Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Puis Muslim a déclaré : « Abu Bakr ibn Abi Shayba nous a rapporté (ce récit), Waki‘ nous l’a rapporté d’après Sa‘id, d’après Qatâda, d’après Anas qui raconta : “Une alerte se produisit à Médine. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) emprunta alors la monture d’Abou Talha, une jument appelée ‘Mandûb’, puis il la monta. À son retour, il dit : ‘Nous n’avons rien vu qui justifie l’alerte, et certes nous l’avons trouvée (cette monture) rapide comme la mer.’” (1)

Il dit aussi : “Lorsque l’affrontement se faisait intense, nous nous abritions derrière le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui).” (2)

De même, Abou Ishâq as-Sabî‘î a rapporté, d’après Hâritha ibn Mudarrib, d’après ‘Alî ibn Abî Tâlib : “Lors de la bataille de Badr, nous faisions face aux polythéistes en nous mettant derrière le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Il était l’homme le plus valeureux au combat.” (Rapporté par Ahmad et al-Bayhaqî) (3).

Il a été mentionné plus haut, au sujet de la bataille contre Hawâzin, que lorsque la plupart de ses Compagnons prirent la fuite ce jour-là, le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) tint bon, monté sur sa mule, invoquant son nom béni et disant : “Je suis le Prophète, il n’y a pas de mensonge… Je suis le fils de ‘Abd al-Muttalib.” Dans le même temps, il la lançait contre les rangs de l’ennemi. Cela représente, en vérité, l’apogée du courage et de la confiance totale en Dieu, que les bénédictions divine soient sur lui.

Dans le Sahîh de Muslim, selon un hadith rapporté par Ismâ‘îl ibn ‘Ulayya, d’après ‘Abd al-‘Azîz, d’après Anas : “Lorsque le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) arriva à Médine, Abou Talha me prit par la main et nous nous rendîmes auprès du Messager de Dieu. Il lui dit : ‘Ô Messager de Dieu, Anas est un jeune garçon intelligent ; qu’il soit à ton service.’ Je l’ai donc servi en voyage comme chez lui. Par Dieu, jamais il ne m’a demandé, pour une chose que j’avais faite : ‘Pourquoi l’as-tu faite ainsi ?’, ni pour une chose que je n’avais pas faite : ‘Pourquoi ne l’as-tu pas faite ainsi ?’” (4)

Dans un autre hadith rapporté par Sa‘îd ibn Abî Burda, d’après Anas, il dit : “J’ai servi le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) pendant neuf ans. Je ne l’ai jamais entendu me dire : ‘Pourquoi as-tu fait ceci ? Pourquoi as-tu fait cela ?’, et il ne m’a jamais fait le moindre reproche.” (5)

Enfin, d’après un hadith rapporté par ‘Ikrima ibn ‘Ammâr, d’après Is h âq, Anas raconta : “Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) était l’homme le plus vertueux dans son comportement. Un jour, il m’envoya pour une mission. Je me suis dit intérieurement : ‘Par Dieu, je n’irai pas’, alors que je savais au fond de moi que j’irais là où le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) m’avait ordonné. Je partis donc jusqu’à passer auprès de quelques enfants qui jouaient au marché, quand soudain le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) m’attrapa par la nuque. Je me retournai vers lui et le vis sourire. Il me dit : ‘Ô Ounayse ! Es-tu allé où je t’avais ordonné ?’ Je répondis : ‘Oui, j’y vais.’”

= Et la signification de «لم تُراعوا» : c'est-à-dire une crainte constante et stable, ou une crainte qui vous nuit. «وجدناه بحرًا» : c’est-à-dire étendue et abondante. «يُبَطَّأ» : cela signifie lenteur et incapacité. (1) Rapporté par Muslim dans son Sahih, n° (2307) (49) dans la section des mérites, où il est dit : Il y avait à Médine une panique. (2) Cette expression est ainsi rapportée, semblant faire partie du hadith précédemment cité. J’ai trouvé dans Sahih Muslim, n° (1776) (79), que Al-Barrā’ a dit : « Par Dieu, lorsque le combat s’intensifiait, nous nous en protégions par lui, et parmi nous les courageux étaient ceux qui combattaient à ses côtés », désignant le Prophète ﷺ. (3) Rapporté par l’imam Ahmad dans son Musnad (1/86) et par al-Bayhaqī dans Dalāʾil al-Nubuwwa (1/324), et sa chaîne de transmission est authentique. (4) Rapporté par Muslim dans son Sahih, n° (2309) (52) dans la section des mérites. (5) Rapporté par Muslim dans son Sahih, n° (2309) (53) et également n° (2310) dans la section des mérites, où il est dit : « Pourquoi as-tu fait cela et cela ? ».
ثم قال مسلم: حَدَّثَنَا أبو بكر بن أبي شيبة، حَدَّثَنَا وكيع، عن سعيد، عن قتادة، عن أنس، قال: كان فزعٌ بالمدينة، فاستعارَ رسولُ الله ﷺ فرسًا لأبي طلحة يُقال له "مَنْدُوب" فركبه، فقال: "ما رأينا من فَزَعٍ، وإن وجدناه لبحرًا" (١) . وقال: كنا إذا اشتد البأس اتقينا برسول الله ﷺ (٢) . وقال أبو إسحاق السبيعي، عن حارثة بن مُضَرِّب، عن علي بن أبي طالب، قال: لما كان يومُ بدرٍ اتَّقينا المشركينَ برسول الله ﷺ ، وكان أشدَّ الناس بأسًا. رواه أحمد والبيهقي (٣) . وتقدم في غزوة هوازن أنه (رحمهم الله) لما فرَّ جُمهور أصحابه يومئذ ثبت، وهو راكب بغلته وهو ينوه باسمه الشريف، يقول: "أنا النبيُّ لا كذب، … أنا ابنُ عبد المطلب" وهو مع ذلك يركضها إلى نحور الأعداء. وهذا في غاية ما يكون من الشجاعة العظيمة والتوكل التام صلوات الله عليه. وفي صحيح مسلم، من حديث إسماعيل بن عُلَيَّة، عن عبد العزيز، عن أنس، قال: لما قدم رسولُ الله المدينة أخذَ أبو طلحة بيدي، فانطلقَ بنا إلى رسول الله، فقال: يا رسولَ الله إن أنسًا غلامٌ كيَّسٌ فليخدُمْك. قال: فخدمتُه في السفر والحَضَر، والله! ما قالَ لي لشيء صنعتُه: لم صنعتَ هذا هكذا؟ ولا لشيء لم أصنعه: لمَ لمْ تصنعْ هذا هكذا (٤) ؟. وله من حديث سعيد بن أبي بردة، عن أنس، قال: خدمتُ رسولَ الله تسعَ سنين، فما أعلمُه قال لي قط: لم فعلت كذا وكذا؟ ولا عابَ عليَّ شيئًا قطُّ (٥) . وله من حديث عكرمة بن عمّار، عن إسحاق، قال أنس: كان رسولُ الله ﷺ من أحسنِ النَّاس خُلُقًا، فأرسلني يومًا لحاجة، فقلت: والله لا أذهبُ -وفي نفسي أن أذهبَ لما أمرني به رسولُ الله ﷺ - فخرجتُ حتى أمرَّ على صبيان وهم يلعبون في السوق، فإذا رسولُ الله ﷺ قد قبضَ بقفاي من ورائي قال: فنظرتُ إليه وهو يَضحكُ، فقال: "يا أُنيسُ! ذهبتَ حيثُ أمرتُك؟ " فقلتُ: نعم أنا أذهبُ
= ومعنى "لم تُراعوا": أي روعًا دائمًا ومستقرًا، أو روعًا يضركم. "وجدناه بحرًا": أي واسع الجري. "يُبَطَّأ": يُعرف بالبطء والعجز. (١) رواه مسلم في صحيحه رقم (٢٣٠٧) (٤٩) في الفضائل، وفيه: كان بالمدينة فَزَعٌ. (٢) كذا ورد هذا القول، وكأنه جزء من الحديث قبله. وقد وجدت في صحيح مسلم رقم (١٧٧٦) (٧٩) قال البراء: كنا والله إذا احمرَّ البأسُ نتقي به، وإن الشُّجاع منا للَّذي يُحاذِي به، يعني النَّبِيّ ﷺ . (٣) رواه الإمام أحمد في المسند (١/ ٨٦) والبيهقي في دلائل النبوة (١/ ٣٢٤) وإسناده صحيح. (٤) رواه مسلم في صحيحه رقم (٢٣٠٩) (٥٢) في الفضائل. (٥) رواه مسلم في صحيحه رقم (٢٣٠٩) (٥٣) في الفضائل، ورقم (٢٣١٠) في الفضائل أيضًا، وفيه: لِمَ فعلتَ كذا وكذا؟.

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