦) في المسند (١/ ٢٨٤). (٧) في صحيحه (٢٣١٢) (٥٨) في الفضائل.

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