Abou Dâoûd, At-Tirmidhî dans « Ash-Shamâ’il » et An-Nassâ’î dans « Al-Yawm wa-l-Layla » (1) l’ont rapporté, selon la chaîne de transmission de Hammâd ibn Zayd, d’après Salm ibn Qays al-‘Alawî al-Basrî. Abou Dâoûd (2) a déclaré : « Il ne fait pas partie de la descendance de ‘Alî ibn Abî Tâlib, il était versé dans l’astronomie et il a témoigné devant ‘Adiyy ibn Arṭâta au sujet de l’observation du croissant lunaire, mais son témoignage n’a pas été accepté. »
Abou Dâoûd a également rapporté : « Nous raconta ‘Uthmân ibn Abî Shayba ; ‘Abd al-Ḥamîd al-Ḥimmânî (3) nous raconta, d’après al-A‘mash, d’après Muslim, d’après Masrûq, d’après ‘Â’isha (qu’Allâh soit satisfait d’elle) qui a dit : “Lorsque le Prophète (ﷺ) apprenait qu’un homme avait fait ou dit quelque chose, il ne disait pas : ‘Qu’a donc untel à déclarer ceci ?’ mais plutôt : ‘Que se passe-t-il donc avec certains individus qui disent ceci ou cela ?’ (4).” »
Il est également établi dans les recueils authentiques que le Messager d’Allâh (ﷺ) a dit : « Que personne ne me rapporte aucune rumeur au sujet de quiconque, car j’aime me présenter à vous le cœur pur (5). »
Mâlik a rapporté, d’après Isḥâq ibn ‘Abd Allâh ibn Abî Ṭalḥa, d’après Anas ibn Mâlik (qu’Allâh soit satisfait de lui), qui a dit : « Je marchais avec le Prophète (ﷺ) alors qu’il portait un manteau à bordure épaisse. Un bédouin l’interpella et tira violemment sur son manteau. Je vis alors la lisière du manteau marquer la peau de l’épaule du Messager d’Allâh (ﷺ), tant le geste fut rude. Puis il s’exclama : “Ô Muhammad ! Ordonne qu’on me remette une part de la richesse d’Allâh que tu possèdes !” Le Messager d’Allâh (ﷺ) se tourna alors vers lui, sourit, et ordonna qu’on lui donne de quoi satisfaire sa demande.” Al-Bukhârî et Muslim (6) l’ont rapporté, d’après le hadith de Mâlik. »
L’imam Aḥmad a déclaré : « Nous raconta Zayd ibn al-Ḥabbâb, qui nous informa de la part de Muḥammad ibn Hilâl al-Qurashî, d’après son père, qu’il entendit Abou Hurayra (qu’Allâh soit satisfait de lui) dire : “Nous étions avec le Messager d’Allâh (ﷺ) dans la mosquée. Lorsqu’il se leva, nous nous levâmes avec lui. Un bédouin s’approcha et lui dit : ‘Donne-moi quelque chose, ô Muhammad !’ Le Prophète (ﷺ) répondit : ‘Non, et je demande pardon à Allâh.’ Alors le bédouin le tira par sa ceinture, en le griffant. Des compagnons voulurent intervenir, mais le Prophète (ﷺ) leur dit : ‘Laissez-le.’ Il lui remit ensuite une provision. Ainsi son serment habituel était : ‘Non, et je demande pardon à Allâh.’” (7). »