Al-Bazzâr le rapporte dans son « Musnad » avec le texte suivant : « Quand il s’asseyait, il dressait ses deux genoux et enlaçait ses bras autour d’eux. »
Abû Dâwud (1) dit ensuite : « Nous furent rapportés (ces propos) par Ḥafṣ ibn ‘Umar et Mûsâ ibn Ismâ‘îl, (qui) dirent : “Nous furent rapportés (ces propos) par ‘Abd Allâh ibn Ḥassân al-‘Anbarî. Il m’a été transmis par mes deux grands-mères, Ṣafiyya et Duḥayba, filles de ‘Ulayba – Mûsâ rapporte qu’elle était la fille de Ḥarmala –, lesquelles furent élevées par Qayla bint Makhrama, qui était la grand-mère de leur père. Elles dirent qu’elle leur avait raconté avoir vu le Messager de Dieu (ﷺ) assis dans la posture al-qurfuṣâ’, et qu’elle déclara : ‘Quand j’ai vu le Messager de Dieu assis ainsi, dans une attitude pleine d’humilité, j’ai tremblé de crainte.’ ” »
At-Tirmidhî le mentionne également dans « Ash-Shamâ’il » (2) et dans « Al-Jâmi‘ » (3), selon la chaîne de transmission remontant à ‘Abd ibn Ḥumayd, qui le tenait d ‘Affân ibn Muslim, d’après ‘Abd Allâh ibn Ḥassân. Ce hadith fait partie d’un récit plus long que a rapporté At-Ṭabarânî dans son intégralité dans son « Mu‘jam al-Kabîr » (4).
Al-Bukhârî (5) rapporte : « Al-Ḥasan ibn aṣ-Ṣabâḥ al-Bazzâr nous a transmis : Sufyân nous a transmis, d’après Az-Zuhrî, d’après ‘Urwa, d’après ‘Â’isha, que le Messager de Dieu (ﷺ) énonçait ses propos de telle manière que si l’on avait voulu compter ses paroles, il aurait été possible de les dénombrer. »
Al-Bukhârî dit encore (6) : « Al-Layth m’a rapporté : Yûnus m’a raconté, d’après Ibn Shihâb, qui m’informa d’‘Urwa ibn az-Zubayr, d’après ‘Â’isha, qu’elle dit : “Ne t’étonnes-tu pas (7) de tel homme ? Il est venu s’asseoir près de ma chambre et s’est mis à relater des hadiths au sujet du Messager de Dieu (ﷺ), de sorte que je l’entendais tandis que j’accomplissais ma prière (tasbîḥ). Il s’en est allé avant que j’aie terminé, et si je l’avais rejoint, je l’aurais contredit, car le Messager de Dieu (ﷺ) ne débitait pas ses propos de la même manière que vous le faites aujourd’hui. ” »
Aḥmad (8) le rapporte également, à partir d ‘Alî ibn Isḥâq, de même que Muslim (9) à partir de Ḥarmala, et Abû Dâwud (10) à partir de Sulaymân ibn Dâwud ; tous l’ont reçu de Ibn Wahb, lui-même d’après Yûnus ibn Yazîd. Dans leur version, la remarque se présente ainsi : « Ne t’étonnes-tu pas d’Abû Hurayra… », et l’essentiel du propos est similaire.
L’imam Aḥmad (11) a dit : « Wakî‘ nous a rapporté, d’après Sufyân, d’après Usâma, d’après Az-Zuhrî, d’après ‘Urwa, d’après ‘Â’isha, qu’elle déclara : “La parole du Prophète (ﷺ) était claire et distincte, à la portée de tous. Il ne l’énonçait pas d’une seule traite.” »