Le Messager de Dieu leur annonça alors la bonne nouvelle et le Paradis. Puis il dit :
« Dieu a véritablement béni ces dix : Il a revêtu Son Prophète d’une tunique, et un homme parmi les Anṣâr d’une tunique ; Il a de plus affranchi un esclave. Et je loue Dieu, car c’est Lui qui nous a accordé cela par Sa puissance. »
C’est ainsi que l’a rapporté aṭ-Ṭabarānī, et sa chaîne de transmission comporte Ayyūb ibn Nahīk al-Ḥalabī. Abū Ḥātim l’a jugé faible ; Abū Zurʿa a dit qu’il est « munkar al-ḥadīth » (rapportant des paroles réprouvées), et al-Azdī le considère comme « abandonné » (1).
L’imam Aḥmad (2) a rapporté : « ʿAffān nous a dit : Ḥammād nous a dit, d’après Thābit, d’après Anas, qu’une femme qui avait quelque trouble mental vint dire : “Ô Messager de Dieu, j’ai un besoin à te soumettre.” Il lui répondit : “Ô mère d’Untel, choisis la route que tu veux.” Il se leva donc avec elle pour s’entretenir jusqu’à ce qu’elle ait satisfait son besoin. » C’est également ainsi que Muslim (3) l’a rapporté d’après Ḥammād ibn Salama.
Il est établi dans les deux recueils authentiques (al-Bukhārī et Muslim), selon le ḥadīth rapporté par al-Aʿmash, d’après Abū Ḥāzim, d’après Abū Hurayra, que le Messager de Dieu (ﷺ) n’a jamais reproché quoi que ce soit à un plat : s’il en avait envie, il en mangeait, sinon il s’en abstenait (4).
As-Sawrī a rapporté, d’après al-Aswad ibn Qays, d’après Nabīḥ al-ʿAnazī, d’après Jābir : « Le Messager de Dieu est venu chez nous ; nous avons alors immolé un mouton pour lui. Il dit : “C’est comme s’ils savaient que nous aimons la viande.” » (5)
Muḥammad ibn Isḥāq a dit, d’après Yaʿqūb ibn ʿUtba, d’après ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz, d’après Yūsuf ibn ʿAbd Allāh ibn Salām, d’après son père : « Lorsque le Messager de Dieu (ﷺ) s’asseyait pour s’entretenir, il levait souvent son regard vers le ciel. » C’est ainsi que l’a également rapporté Abū Dāwūd dans le “Livre des bonnes manières” de ses Sunan (6), selon la chaîne transmise par Muḥammad ibn Isḥāq.
Et Abū Dāwūd de rapporter : « Salama ibn Shuʿayb nous a dit : ʿAbd Allāh ibn Ibrāhīm nous a dit : Isḥāq ibn Muḥammad al-Anṣārī nous a dit, d’après Rabiḥ ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d’après son père, d’après son grand-père Abū Saʿīd al-Khudrī, que le Messager de Dieu (ﷺ), lorsqu’il s’asseyait, s’entourait les genoux de ses bras (7). »